M. Roy ^ à M, de Serre
Paris, le 7 mars 18S0.
Mon cher collègue.
J'ai réglé l'affaire qui intéresse les héritiers de
M. de Roinach-Foussemagne et pour laquelle vous
lu'avez écrit de Lyon : je leur ai accordé tout ce
qu'il était possible de leur donner, et n'ai excepté
de la remise des deniers perçus par le trésor qu'un
payement fait en 1813, c'est-à-dire avant l'existence
Gt la publication de la loi du 5 décembre 181/*.
Combien ont été graves les événements qui se sont passés depuis votre absence, et combien le sont encore les circonstances dans lesquelles nous nous ti*ouvons ! L'amélioration de votre santé nous laisse l'espérance que nous vous reverrons pour l'époque ^le la discussion de la loi des 'élections. Votre pré- Ministre des Finances. — Voyez t. II, p. h6h.
sence nous sera alors bien nécessaire : elle réjouira vos collègues autant qu'elle affligera les hommes qui voudraient nous précipiter dans de nouvelles révolutions.
Recevez, mon cher collègue, l'assurance de mon a;ttachement et de ma haute considération.
Roy.