‹ Correspondance du comte J. Capodistrias, président de la Grèce ..., Volume 3Chapitre 34 sur 65 · D ARGOS. AOUT · texte numérisé non relu

D ARGOS. AOUT

29 juillet Argos, --— = — T- 1829.

^ 10 août

L^amiral de Hîgny, qui continue à avoir le comman-^ dément des forces navales de S. M. T. C. dans la Mediterrailée, vient dé donner des instructions à M. le contre-amiral Rosamel, par lesquelles il lui enjoint d'obtenir pour le pavillon français le libre passage, dont jouira le pavillon anglais et ionien, dans tous les ports où le gouvernement grec fait tenir encore la ligne de blocus. Cette faculté' est notamment réclamée en faveur du pavillon français, qui voudrait librement commercer avec rîle de Candie.

Le contre -amiral Rosamel nous ayant entretenus de vive voix de cet objet important, nous avons pre'fëré le régler de fait, et sans avoir recours à l'échange de communications écrites.

Nous lui avons par conséquent déclare' que, quoique le gouvernement grec n'ait pas re'voque' les de'crets concernant le blocus de Candie, ainsi que celui de TAttique, du golfe de Volo et du golfe Ambracique, quoique les vaisseaux en station sur ces diflférents points y restent toujours, les commandants respectifs ont reçu Tordre de ne mettre aucun obstacle aux bâtiments sous pavillon anglais ou ionien qui voudraient y entrer. Que la même latitude serait de'sormais accorde'e aux bâti-

Aux RÉSIDENTS DE FRANCE ET D^ANGLETERRE. 241

ments sous pavillon français, et qu'au surplus nulle croisière formelle n'existe dans ce moment devant les ports de Candie.

Le contre -amiral Rosamel nous a donne en retour l'assurance que les bâtiments français ne se chargeront jamais du transport de troupes et autres objets de guerre, propres à renforcer les Turcs dans la position où ils se trouvent.

Nous vous adressons la présente en vous engageant à donner sans retard aux commandants des stations les instructions susmentionnées concernant le pavillon français.

. 31 juillet ^^^^

^ 12 août

Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez fait rhonneur de m'ecrire conjointement avec Monsieur votre collègue.

Je n'ai pas perdu de vue les relations que les amiraux des Puissances alliées ont dans le temps adressées au gouvernement grec, en faveur de ceux des sujets de ces Puissances qui croient avoir droit à des indemnités pour cause de captures faites par des navires grecs.

Mais ces réclamations ne peuvent pas être placées dans

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