‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 4)Chapitre 9 sur 126 · M. Germean à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. Germean à M. de Serre

Taris, le 3 août 1890.

Monseigneur,

L'absence de M. de la Boulaye me laisse pour quelques jours l'honneur de la correspondance quotidienne avec le Mont-Dore. Je serais un peu effrayé de cette responsabilité par le sentiment de mon insuffisance, si votre bonté ne me rassurait. Je puis au moins promettre tout ce qui dépend de moi, c'est-à-dire du zèle et de l'exactitude.

Je me suis engagé avec beaucoup de plaisir envers M. de la Boulaye à voir chaque jour vos jeunes enfants pour vous en donner des nouvelles

Je n'ai aujourd'hui que peu de choses importantes dans la correspondance : la Cour royale d'Angers a débouté Goyet de son opposition au jugement du tribunal du Mans ^ . '

Je voudrais pouvoir vous donner quelques-unes de ces nouvelles qui se débitent journellement à Paris, ne fût-ce que pour vous donner un aperçu de la situation des esprits dans cette capitale ; mais, deshabitué d'aller dans le monde depuis quelque temps, j'ai besoin de renouer quelques relations rompues. Je vais y essayer si le temps ne me manque pas.

* Voyez ci-dessous : M. Portalis à M. de Serre, 10 août 18S0.

ANNÉE IBM. 9»

J'ai Thonneur d'offrir à Votre Excellence et à

M"* de Serre Texpression de mon dévouement et de

mou respect.

Oermeau.

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