‹ Correspondance du comte J. CapodistriasChapitre 9 sur 33 · A M. DE STOURDZA · texte numérisé non relu

A M. DE STOURDZA

le moins bien disposés en sa faveur. J* ignore maintenar par quels autres miracles la Providence nous sauvera. J n*ai reçu de nulle part aucune communication ofllciell sur Tabdication du prince, et je ne sais pas si , à rexce|J tion de M. Eynard , il y a quelque âme chre'tienne qu pense à notre détresse financière. Autre miracle que 1 perse've'rance avec laquelle ce brave M. Eynard se de'vou a la cause grecque. Il vient encore de m'envoyer de se propres fonds 340,000 fî*ancs; et c*est au moyen de ce se cours que je puis maintenir le statu quo^ et un peu d*or dre pour le mois de juin et peut-être aussi pour le moi de juillet. Les ressources du pays nous aideront un peu mais de longtemps elles ne pourront satisfaire h tous le besoins.

La révolution a crée une masse énorme de fainéant qui veulent vivre aux frais de Tétat. Livrer cette masse elle-même ce serait la livrer au desespoir, c*est-à-dir au brigandage et à la piraterie. Tout calcul fuit, ces mil liers d'hommes coûteraient alors davantage à la nation Lorsque son gouvernement aura une base fixe et immua ble, lorsqu'il aura des fonds et du crédit, il donnera de terres à ces hommes , qui deviendront alors de bons c= utiles citoyens. Utinam!

Nos écoles vont passablement bien ; mais ce qui lei^ manque le plus, ce sont des hommes de directioB M. Mustoxidis est à la tête de Torphanotrophe et des éc^ les centi*ales; mais à lui seul il ne peut pas suffire, et est seul à la rigueur de la letti*e. Quel dommage qui

72 D£ MAUPLIE. «-- JUILUT 1830.

M.Vardulachos ait au delà desoixante^dix ans. Cependant voti*e protège' M. Géorgandas me dit qu'il va nous arriver, II sera le bien venu; s*il tarde, je lui écrirai* Vos livres sont à bon port; on va les distribuer dans toutes les provinces* J*en enverrai quelques exemplaires aux eVéques, et j'en ferai mettre en vente à Egine, ici, à Tripolitza, à Corintbe, à Patras, à Lcpante, à Messolonghi et h Salon a.

Je ne vous parle pas aujourd'hui de la grande afFairç du pore iVnatolios; je n*ai pas ti*ouve' dans votre lettre la copie de la sienne au patriarche. Je doute cependant qu'il me soit donne' d'intervenir autant que vous le pensez. Je ne me refuserai cependant pas à faire une demande directe. Je prendrai la liberté' d'e'crire à l'empereur; mais pour cela je vous prie de m'envoyer la minute de cette lettre, car je ne suis pas tout à fait au courant de l'affaire , et sans votre assistance je ne pourrais écrire que des choses vagues. Lorsque je recevrai votre dépêche officielle sur la commission dont vous avez eu la lionte' de vous charger, je vous ferai ma re[)onse; mais en attendant, je vous prie d'avoir toujours à cœur les intérêts de nos établissements d'instruction publique. \euillez me rappeler au souvenir de tous les vôtres.

AUX COMMlSSAlllKft ■XTHAOADINAIIIES , ETC. 73

^ ^d ^auiitetneiUd Alo4Jt<d04ied.

Nauplie, ^ juillet 1630.

Vous n*ignorez pas, Messieurs, que le congrès nationill d*Argos a , par son dixième décret , confirme les dispO' BÎtions du congrès de Trezène, qui défendent la vent( et Texportation des antiquités hors du territoire de li Grèce.

Vous savez aussi que le gouvernement, par son décre sous le numéro 49, a institue provisoirement à Lgine u établissement, dans lequel il tâche de rassembler les an.tiquite's qu'il pourra recueillir aux frais de Tëtat, et celles que les citoyens éclaires voudront geneVeusement y placer. Conformément à Tarticle 2 du décret susmentionné', Tephore et directeur de cet e'tablissement vient de nous adresser un rapport, par lequel il nous propose les mesures au moyen desquelles le musée national pourra graduellement s'enrichir des restes précieux d'antiquités que renferme le sol classique de la Grè.ce. Ayant adopté ces mesures , nous allons vous les signaler, afin que vous puissiez contribuer à leur exécution.

Vous porterez par conséquent à la connaissance de la province que vous administrez les dispositions suivantes:

l"". Vous inviterez toutes les personnes qui possèdent Ues antiquités de quelque genre qu'elles soient , qui en

74 Dl NAUPLIE. — JUILLET 1830.

connaissent ou supposent Texistence dans une terra ou maison quelconque, à venir vous en faire la déclaration dans le plus court délai possible.

2*. Vous donnerez aux uns et aux autres Tassurance positive, qu*ils peuvent être parfaitement tranquilles sur les droits de leur proprie'te'. Le gouvernement n*a aucuiiement rintention dy porter atteinte; Tutili le bien entendue de la nation est son unique but.

3*. Lorsc|ue le propriétaire de quelque antiquité ou toute autre personne vous aura fait savoir Texistence de quelque objet d*art antique, tels que statues, bas-reliefs, inscriptions, cippes, monuments, médailles, vous en de- 'i^ndcrez la note détaillée, que vous vérifierez vous- ^éme autant que possible, et que vous adresserez immédiatement au directeur du musée national d'Egine. En ^^ tendant, vous aurez soin qu^aucun de ces objets ne soit ^cf^adé, aliéné, caché, ou expédié clandestinement à * étranger.

4*, Vous inviterez les propriétaires d'antiquités à vous ^îre savoir ce qu'ils se proposent d'en faire. S'ils veulent les vendre, ils doivent le dire, et vous en informerez le directeur du muscc national, qui en fera rapport au gouvernement. Celui-ci se conformant à la loi en donnera permission suivant l'acheteur et la nature de l'objet. S'il juge nécessaire de l'acquérir pour le musce national, il auïa la preTérence , et le prix en sera deljattu par une commission d'experts. Vous rappellerez dans ce cas aux citoyens que cet établissement^ qui doit intéresser la

AUX GOMMISSAIMS ;

gloira nationale, reçoit U offrandes du patriotisme. '.

teurs et bienfaiteurs du m tinë à les faire passer & la

5*. Si le propriétaire d' ver dans sa maison , il en ( manderez toutefois de veil tee ou brise'e. Si quelque c dans sa proprie'të, il ne pc en tout ou partie , sans ur après examen. Lorsqu'il s< tion d*un monument antiq priëtaire du terrain, le goi à lui accorder pour cet efi

6*. Les fouilles dans le nant à Tëtat sont dëfendui toritë. La contravention € objets découverts, et de ] nëe à la valeur de ces objc

7*. Vous ferez savoir a que vous administrez , que frauduleuse d'antiquités à confiscation de ces objets ^ proportionnée en cas de re

8*. Enfîn, si d'après les ront donnes vous croyez i fouilles dans quelques ter dans celui d'un particulier

76 DB NÀUPLIB. — JUILLET 1830.

en donnerez avis au directeur du musée ^ et vous êtes même autorises à promettre une petite gratification à ceux qui vous révéleront des antiquités cachées ^ ou des lieux oii des fouilles pourront être faites avec succès.

