M. de Wendel à M. de Serre
Hayange» ce 1®' août 18S0.
J'ai eu hier chez moi beaucoup d'électeurs de
* Le comte de Tocque ville.
* Jean-Paiil-Bernard Nault, ne à Dijon le^ 10 juillet 1781. Son père et son grand-pére paternel avaient professe le droit à TUniversilû de cette ville ; son aïeul et son bisaïeul maternels s'étaient distinfi;ués au barreau. Avocat en 1806, avocat général prés la Cour de Dijon en 181S, procureur général prés la même Cour en 1822, la rcvolutîcn de 1830 interrompit sa carrière publique; il donna le reste de sa vie A la culture des lettres et mourut dans sa villo natale le 12 février 1856. Cette même année son éloge fut prononce par M. Foisset, membre de l'Académie de Dijon.
Varrondissement ; ils m'ont dit, prescpie en préseace de Teissi^S qu'il les engageait à donner leurs rmx à Milleret'. Tout ce qui me rerieat de tous les côtés prouve évidemment que Milleret agit fort et ferme. J'ai causé longtemps avec Teissier ; on ne le tire pas de ceci : « Dès que des hommes comme Camille, Royer, Barante, Tabbé Louis et Courvoisier se séparent du gouvemenmoit , il est démontré que la machine ne peut aller, i»
Je dcÀSy mon cher ami, vous dire tout*„vous ferez ensuite ce que vous voudrez. Mon sentiment est qu'il faut des hommes qui aient confiance dans ceux qui les placent; on ne marche pas avec des amis timides, encore moins avec des faux frères. Je le répète, les Royer, etc., font beaucoup plus de mal que les autres à cause de leur réputation d'anciens royalistes. On ne voit pas que leur conduite nouvelle est la suite d'un amour-propre blessé, d'une immense ambition déçue ; on veut y voir ce qui n'est
* Guillaume-Ferdinand Teissier, né à Mari y-la- Ville (Seîiie-ei> Oise) le â9 août 1779. Il fut successirement chef de division à la préfecture de la Moselle (1803), conseiller de préfecture du même département (juillet 181/»), sous-prëfet de Toul (pendant les Cent- Jours), de nouveau conseiller de préfecture â Metz (1816), souspréfet de Thionrille «(1819), sous-préfet de Saint-Étîenne (1831), préfet de l'Aude (1839). Il mourut à Carcassonne le 3 février 183A. n aratt l'amour et la science des anUquités de notre pays. Entre ses CBUffes on renianpie une Hiêtaire de TfùoaMfiUe, — Voyes une notice biographique sur M. Teissier insérée par le baron da Ladoucette dans les Mémoires de ta Société des antiquaires de France^ nouvelle série» t. II» p. xczv.
* M. Milleret se présentait comme candidat de l'opposition. — Voyez t. II, p. 963.
pas, une fermo conviction à laquelle on suppose iju'ils sacrifient leur existence du moment.
J'ai engagé MM. de Turmel, d'Hausen, du Cherray^ à se réunir pendant la session du Conseil général. M. du Cherray ne veut pas de la députation, mais il faut le forcer ; c'est lui qui a le plus de chances; Pyrofe*n'en a aucune, Turmel beaucoup. Nous agirons alors en tous sens, et si nous ne réussissons pas, c'est qu'il y aura impossibilité.
Vous devriez mettre Teissier à Toul et nous donner quelqu'un de votre mainà Thionville.
Votre ami,
Wendgl.
* Jacques le Bourgeois du Cherray, ëcuyer, n^ à Cattenom le Tjaxmer 1769. D'abord sous-lieutenant au r^iment de MonsieuTf il serrH plus tsrd comme capitaine dans un régiment d'infanterie. U fat dëpulé de la Moselle de 1816 à 1818, et reparut à la Chankbre en 1890. Il mourut le 5 décembre 1837. U ëtait chevalier de la L^^on d'honneur.
* Hubert Pyro^ fils de Joseph-Antoine Pyrot, avocat au Parlement de Nancy, naquit à Ligoëville, diocèse de Saint-Die, le 9 février 1*^8. Le 18 août 178J!i, il fut nomme substitut du procureur gênerai prés le Parlement de Metz. Il fit partie de l'AsseiAblëe législatrve en 1791 et de la Chambre des députes en 1815. Il devint président de chambre à la Cour royale de Metz le S5 avril 1821, et mourut en cette ville le 13 août 183b. — Voyez la Bioffrophie da Parlement de Metx, par Em. Michel, p. hSk.