‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 4)Chapitre 46 sur 126 · M. Corbière à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. Corbière à M. de Serre

Aman lis S 93 septembre 185K).

Je suis très-sensible au souvenir que vous m'avez conservé et je vous fais tous mes remercîments de ce que vous voulez bien m'apprendre du meilleur état de votre santé. Je n'ai, quant à moi, qu'à me louer de la mienne; habituellement assez bonne, elle est toujours plus solide quand je suis tranquillement chez moi.

Votre lettre m'a remis sur des idées peu agréables en elles-mêmes, et surtout lorsqu'on se trouve encore obligé de prendre part à vos débats. J'évite le plus que je peux d'y penser d'avance; mais, quand cela m'arrive, je ne puis trop deviner comment vous ferez pour vous entendre avec ceux sur lesquels il est cependant indispensable de s'appuyer.

Avant de quitter Paris, j'avais dit par où je croyais qu'il fallait commencer pour se mettre en

^ Canton de Jsmzé, arrondissement de Rennes.

état de marcher. Je n'ai pas réussi ; mais, au moins, je n'ai rien à me reprocher. Vous n'avez point, de votre coté, de reproches à vous faire pour être parti trop tôt. Je ne crois pas que vous eussiez eu plus de succès ; on paraissait craindre toute espèce de mouvement et l'on a préféré attendre. Chacun, de son côté, reste dans l'attente sur la manière dont on s'y prendra, ce qui est déjà une situation incommode. En attendant, il faut ménager sa santé, c'est le conseil que je vous donne et que je prends pour moi.

Je suis avec respect, monseigneur.

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Corbière.

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