D^ARCADIA. AVRIL
Je lui ai demande moi-même ces e'tats; mais s'il tarde à me les envoyer, vous lui re'itèrerez de ma part cette invitation* Vous affermerez aussi tous les jardins nationaux.
Les fonds qui résulteront de ces ventes et de ces allocations seront spécialement employés au secours mentionne ci-dessus. Mais avant tout vous tacherez de soulager la misère d'environ 200 familles d'hommes morts au commencement de la guerre , dans la conquête que la nation a faite de ces places.
D'après les renseignements que j'ai pris, ce secours provisoire pourrait consister dans la distribution immédiate d'un kilo de blé à chacune de ces familles. La dépense s'élèverait à la sonune de 5,000 piastres environ , et vous êtes autorisé à la faire sans perte de temps.
Je place sous votre responsabilité personnelle la stricte équité avec laquelle ce secours sera distribué. Vous prendrez par conséquent toutes les mesures que vous jugerez convenables , pour que chaque famille reçoive exactement la part qui lui revient de ce petit secours.
Vous connaissez les explications que j'ai eues avec M. le maréchal Maison et avec l'intendant général, relativement à l'indemnité que l'armée française doit aux cultivateurs de Pétalidi, de Modon et de Coron, pour les dégâts que les champs ensemencés ont soufferts lors de l'arrivée de l'expédition. Vous tacherez d'obtenir que cette indemnité soit payée le plus promptement possible, en offrant à l'intendance tous les renseignements qu'elle parait