Nauplie» ^ Juillet 1830.

Nous avons reçu vos communications et celles de la démogérontie , ainsi que les actes de votre assemblée.

Vous ne deve^ pas douter du prix que nous attachons « Taccomplissement des vœux que forment les habitants ^e File de Samos , et vous devez être assuré que nous ^ avons négligé aucun moyen pour justifier la confiance S[Ue votre patrie place dans le gouvernement de la Grèce.

Cependant l'avenir ne dépend pas de nous. Ce que ^ous pourrons dans chaque circonstance, ce sera de vous <^ire part avec une entière franchise des notions qui ^tendront à notre connaissance sur le sort de Samos. ^ous accomplirons aussi un autre devoir, celui de ne P^ vous laisser ignorer notre opinion.

Tâchez, Monsieur, de remplir la mission honorable ^ont vous charge la confiance de vos concitoyens. Diriez les affaires avec justice et modération. Maintenez la

tranquillité et la secu les lois à ceux de vos vigation et du comm<

Nous nous dispensa la demoge'rontie. Eli ce que nous pouvons

Nous vous réite'ror ne cesserons de foraK et pour le succès de v

Vous n'ignorez pai turcs des deux sexes < en Grèce , ont embn par la suite plusieurs riage aux habitants d

Sur la demande qi reprises , nous avons petite portion de le moyen provisoire de nuent ; mais les pétiti< qu'étant obliges de p nationaux , le be'néHc ment les intentions bi

78 Dl NAUPLIC. •— JUILLET 1830.

Se Ton reconnaît qu*il est de toute justice de ne pas abandonner au plus grand dénuement les héritiers de fortunes très-considërables, devenus viclimesdes circonstances ; si Ton prend en considération Tinterêt qu*elles ne manqueront pas d'inspirer aux cours alliées ^ le sénat conviendra avec nous que le gouvernement est oblige <le s'occuper de leur sort. Jusqu'il ce qu'une mesure générale et définitive soit adoptée à cet égard , on pouriMit d'après notre opinion accorder à chacun des pétitionnai* res de cette catégorie une portion de leurs anciennes propriétés. On en calculerait le revenu de manière ^ leur fournir les moyens de vivre. Ces moyens ne pour- >*Aient dans aucun cas outrepasser la somme de 2,000 phénix.

des mesures seraient prises cependant aux conditions suivantes. Ceux qui les obtiendraient ne paieraient que I& simple dîme ; ils ne seraient pour le moment considélies que comme usufruitiers des propriétés qui leur ^^^aient cédées par le gouvernement. Ils n'auraient pas le droit de les vendre, ni de les mettre sous h}'pothèque.

^ous engageons le sénat à prendre en considération cet objet important, et à nous faire connaître son opinion.

AU

Les documents cjui \ ti*e Altesse Royale a 1 1" juin^ e'taient déjà Grèce par la voie des

* Lettre de S. J. R. le pr

eo

Mou leur le conte ^ Je roi les deux dernières notes du des cours alliées. Ces notes ni*ont porte à renoncer à la les communiquer au sénat » ' il m'est douloureux que de:

liens qui m'attachaient pour

Il me reste la consola tioi défendu les intérêts de la G du 20 féTrier, des arantof^e avait point accordés , et de cours de ces discussions assi et la Traie prospérité de ce [ grands sacriGces personnels, négociations 9 et que je rou j';squ*à l'évidence. Quoique été frappé des immenses difl proposées par le protocole pays que pour le maintien de du traité du 6 juillet et des

80 DB NAUPLIB. JUILLET 1830.

Si, comme je Téspère , Votre Altesse Royale a reçu les (lepécbcs que j*ai pris la liberté de lui écrire dans le cou-

février tous a exprime toute ma répugnance d*accëder aux conditions

du protocole du S, et j*ai depuis bien sincèrement regrette d*aToir cëdë

aux instantes sollicitations qui me furent faites en me représentant que

la conclusion précipitée de Taffairc serait arantageuse pour la Grèce.

Mes craintes se sont trouvées fondées; car le mémoire du sénat et vos

difTcrentcs dépêches peignent les suites funestes qu*auraient probable*

ment les délimitations, sous un rapport bien plus alarmant que je n*ai

<lû le prévoir.

Le contenu de ces dépêches a fuit une impression d*autant plus grande sur moi, qu*il était d*aecord avec les communications particulières qui c sont paiTCuues a la même époque, de différentes parts. C'est notam- «vient le général Ghurchi qui exprime les mêmes craintes quo vous, et ctcIa dans des tenues bien autrciueut forts quo les vôtres. Du moment donc que vous m*aviez officiellement donné connaissance de la repu* ^^nance du sénat el du peuple Grec à ratilier Tacte du S février, ratifî- «nation que le sénat appelle lui-même la légalisation d'un esclavage éter- Kaely j*ai adressé le 15 mai une note aux plénipotentiaires. Dans cette ^^otc je les prie avec instance de prendre en considération si, d'après '^ros dépêches, sans y apporter de grands changements, les mesures l>rises peuvent encore remplir les vœux des Puissances alliées et l'attente, de la Grèce. En même temps j*ai préparé les plénipotentiaires a me voir résigner.

