M. de Serre à sa mère
Moni-Dore, 3 août 1820.
Bien que M. de la Boulaye me donnât habituellement de vos nouvelles, chère maman, je trouvais que c'était bien long avant d'en recevoir de vousmême. M"* de Wendel s'est bien trouvée de son médecin; j'espère que vous en serez aussi contente
M. du Teil* , étant ici, a reçu une lettre de sa bellefille, M"' de Lassus, de Toulouse. Victor Lanty y est arrivé mourant*. Les médecins le disent au dernier degré de sa maladie. Cette jeune femme l'a recueilli et soigne son âme comme son corps. Elle Va déterminé à recevoir les secours de la religion. Lui
« M. Cësalre du TeLl.
* n était mort le ^ juillet.
s'attend à guérir d'un jour à l'autre, elle à le voir expirer. Sa lettre est tout à fait touchante ; elle se félicite de pouvoir rendre à la pauvre mère Lanty *, dans un de ses enfants, les soins qu'elle en a reçus elle-même. Mais quels soins différents !
Dans huit à dix jours^ nos traitements seront finis et nous gagnerons pays
Au revoir, chère maman et meilleure amie; nous vous embrassons de tout notre cœur. Nos tendres respects à mon père.
Votre bon fils.