‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 4)Chapitre 47 sur 126 · M. Ghedeauz ^ à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. Ghedeauz ^ à M. de Serre

Metz, ce S9 septembre 18SÎ0.

Monseigneur,

Il y a longtemps que j'ai l'honneur d'être connu de Votre Excellence; je crois avoir des droits à son estime ; c'est pour la conserv^er toujours que j'ai cm devoir lui adresser la présente.

Des amis de la monarchie constitutionnelle m'ont vivement engagé à me mettre sur les rangs aux pro-

« Voyez 1. 1", p. 167.

in CORRESPONDANCE.

chaînes élections. Après avoir hésité, consulte des personnes sages, j'ai consenti ; mais, monseigneur, avec la ferme volonté de ne faire aucune démarche pour favoriser mon élection.

Vous savez, monseigneur, que, dans l'état actuel des opinions, Topposition, souvent peu équitable dans son jugement sur les personnes qui lui font concurrence, donne quelquefois aux intentions les plus pures de pénibles interprétations. Comme je dois désirer que celles-ci ne m'atteignent jamais, j'ai pensé qu'il était de mon devoir de vous dire que, si j'étais appelé à la Chambre, mes principes invariables seraient, comme ils le sont, un attachement inviolable au Roi et à sa famille, et aux institutions constitutionnelles, sans lesquelles, dans toute la sincérité et l'indépendance de mon àme, je crois qu'il ne peut y avoir de bonheur pour la France.

En vous exprimant ce sentiment, monseigneur, je suis heureux d'avoir l'occasion de vous renouveler l'assurance du respectueux dévouement de votre serviteur,

P.-J. CUEDEAUX.

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