Si l'on avait déféré au contenu de cette note, j*aurais pu peut-être par la voie des négociations obtenir un résultat plus favorable; mais ma proposition n'étant pas acceptée, le seul moyen qui se trouvait eu mon pouvoir pour affranchir les Grecs des engagements que leur imposait le présent arrangement, était celui de présenter ma résignation. Elle seule donne encore la possibilité d'un changement favorable aux limites, et je fais les vœux les plus sincères pour que cette espérance se réalise.' Puisse un examen plus mîir des délimitations engager les trois cours à se départir de celles fixées par le protocole du 3 février. Je prie Votre Ex* cellcnce de vouloir exprimer en mon nom au sénat, ainsi qu'à la nation Grecque, les regrets que j*éprouve d'être obligé de renoncer à contribuer à Touvrage glorieux de la régénération de la Grèce , qui avait tant d'attraits pour moi, et que je ne cesserai de former les vœux les plus

rant du mois de mai , elle auri portaient à solliciter Votre Âlh stance de liater son arrivée en

Ma lettre du 30 mai (11 j prince 9 les informations les intérieur du pays. Elle tous i res que j'arais prises pour é d*odieuses intrigues. J*avais m Altesse la circulaire du 24 mai annonce en même temps que résultats.

Je n*ai pas ëtë dëçu dans mo vinces ont exprime dans des ad gratitude dont elles étaient pe' des cours alliées^ et la confia étaient heureuses de placer di Toutes d*une voix unanime su] hâter le moment de son arrivée qu*il était désormais réservé vesti de la confiance des cour destinées de la Grèce.

J*allais transmettre à Votre i sentiments et de ces vœux, 1(

ardeDU pour ta prospërltë» ainsi que y ritable iDdëpendance.

ReceTex, Monsieur le conte > Texpr

82 DB HAOniB. — iOlLUT 1830«

notes du 15 et du 21 mti vint firapper les Hellènes à'étonnement et de douleur.

Que Votre Altesse Royale me permette de fixer encore une fois son attention sur la marche que le gouvernement a dû suivre pour s*acquitter de ses devoirs envers le pays 9 et pour répondre en même temps à la confiance des cours alliées et à celle de Votre Altesse Royale. . Je le répéterai, mon prince : il aurait cru mal remplir cette double tûclie , s'il n'avait pas soumis aux augustes fondateurs du nouvel ëtat et à Votre Altesse ses observations respectueuses, tant sur quelques-unes des dispositions du protocole du 3 février, que sur le mode d'a- ]>ircs lequel il lui avait été notifié; mais en même temps il appréciait trop Tétendue des obligations qu'imposait A la Grèce cet acte qui lui garantit le plus grand bienf^it, celui d'une indépendance complète, pour ne pas ^^ laisser guider dans sa réponse oflicielle aux résidents ^^3 cours alliées par la seule impulsion de sa reconnais- *^ *ce.

Baignez, mon prince, jeter les yeux sur ce document, ^^ vous en aui^ez, j'espère, la conviction.

Le gouvernement grec y déclarait qu'il exécuterait les

clauses du protocole, lorsqu'il en serait requis ; et que,

puisqu'il restait encore à la Grèce des vœux à former,

^os espérances à nourrir, c'était dans le sein de Votre

'^liesse Royale qu'elle les déposerait.

Ces vœux et ces espérances, le sénat les a consignés ^^ns son mémoire ; et par ma correspondance particu-

AU PIIIMGS LÉOPOLDk 82

lière je me suis borne & donner & Votre Altesse toute les notions qui pouvaient la mettre h même d*en porter un jugement. Cette partie de mes communications nétnt donc pas du domaine de la diplomatie.

I En choisissant une forme confidentielle 9 je n*ai es \ d*autre but que d'offrir à Votre Altesse Royale Tocc^ sion , et peut-être même les moyens , d'accomplir les i' j I tentions généreuses qu'elle avait manifestées par sa \em

tre du 28 février. Votive Altesse Royale me rendra la ji

tice de croire que je ne pouvais dans aucun cas avoir^ pensée de montrer au monde les Grecs méconnaissctr leurs obligations envers les Puissances ^ et encore moim celle de provoquer des discussions, qui auraient pu compromettre gravement les intérêts les plus chers du nou^ velétat.

Si en effet les négociations avaient pu offrir encore quelques chances favorables, il n'y avait que Votre Altesse Royale qui fût à même d'en tirer parti, el de faire accueillir les vœux légitimes de sa nouvelle patrie. Mais s'il en était autrement, la carrière que vou étiez appelé à parcourir, j'ose l'affirmer, mon prince n'en eût été que plus glorieuse.

Vous l'auriez entreprise, fort des sentiments généreiB que vous inspirait la destinée de ce pays. Les Grecs ai. raient admiré votre noble courage; la plus juste de causes triomphait de tous les obstacles, et la Provideno aurait béni vos sacrifices et vos efforts. Une délimitatioJ plus conforme aux espérances des Grecs ne leur aurai

^4 DI MAUPLIB. -* JUILLIT t830*

assurément laisse rien à désirer; dans cette heureuse position Votre Altesse Royale aurait vu disparaître beaucoup de difficultés, qui ne sont que trop inhérentes à la nature des arrangements qu*il s*agit maintenant de mettre à exécution.

Plus les difficultés sont grandes, plus il y a de mérite à s*en charger, et de gloire à les aplanir. Un long travail poursuivi de bonne foi, et avec la persévérance que don- Bent toujours des intentions droites et pures , rend souvent possible dans les alTaires humaines ce qui au premier abord parait improbable.

Votre Altesse Royale trouvera, j*espère, dans ces ob- > servations la mesure des regrets très-profonds et très- j sincères, que me fait éprouver la résolution qu*elle a| prise. Ces regrets. Votre Altesse Royale peut en être as- j surée, sont partagés vivement par le sénat et par la : nation.

Je vais porter à leur connaissance la lettre de Votre Altesse du 1" juin, la présente réponse, ainsi que Toffice par lequel j*en donne communication aux résidents des cours alliées.

Convaincu, comme vous devez Têtre, mon prince, de raffection et du dévouement dont les Grecs vous auraient donné des preuves, veuillez leur conserver votre intérêt bienveillant. A leur tour ils garderont à jamais le Souvenir reconnaissant des généreuses démarches que Votre Altesse a bien voulu faire en leur faveur.

En mon particulier, je prie Votre Altesse Royale de

AUX Kt

croire que j atta< bontés.

Le gouTernemei de TOUS transmetti cevoir de la part < ponse qu*il lui adi il porte ces docun] la nation.

Nous TOUS prioi tion SOUS les yeux verra rexpression ver à la Grèce et S. A. R. Elle y ^ dents que la nati impreVu ne proloi et de crise , qui pc chers.

Nous aimons au moin de tout ce qi drez justice.

