AU GOUVERNEUR PROVISOIRE DE POROS
pourra le détromper, et les conséquences ne seront jamais à sa charge,
Poros, P^ 1829.
9 juillet
Cest avec infiniment de satisfaction que je viens de voir les travaux que vous avez fait entreprendre dans la ville de Poros, J'apprécie infiniment la part que prennent à ces améliorations les citoyens de cette ville. Je ne saurais mieux leur prouver l'intérêt que m'inspire la continuation de ces travaux qu'en y prenant part moipiême. Vous ouvrirez par conséquent une souscription, et vous me del)iterez personnellement pour la somme de 1,000 piastres. Le produit de la souscription, 'et les petites branches de revenus que vous avez affectées à ce service , vous donneront les moyens d'achever ce que vous avez si bien commencé.
Je vous autorise en même temps à notifier à la démogérontie et aux habitants de Poros, que je les aiderai paiement pour procurer aux enfants de leur ville le bienfait d'une école d'enseignement mutuel. M. le baron de Schaumburg donnera le plan de l'édifice, vous le ferez commencer immédiatement avec les fonds qui existent. Je me chargerai du reste.
Continuez, Monsieur, à faire preuve de patriotisme e\
204 d'aRGOS. JUILLET 1829.
de zèle , et comptez sur la reconnaissance du gouverne-
merit.
Argos, rr juillet 1829.
J'ai vu le capitaine Rangos, et j'ai reçu les lettres dont il était porteur. Je viens de recevoir aussi par le pentacosiarque Ge'roukos votre rapport du 26 juin. . Les directions que vous avez reçues en tout dernier lieu repondent d'avance à votre demande. La solde d'un trimestre est préparée, et dans trois ou quatre jours la partie qui regarde les corps sous vos ordres, arrivera au couvent de Phanéroméni. Le commissariat vous fera connaître les dispositions qui sont relatives à la distribution de cette solde.
Voilà tout ce que le gouvernement peut et doit faire pour le moment. Lorsque le subside qu'il a déjà reçu en lettres de change, et dont il attend le montant en espèces, sera arrivé, l'armée en aura sa part, comme il est de toute justice, et elle sera satisfaite.
Si au lieu de ces avantages, et du plus grand de tous , celui de sauver son propre honneur et son existence, elle préfère suivre les conseils des malheureux qui la pervertissent, elle se perdra sans retour.
Quelque déplorables que puissent être les consé^