D ARG08. — AOUT
. 25 juillet ^^^^
Argos, --r—i — ^829.
^ 6 août
Il m* est agréable de vous témoigner la satisfaction avec laquelle j'ai pris connaissance de^TOtre rapport en date du 13 du courant.
En convenant d'un commun accord avec M. le capitaine J. Hastings des arrangements à la suite desquels la navigation du golfe Ambracique est libre aux bâtiments ioniens et aux bâtiments neutres, vous avez parfaitement bien rempli les intentions du gouvernement.
Ces arrangements cependant ne peuvent et ne doivent être considères que comme des mesures de fait, qui ne préjugent aucunement les questions de droit auxquelles elles se rapportent,
D'après Iç même principe, quel que soit le désir du gouvernement grec d'aller au-devant des vœux que vous a exprimés le capit£^ine Hastings, relativement à Tévacuation de la redoute construite et occupée p^r les, troupes grecques à l'enibouçhure du Louro, ainsi qu'à la position de Caraconisi , il me serait impossible pour le moment de vou^ autoriser à y consentir.
Comme vous le faites observer, cette cession de notre, part supposerait celle que les Turcs nous feraient du château de Punta ; mais il y a plus : un arrangement semblable supposerait que la Porte ottomane a accepta
Au GÉNÉIlAL D£NT2£t. 237
la médiation et les propositions que les ambassadeurs des cours alliées sont charge's de lui faire pour la pacification de la Grèce. Cet arrangement supposerait aussi que les commandants turcs dans la Grèce occidentale ont reçu les pouvoirs ne'cessaires pour proce'der à la stipulation d'un armistice avec les fonde's de pouvoirs du gouvernement grec. Il supposerait enfin que cet acte préliminaire de la pacification £ut place' sous la sauvegarde des Puissances intervenantes. Nous n'en sommes pas encore là, et si nous devons croire aux informations que nous venons de recevoir en tout dernier lieu et de Constantinople et de Smyrne , les premières démarches des ambassadeurs n'auraient pas eu tout le succès qu'on avait lieu d'en espérer. On pre'tend même que la Porte a rejeté' l'acte du 22 mars. Quoi qu'il en soit de ces nouvelles, le gouvernement grec attend avec une entière confiance les communications dontLL. EE. les ambassadeurs des Puissances allie'es voudront l'honorer. Il pourra alors se faire une idée plus précise de sa shuation, et juger en conséquence la manière d'après laquelle, en remplissant ses devoirs, il peut se conformer aux intentions des souverains les augustes protecteurs de la Grèce.
Dans ces entrefaites nous resterons in statu quo , sans quitter aucune position, et en prenant toutes les précautions possibles pour ne pas provoquer des hostilités de la part des musulmans.
Telles sont les explications que vous donnerez a M. le
238 d'argos. — AOUT 1829.
capitaine Hastings, en le remerciant de ma part des
soins bienveillants qu'il voue au maintien de relations
faciles et amicales entre la Grèce occidentale et les îles
Ioniennes.
29 juillet Arffos, — - — : — 1829.
^ 10 août
Voyant par vos rapports de ces jours derniers, et no* tamment par celui du nume'ro 734, que la de'moge'rontie de la province s' écarte de la ligne de ses devoirs, et qu'un certain esprit d'opposition paraît la diriger, j'ai voulu, avant de prendre des mesures sévères, m'expliquer moi-même avec Tun des de'moge'rontes les plus marquants, M. Stavros Nicolas.
Par conse'quent je Tai engage' à se rendre à Argos, et il s'y est en effet rendu. L'ayant suffisamment éclaire sur les conséquences inévitables de la conduite de la de'moge'rontie, je ne doute pas que, conjointement avec ses collègues, il ne suive à l'avenir une direction plus conforme au bien du service de la province. En revanche je ne dois pas vous dissimuler que les de'moge'rontes portent plainte de ce que, dans plusieurs mesures administratives qui concernent la province, vous ne consultez pas l'opinion de la de'moge'rontic , ainsi que le règlement l'exige, en signalant les de'moge'rontes comme