Vous aurez obse tranquillité n*ont

DE MAUPLlfi. — JUILLET 1830*

d*uiie poignée dliommes, qui semblent s*étre coalise» dans le but de détourner les citoyens de la marche droite qu'ils veulent suivre. Ces hommes prétendent former une opposition, et se ménager peut-être les moyens de Texercer ouvertement contre le gouvernement.

En dernier lieu ils ont ose envoyer h S. S, R. le prince Ldopold des adresses signées sous le sceau du secret. I^ar ces adresses ils ont pre'tendu caracteViser Topinion ^t les vœux du gouvernement et du sénat dans la grave <((tcstion du sort de la Grèce, comme si cette opinion et ces vœux n*avaient pas Tassentiment national.

Dans cette grave circonstance le gouvernement a dû C'^ appeler à la loyauté' des provinces. En recevant la Cl ^^culaire dont nous joignons ici une copie, elles ont re'po^du à notre attente.

Prenant en conside'ration les observations et les f'^îts que nous venons de résumer ici, vous jugerez ^^^nme nous, qu*il est d'une grande importance de pre'- ^i'^vcr la Grèce, toujours ferme dans les termes les plus "^iiorables, des nouveaux malheui^ dont elle pourrait ^'^^"e menacée par la continuation de ces menées, et par ^^*5i circonstances extérieures qui à la longue leur sc- ^'•^îent peut-être favorables.

^ue votre auguste souverain , conjointement avec ses ^"îes, daigne hâter par le choix du prince souverain le •^Ouient oîi la Grèce, délivrée des incertitudes qui Ten- ^•^'ounent, pourra enfin jouir de son entière indépendance, (^u'il (Inigne aussi dans sa générosité venir en-

core au secours du gouren Temprunt.

Vous pourrez en retour que le gouvemement actuel server au pays le repos don la droiture de ses intentio du peuple, et de Tappui moi avec Taide de Dieu justifier nation*

Les journaux ont déjà pc actes par lesqueb S. A« R« l la souyeraineté de la Grèc< avaient offerte , et que S. A

Nous vous communiquon sir du prince les mêmes d tre qu*il nous a fait Tlionn du 1" juin. Nous y annexon adressons à S. A. K., et Toflii part à Messieurs les résident

Pour juger, Messieurs, d voudrez bien revenir sur ce

Vous avez honoré de vo

88 DB NAUFLIB. •— JUILLET 1830.

cielle que nous avons donnëe aux notifications de Messieurs les résidents des trois cours, en diite du • • • ; mais en même temps vous avez consigne' dans votre mémoire du. , . • les observations que le sénat ne pouvait laisser ignorer à S. A, R. sans manquer & ses devoirs. Votre mémoire , ainsi que notre réponse officielle , fixèrent l'attention de tous les citoyens de la Grèce.

Vous n'ignorez pas les motiâ qui postérieurement

nous ont déterminés à donner l'instruction ciraulaire

«tiix gouverneurs des provinces. Vous n'ignorez pas non

pltis les résultats de cette mesure. Toutes les provinces

^^t^ine voix unanime ont témoigné les sentiments degrati-

^^i<ie que leur inspirent les bienfaits dont les cours alliées

^^^ t bien voulu combler la nation ; toutes se sont em-

ps^ssées de mettre au nombre de ces bienfaits la nomi-

^^tion du prince souverain ; toutes ont liaté son arrivée

de leurs vœux 9 parce que toutes connaissent que c'est

l^t seul qui désormais peut accomplir la restauration po-

''^ique de la Grèce.

Nous ne pouvions 9 nous ne devions pas nous attendre ^U^uu moment où la nation témoignait sa reconnais- ^Uce spontanément et dans des formes légales et solen- >)olles pour le choix du souverain qu'elle appelait au "milieu décile, S. A. R. donnerait son abdication. Cet évé- '^cinent imprévu ne doit pas cependant nous décourager. 11 ne doit pas non plus être considéré par nous ^^tnme une chance favorable à l'accomplissement de ^^ùs les vœux que nous ne pouvons cesser de former.

AU GiNiRAL SCHNBIDBR. 89

Nous ayons rempli loyalement nos devoirs ^ car nos Toeux sont aujourd'hui soumis aux augustes souverains alliés. Notre confiance dans leur justice ^ dans leur générosité et dans leur haute sagesse ^ est sans bornes. Il leur appartient maintenant de hâter le moment oii la Grèce pourra recueillir enfin le fruit de ses longs sacrifices^ par la jouissance de sa complète indépendance. Puisque, conformément aux clauses du protocole , cet immense bienfait doit nous venir de la nomination du prince souverain , la nation apprendra le nouveau choix que les Puissances feront, avec autant de joie qu'elle a éprouvé de regrets, en voyant S. À. R. le prince Léopold renoncer à la tuche glorieuse qui lui était confiée.

C'est sous ce point de vue général que nous vous engageons à prendre en considération tant notre réponse à S. A. R. que notre office aux résidents des cours alliées, et nous nous flattons que vous en approuverez la teneur.

%S^ o/^. ^ ^enûat ^cnne^€f^ .

Nauplie, ^ juillet ISSO.

Je regrette que vous ne m'ayez pas indiqué dans 1^ post*scriptum de la lettre que vous m'avez fait l'honneu. ^ de m'écrire en date du 15 , où il serait bon que je fiss-^ mettre en état une caserne pour y loger vingt officiers

90 DE NAUPLII, — - JUILLET 1830«

500 soldats. Je ne pense pas que ce soit à Nauplle ou à Argosi D*abord il n*y a pas de bâtiment disponible 9 ni qu'on puisse mettre en état. Il faudrait en construire un depuis les fondements jusqu'au toit. D'ailleurs ayant causé plus particulièrement avec M. le baron de Rouen du post-scriptum de votre lettre du 6 , je lui ai exprimé sans réserve ni restriction ce que je pensais de l'autorisation que vous avez reçue , Monsieur le général , de déférer à la demande que je pourrais être dans le cas de vous faire d'un détachement de 4 à 500 hommes, lequel viendrait à Nauplie ou a Argos pour aider le gouvernement grec de son appui moral.

Si M. de Rouen vous a fait part de notrfs entretien, il vous aura dit, Monsieur le général, que ce ne sera pas moi qui aurai recours à une mesure semblable. Si en effet le gouvernement grec était réduit au point de ne pouvoir se faire écouter dans sa propre x^ésideuce qu'au moyen d'une garnison étrangère, je Vous le demande , pourquoi ce gouvernement se feraitil encore illusion sur sa position? Mais si la nation lui ^onne tous les jours de nouveaux gages de sa confiance , ^n réprouvant par les faits et par des déclarations les x^enées coupables de quelques intrigants, l'apparition dans sa résidence du détachement dont il s'agit ne fe- ^:^ait-elle pas un effet opposé à celui que nous nous proj^osons d'obtenir?

Les intrigants diraient, comme le journal de Smyrne: Il n'y a plus de gouvernement en Grèce; la nation ne

veut \ms de lui traindre à le res étrangères. L'ai compte de sa m ment les motifs norable.

Je ne vous fat servations ulteri paraît résolue; Tordre d'en enti

Après une loi mon cher Eynan 24 juin. Elles i dépêche du 1*' ji bien voulu m* ho

Il me serait in vous tcmoi^er I toutes les peines préserver de la ex de SCS finances et

Mes lettres du

92 DI VAUPLIB. — JUILLET 1830.

let) vous ont donne assez de détails et sur un point et sur lautre. Je ne vous en envoie pas le duplicata , pour ne pas trop grossir ce paquet.

Les subsides que vous avez obtenus nous feront vivre paisiblement jusquii la fin d'octobre. Si en effet les 500,000 francs de la France et les 500,000 francs de la Russie arrivent, comme il vous plaît de me le faire espérer, dans le courant de ce mois, je pourrai payer h Tarmée le trimestre qui échoit le 10 août, et je couvrirai aussi les autres dépenses avec les revenus du pays. D*autre part si l'Angleterre nous donne 500,000 francs, je pourrai peutêtre au moyen de ce secours dans cet intervalle de temps faire avancer de quelques pas Torganisation desRouméliotcs, dont s'occupe avec succès le général Gérard.

Espérons que dans ces entrefaites les Puissances alliées

auront élu le nouveau souverain , et que la grande affaire

de l'emprunt sera terminée. Vous devez considérer désor-

tuais ces deux questions comme étant de rigueur. Elles

Sont le sine qua non de la restauration de la Grèce.

M. le prince Soutzos m*a aussi envoyé son premier rapport qui va jusqu au 21 juin. Je lui en accuse aujourd'hui Vcecption, et je lui transmets des documents dont il s'empressera de vous donner connaissance. Ces documents ^ont la réponse que j'adresse au prince Léopold, un message au sénat, et l'office par lequel j'accompagne cette communication a Messieurs les résidents des cours alliées. Je lui envoie aussi la copie de quelques pièces concernant \c général Church.

AU CHCVAL1I& KYNAED. 93

L^enaeinble de ces documents toiu prouvera que j'ai profité des informations que renfermaient vos lettres. Je signale au prince Soutzos le point de vue sous lequel je désire qu*il présente aux trois cabinets ma réponse au prince Léopold et les autres pièces qui Faccompa^ gnent.

Vous verrez Tusage que j*ai fait des adresses que toutes les provinces m'ont envoyées, et j*aimc h espérer que les cours alliées seront satisfaites des facilités que j*apporte au prompt succès de leurs délibérations par rapport au choix du prince souverain.

Je fais des vœux bien sincères et bien intéressés pour la santé de M"' Eynard. Il me tarde d'apprendre que les bains Tout parfaitement rétablie, et que vous serez en état de revenir à Paris pour y achever votre propre ouvrage. Ce nest que vous et vous seul qui pouvez intervenir de la part de la Grèce dans Tafifaire vitale de Temprunt. Ce n*est que vous qui pouvez donner au nouveau souverain des informations utiles sur la tache qu il aura a remplir.

Je continuerai à vous écrire quelques mots jusqu*a votre retour des bains, et je donnerai en attendant au prince Soutzos des instructions dont il recevra Tordre de vous tenir au courant.

J'écris au prince que j'accepte avec reconnaissance les services quil rendra a la Grèce, mais que je ne pourrai prendre aucune mesure à son égard, attendu qu a la veille de la nomination du souverain de la Grèce , ce n'est pas moi qui puis l'accréditer auprès de S. M. le roi de France.

94 IKB HAUfLlS. — JOILLIT 1830.

Vous aves pourra k son enlreden pour k moment , et Bieu poimroin ao reste.

P. S. J*ai reca déjà le noméro 3 des rapports que le prince Soutzos veut bien me Êiire , et je lui écris aujourd'hui directement pour le remercier et l'engager à me continuer ses informations qui sont d*un grand intérêt pour moi. On vient de m'annoncer que le 1,000,000 est ^nriyé à Modon. C*est du baume sur nos plaies.

Nauplie, ^ juillet ISSO.

CTest arec infiniment d'intérêt et de satisfaction que j*ai 1^9 mon prince, votre premier rapport. Les lettres de M. Eynard, qui arrivent en date du 24 juin , complètent les informations que j'attendais avec une légitime impatience.

Si quelque chose peut mitiger les regrets que me fait éprouver le départ de M. Eynard, c'est de vous savoir déjà placé de manière à pouvoir continuer utilement les services que la Grèce doit à cet infatigable et géne'reux ami de ses intérêts les plus ckcrs.

Il m'écrit avoir pourvu a votre entretien pour le moment. S. M. le roi de France vous honore de ses bontés; ses ministres vous accordent leur confiiince. Dans cette

AU P&INCB 80UTS0S. 95

heureuse position , vous êtes bien accueilli par les ambassadeurs des autres Puissances. Vous êtes rempli de zèle pour plaider la cause de votre patrie ; vous en avec les talents: vous pouvez donc justifier son attente, et acquérir de nouveaux titres & sa gratitude. Je m*en félicite, et je vous en félicite.

Étant à la veille d*apprendrc le choix du souverain, qui sûrement vous chargera volontiers de la légation de Paris, je ne puis pas vous donner aujourd'hui par des lettres de créance le caractère d agent diplomatique du gouvernement grec. Vous Têtes par le fait. Les services que vous rendrez et la force des choses feront le reste.

En attendant j'ai recommandé a M. Rizos de vous transmettre des documents sur lesquels je désire que vous appeliez Tattention du ministère de S. M. T. C. et celle des ambassadeurs d* Angleterre et de Russie. C'est dans cette vue que j'en ai fait donner connaissance à Messieurs les résidents des cours alliées.

Ces documents ont trait à Fabdication du prince Léopold , et aux mesures que j*ai dû prendre pour préserver la Grèce occidentale , autant qu il peut dépendre de moi , des complications et des malheurs dont la menacerait la réalisation des projets de M. le général Church , et d*une poignée d'intrigants étrangers et grecs qui semblent disposés Il le seconder. C'est par cette dernière affaire que je commencerai.

On trame en Grèce depuis quelque temps une espèce de complot contre l'ordre actuel des choses. J'ai donné

DK VAUPLII. — - jrUILLBT 1830.

des notions très-positives à ce sujet tant h S. A. R. le prince Lcopold qu à M, Eynard, et vous supposant au &it (le ces détails, je me dispense de les résumer ici.

J*ai oinlonnc à M. Uizos de vous informer des circonstances cl des motifs qui m*pnt porté h donner aux gouverneurs civils la circulaire du 21 mai (2 juin). Vous en Terrez aujourd'hui les résultats, tant dans ma réponse au prince Léopold , que dans les autres pièces qui accompagnent cette communication.

Nous avons ici une poignée d*hommes qui se démènent, afin d*entravcr la marche du gouvernement dans les relations intérieures, et de présenter sous un faux jour le système qu il a adopté dans les grandes questions qui ont rapport au sort de la Grèce.

M. le général Ghurch a fait cause commune avec cette clique, et c'est probablement après de longues et mystérieuses délibéra lions, quil s est décidé a se lancer le premier dans Tarcne.

J*ai considéré toutes les combinaisons de ces pauvres et malheureux esprits comme je le devais : je les ai méprisées. Du moment cependant que les intrigues peuvent passer du domaine des ténèbres dans celui de la lumière et devenir des réalités, il est de mon devoir de les arrêter clans leur résultat, et s*il le faut d*en extirper le principe. C*cst sur cette base que j*ai fonde ma conduite, et que je suivrai, fort de la droiture et de la pureté de mes intentions et de la confiance de la nation.

Vous comprendrez maintenant les motifs qui m* ont

AU PKltfCl HOUTZOS.

porte à donner au commissaire extraord occidentale Vordre d* engager le général sur ses pas et h abandonner ses enlre[ prendrez aussi pourquoi j*ai fait part au gers des instructions dont j*ai muni M.

Je désire bien sincèrement que cette que d*autres personnes, peut-ctre plus coupables que ne Test le général Cliurch sur elles-mêmes, et se conduisent comn devoir Texigent. Mais s il doit en être a que soit la peine que jen éprouverai , y ma tache. Je tâcherai de les placer dai elles seront dans Timpossibilité de trouL du pays.

Je vous répéterai ici une observation gnée dans une de mes lettres au prince est important que vous ne laissiez pas i tcre de S. St. T. G. Toutes les informât! eues lui prouvent que Tordre se main que partout le peuple est voué au trai inaccessible aux insinuations perfides des hommes quil connaît et qu il juge de bon sens.

Ce fait répond a toutes les calomnie fait non moins frappant est celui des a<

98 Dl NAUFUS. — • JUlUiET 1830.

Ma circulaire avait pour but de déjouer les meneurs. Ils veulent présenter la Grèce en opposition avec son gouvernement actuel, et la Grèce s*est montrée unie plus que jsaiais a ce même gouvernement. Elle a fait plusj elle a exprimé des sentiments de reconnaissance envers les Puissances alliées, et elle a appelé de tous ses vœux le prince souverain. Cependant devant prononcer ces vœux sans manquer a ce qu elle se doit a elle-mcmc, elle les a motives. Elle a dit : Puisque d*après les décisions des Puissances alliées je ne puis jouir du suprême bienfait de 1 indépendance quau moyen d*un gouvernement monarchique confié a un prince souverain , choisi par les fondateurs du nouvel état, j'appelle de tous mes vœux le prince qu'elles ont élu, parce que c est lui seul qui peut désor- '^ais accomplir mes destinées.

Cest au moment oii je proposais l'expédition de ces ^dresses au prince Léopold, que les journaux ont répandu la nouvelle de son abdication. Plus ta^d j*ai reçu ^^ lettre de juin, votre rapport^ et les lettres de M. Ey- ^^rd. Vous verrez ma réponse ^ le message au sénat, et ^^on oflice aux résidents des cours alliées.

Vous partagerez mon opinion. Vous jugerez quil ^>)'ctit été' impossible de faire davantage, pour garantir la 'ircce de la grave responsabilité que ferait peser sur elle ^«1 lettre du prince Léopold du V juin, si les observations qu'elle renferme pouvaient compliquer de nouveau les négociations et retarder le choix du nouveau souverain. Le prince L<k)pold relève les dillicultés qui sont inhé-

AU FRIHCB 80UTI09.

rentes k la délimitation du protocole du 3 février. Il sentir qu il ne veut pas être impose à la Grèce. La C lui répond : Quelles que soient ces difHcultés, si les n ciations actuelles ne peuvent pas les aplanir, dois-je ] cela renoncer à mon indépendance ? Mais puisque < indépendance ne m*est accordée qu'à condition qu gouvernement de Tétat soit confié à un souverain cl par les cours alliées 9 puisque j*ai accepté avec grati l'indépendance, j^appelle de tous mes vœux le souve dans le sein de la nouvelle patrie qu il a adoptée.

La manifestation de ces sentiments me paraît aller devant des scrupules que pourrait avoir le nou^ prince qui sera choisi à accepter la souveraineté d Grcce. Cest dans cette vue que j*ai nuance la rcdactioi toutes les pièces que Messieurs les résidents mettront les yeux de leurs souverains.

Dépositaire, comme vous Têtes maintenant, de la ] sëe dans laquelle elles ont été conçues, vous pourrez t ner, tant a M. le prince de Polignac qu*à Messieurs les bassadeurs d'Angleterre et de Russie, des explications ne leur laisseront pas de doute sur le prix que j*attac contribuer de tous mes efforls a raccomplissement le ] prompt des intentions généreuses de leurs souverains.

Monsieur Tambassadcur d* Angleterre vous a téc gné le désir de voir la Grèce proposer des candii aux Puissances alliées. Une deinurclic semblable s pose deux choses. D*abord dans le gouvernement { la faculté' de la faire ; en second Heu la certitude du 1 LûfC.

100 DB HAirPUB» JUILLET 1830.

ces. Je n*at ni Tune ni Tautre. La nation ne m*a pas investi de ce pouvoir ; et quelle garantie puis-je avoir ^e le choix sera fait sur la double ou triple liste que je proposerai? Quels motifs en outre peuvent guider le gouvernement dans ses propositions? Tout ce que je pourrais faire, ce serait de tirer parti des adresses que les pi^ovinces m*ont envoyées en faveur du prince de Col>ourg, et de mettre ces mêmes adresses au profit des ^^^gociations dont s'occupent les cours alliées , pour choisir le nouveau souverain. Je ne pouvais et je ne puis ^"en de plus.

Ce que je vous recommande , c'est de ne négliger au- ^Uiie occasion , afin de buter par vos instances le cboix ^U prince souverain. Ce cboix re'pondra sans doute aux ^ocux de la Grèce, parce que les Puissances ne peuvent Vouloir que ce que veut cette nation.

Il ne me reste qu'à vous parler des subsides. Vous

^^*avez annonce' la bonne nouvelle que vous a donnée

^I. R***. M. Eynard me dit qu'il ne quittera Paris, que

'ors(|ii*ii saura le 1,000,000 embarque' pour la Grèce.

-^out ceci me rassure. Cependant comme plus d'une fois

^es subsides déjà arrêtés, et même arrivés en Grèce, ont

^vdé longtemps à être mis à la disposition du gouverne-

"renient, je dois vous engager à insister pour que le

^^000,000 dont il s'agit soit remis au gouvernement

tout au plus tard dans le courant du mois d'août. Tout

l'etard pourrait devenir funeste.

Vous insisterez également auprès de Monsieur Tam-

AO GisBAAI» SCHHfilOl

bassadeur d*Ângleterre 9 pour que promis aussi par sa cour soient une voyes en Grèce et remis au gouvem

Nau]

Puisque les intrigants tachent de 1 lite' dans les provinces d'Arcadie et mauvaise santë et la saison n*y mett je me serais rendu sur les lieux en ] de près ce qui se passe ^ et faire ce s*il se peut , les symptômes de de'soi tent.

Mais Tune et Taulre ne m*empc avec le paquebot à Modon y et d'y i hommes de ces provinces ; je tuchei dre et de me faire comprendre d'eu rer que cela suffira, A moins d*ob$ta< propose donc de partir tout au plus

Quelque désagréables que soient course, je m*en console par Tespoir

DK HAUPUfi. -— AOUT 1830.

Î4 juillel ''•"P^*** 5 «OUI "*^-

Le gouvernement grec 8*empresse de vous transmetune copie de la réponse que le sénat vient de fiiire Ai^ message qu il lui a adresse en date du 14 (26) juillet, et dont il a eu Thonneur de vous donner commuï^î cation.*

* heurt du êénat à 5. E, le président de la Grèce^

Nauplie» ^ ^^ 18S0.

lie sënal a pris en oonildération le meMage du gourerneroent sout W '^viiëro 53λ ainsi ^ue les pièces y jointes» saroir; 1*» la leUre adressa *^ gourernement par S. A. R. le prince Lëopold» en date du 1** juin;. * • la r<^ponse du gouTernenent à S. A. H. sous le numéro 590; 9% la note ^cielle du gourernement à Messieurs les résidents des cours alliées; ^*» la réponse de Messieurs les résidents à la note du gourernement.

Apres aroir mûrement médité le contenu de ces documents » il adresse * Votre Excellence le message suivant.

Lorsque les hautes décisions des augustes protecteurs de la Grèce ,

^ue renferme Taclo du S fcrrier ainsi que ceux qui en forment le complé-

"^tf furent communiquées au gourernement grec» sans que la nation pût

^ conroquée pour les apprécier dans toute leur étendue» droit qu'elle

**tuît explicitement réservé» le sénat exprima sa profonde reconnais-

t^nce enrcrs les sourcrains alliés» pour la grande et généreuse pensée

Tù avait présidé à la restauration politique de la Grèce. Il approura

^ note que le gourernement adressa dans cette circonstance à Mes-

^curs les résidents» et par laquelle il s*cngageaii à exécuter» autant

^ cel^ serait en son pouroîr» les clauses du protocole. Le sénat ne

AUX RBSIDIHTS DBS CODI

Vous verrez 9 Monsieur le rësic fondant son opinion sur les vœi

pul nëannolns •• dispenser de faire part au observaUoDS» el de lui soumettre en même i qu'il jugeait propres à faciliter l'accompHsi que 8. A. R. était appelée à remplir.

Les prorinoes honorant le gourernement se réunirent à eux dans leurs témoignages sanoes alliées» et hdtérent de leurs vœux ai La magnanimité des cours alliées en ofTranl bienfaits» TindépendancOyarait réservé au faire recueillir les avantages au pays. Invei Puissances» et du pouvoir d*accomplir en ù l'indépendance» le souverain ne pouvait comme le garant d*un avenir heureux. D*ail du prince Léopold» et les nobles sentiments fois exprimés» s'étaient présentes à la natioi lui assuraient la jouissance de ses droits. Ait BCê adresses le peuple Grec se livrait ù la l ment de la plus profonde reconnaissance » c ports qu*il avait envisagé Télection du pri plus douces espérances.

De quelle vive douleur le peuple Grec n*a comme il Ta été dans son attente par Yahi événement d'autant plus douloureux que S. Grèce des présages consolants pour son bon

Quant au paragraphe de la note que le g sieurs les résidents» relativement à la nom rain» le sénat déclare qu'il ne peut opiner porlance» qu'en s'élayant des vœux de la sont clairement énoncés dans ses adresses choix d'un autre prince sous le même aspec

us RAUPLIS. — AOUT 1830.

ment parles provinces , partage celui que nous avons énonce dans notre office du 14 (26) juillet.

Vous pouvez par conséquent donner encore une fois à votre auguste souverain Tassurance que la nation apprendra avec une profonde gratitude le choix du prince, auquel les cours alliées confieront raccomplissement de l^urs généreuses intentions en faveur de la Grèce.

Nous aimons à espe'rer qu*à cette occasion vous mettriez sous les yeux de voti*e auguste souverain les obser* mettions les plus propres a convaincre S. M. de la necesfti^e urgente d*engager le prince qui sera choisi à se i^^tidre une heure plus tôt sur les lieux.

^ Pbiiflances ont déjà comble la Grèce de ceux qu'elles lui iMiureroi»! ^>ttr TaTcnir.

Le s^nal adressant ce message an président» prie S. E. de rouloir biea ^ansmettre à S. A. R. le prince Lëopold l'expression de la légitime douleur qa*il a ressentie de son abdication inattendue» ainsi que Texpressioa ^^ la reconnaissance dont le pénétrent les généreux sentiments qu'il a "^snirestés. Il aime à espérer que S. A. R. consenrera à la nation cette disposition bienreillante.

Dans la lettre» d'ailleurs pleine d'un noble intérêt» de S. A. R. » il est énoncé que le sénat qualifie la ratification de l'acte du 9 féTrier de légalÎMlion d'un esclarage éternel. Le sénat se trouTC dans le pénible deroir de déclarer qu'il n'a point donné une qualification pareille à l'acte mé* JBorable de la conférence de Londres » acte qui stipule et consacre le plus grand des bienfaits qu'aient accordés aux Hellènes les augustes fondateurs du nouYcl état» rindcpendance.

Signés, Lepresideni, D. Txamaikïs.

Le secrétaire t P. SouTXOS.

AU FMMCK SOimOB. 10!

10 août

Avant de quitter Modon, je suis bien aise de vous don ner, mon prince , une nouvelle occasion de rendre ser vice à la Grèce, et de prouver encore une fois aux cour alliées que le gouvernement désire justifier la confiano dont elles riionoreut.

Dans les explications que j*ai eues avec Messieurs le résidents sur les mesures qu*il faudrait prendre pour pre venir, ou du moins pour mitiger, les conséquences fu nestes de la délimitation, j*ai souvent insisté sur la néces site de placer cette 0|>ération diflicile et dangereuse sou la sauvegarde de l'autorité et de la puissance des coui alliées. J*ai fait observer à Messieurs les résidents qu les commissaires délimitateurs représenteraient Tune et que les bâtiments de guerre des trois stations c les troupes françaises pourraient représenter utilemen Tautre*

Cest dans cette vue que j*ai demandé à M. le génén Schneider, si au moment oîi il s*agira de rendre au Turcs les provinces de TAcarnanie et de TEtolie, il pous rait mettre une forte garnison à Patras et dans le cli^ teau de Morée. De cette position les troupes français^ pourraient se porter à Lépante , à Messolonglii , et p tout oii le besoin l'exigerait.

lUtf DE SIODÔn. •*- AOUT 1830.

Le gênerai Scbneider a reconnu avec moi Timportance de cette mesure ; mais il m*a temoignd les regrets qu*il éprouve d*etre dans rimpossibilité de Tadopter, à raison du peu de troupes qu*il a h sa disposition.

Devant être appelées à prendre part à Toccupation des forteresses de TAttique et de TEubée, les troupes que le général a actuellement sous ses ordres ne suffisent pas pour en envoyer en même temps à Patras et dans la Grèce occidentale. Le général a bien voulu m*assurer que par le courrier d*aujourd*hui il fait son rapport au ministère de la guerre sur cet objet important.

Je vous autorise par conséquent à en entretenir vousmême le prince de Polignac , et à solliciter Tenvoi d*un second régiment. Vous ferez observer au prince que c*est autant dans Tintérêt des cours alliées que dans celui de la Grèce, que je prends la liberté d'articuler cette demande. Elles désirent en effet que les clauses du protocole concernant la délimitation s'exécutent , sans que des complications graves viennent mettre encore en question ce qui a été décidé. La Grèce désire également atteindre le but que les cours alliées lui assignent, en faisant preuve de gratitude et de bonne volonté.

En exprimant avec une entière franchise le but qu'il a en vue, le gouvernement remplit sa tache. Vous aurez rempli la vôtre, en portant ce vœu à la connaissance ^u ministère français et de Messieurs les ambassadeurs tl' Angleterre et de Russie.

Puisque vous aurez Toccasion d'entretenir le ministère

A «• LOGorncns, 10

de la guerre , je vous autorise aussi à lui recommande M. le lieutenant Pourchet. Cet officier dirige les travau de notre arsenal de Nauplie , et mérite tous les jours di vantage la satisfaction de ses chefs et du gou?ememenl Le gênerai Schneider sollicite pour lui un grade ; j*os< rai unir mes instances aux siennes.

Je ne vous parlerai pas du ge'neral Schneider lu même. Je ne saurais assez me louer de ses nobles et gi nëreuses dispositions à m^offrir sa coopération. Je sul tëmoin du bien qu*il fait tous les jours dans les place de la Messenie. Le pays sort de ses ruines, et ses progrc attestent tout ce que peut Faction du bon exemple, i vous avez le bonheur de vous pre'senter au roi , ne mar quez pas de faire connaître à S. M. combien le ge'ne'n Schneider met de zèle à remplir ses ge'ne'reuses inteii tions en faveur de la Grèce, et combien ce pays lui doi de reconnaissance.

Nauplie f -- août IS29.

J^allais vous expédier par un coumer la letti^e ci jointe, lorsque j*ai reçu votre messager avec vos lettn du ... . lesquelles accompagnent celles que vous adre^ sez à Messieurs les résidents des coui^ alliées.

tU8 DS MAUFLIS. — AOUT 1830.

J*ai pris connaissance des unes et des autres^ avec rintérét sincère que m*inspire votre situation. Mais plus je désire concourir de tous mes moyens à la rendre aussi conforme que possible aux vœux que vous pouvez former, et plus je dois insister auprès de vous, afin que vous vous décidiez immédiatement à Tenvoi d*une dëputation soit h Conslantinople , soit à Nauplie.

Toutes les informations que j*ai reçues en dernier lieu de la part des cours alliées me prouvent évidemment qu*elles sont plus que jamais dans la ferme résolution de ne rien changer aux clauses du protocole du 3 février. L'ile de Samos ne peut donc plus se considérer comme faisant partie de Tétat Grec ; et elle ne peut par conséquent régler ses intérêts qu*avec la Porte, mais sous la sauvegarde des Puissances alliées.

Puisque vous me donnez la latitude de juger, s*il pouvait vous être utile de faire remettre par votre messager à Messieurs les résidents les lettres dont il était porteur, je vous les renvoie ci-jointes , et je vous engage a en écrire d*autres, par lesquelles vous leur demanderez leur intervention et leur garantie. Vous pouvez faire de cette garantie la condition de tous les arrangements que vous propose la Porte.

Ce qui vous prouvera que le parti que je vous propose est le seul que vous puissiez suivre, c*est qu*il m*est impossible de vous accorder les patentes et les passeports que vous me demandez. Ils ne garantiraient pas votive navigation et votre commerce, attendu que les bâtiments

de guerre des Pu autorité étrangèn times.

Cest avec une faire cette commi sur le désir de rei

S/Ué.

Je vous rends n lettres , et notami m*est arrivée très

Elle me trouve vail et abreuvé d' saires turcs, qui bonne foi à Tex^ cernant la délim tateurs destinés [ tous à leur poste, est déjà ici.

La conférence des réclamations rien changer au?

les instructions < aussi avantageuse

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