‹ Correspondance du comte J. Capodistrias, président de la Grèce ..., Volume 3Chapitre 43 sur 65 · AU COMMISS. EXTRAORD. DE LA GRÈCE ORIENT · texte numérisé non relu

AU COMMISS. EXTRAORD. DE LA GRÈCE ORIENT

de satisfaire en tout point le général Trézel. La formation du camp est d'un immense intérêt pour les provinces que le gouvernement vous a confiées.

Nous avons enfin la nouvelle officielle de la ratification de la paix. C'est MM. Dav^kins et de Rouen qui Font reçue. Ils ne nous disent rien de bien positif quant aux conditions de la paix par rapport au sort de la Grèce. Ce qu'ils nous répètent, c'est que le sultan a accepté le traité de Londres et le protocole du 22 mars. Ce n'est pas assez pour que nous puissions nous dire que le sort de la Grèce est définitivement arrêté. Cependant d'après les paroles qui circulent, il paraît que le continent entre le golfe de Volo et celui d'Axta fera partie de la Grèce. Voilà tout ce que je sais. Si j'ai d'autres nouvelles, je ne vous les laisserai pas ignorer. Je compte sur votre zèle*

S^ f^é, t^ée/aattd j {^a9?im€/daùe ea^iao^-

' . 23 septembre

Egine, , ^ . 1829.

° 5 octobre

Le gouvernement reconnaît la nécessité de secourir promptement les habitants de Mégare.- Vous nous communiquez le plan, d'après lequel ce secours pourrait être accordé; niais nous hésitons à l'adopter, attendu que l'expérience faite l'année dernière nous prouve quç

314 d'ëGINE. OCTOBRE 1829.

l'argent serait distribue, sans que la culture des terres en retirât le moindre profit. D'ailleurs les ressources financières de Te'tat sont épuisées, et il serait impossible de dépenser pour cette province la somme de 10 à 12,000 piastres d'Espagne.

Tout ce que le gouvernement peut faire, c'est de mettre à votre disposition la somme de 30,000 piastres turques, dont 20,000 pour Tachât des boeufs, et 10,000 pour Tachât de Torge.*

Vous ne disposerez cependant de cette somme qu'à condition qu'elle soit employée ainsi que nous venons de l'indiquer. Vous nous direz combien de boeufs on aura acheté', et quelle e'tendue de terrain on aura ensemencée. Le gouvernement fera vérifier plus tard par un inspecteur qu'il enverra ad hoc l'emploi de ce subside.

Il en place toute la responsabilité «ur vous, et il vous engage par conséquent à vous assurer par des garanties réelles des employés auxquels vous donnerez vos ordres à cet égard.

Vous déclarerez enfin aux habitants qui recevront ce secours qu'ils doivent s'engager à en faire la restitution à la caisse, aux époques et aux conditions dont vous conviendrez avec eux.

* La piastre turque à cette époque valait un quinzième de la piastre d'Espagne.

AU STRATARQUE YPSILANTIS. 315

• . 23 septembre ^^^^

Effine, *-^ 1829.

° 5 octobre

C'est avec satisfaction que le gouvernement a reçu les rapports que vous lui avez adresses par votre aide-decamp M. Canussi, ainsi que les deux drapeaux dont il e'tait porteur.

Vous avez obtenu un double succès, et Tarpaee qui est sous vos ordi^s en avait le plus grand besoin , pour atténuer 1 impression de'favorable qu'avait laissée dans les esprits la fuite de Thèbes. 11 est double le succès, parce que, en faisant preuve de fermeté et de bravoure, Tarmée a contraint les Turcs à une convention qui ne manquera pas de produire un effet salutaire dans l'opinion des gouvernements, peu indulgents à l'égard de la Grèce. Nous faisons publier parles journaux un extrait de votre rapport, la convention, et toutes les pièces qui l'accompagnent.

Nous joignons ici l'ordre que reçoit le commandant de la station, pour qu'il ne s'oppose pas au passage par mer des malades et des blessés turcs. Vous en ferez usage.

Nous aimons à espérer que le résultat de votre entrevue avec notre lieutenant plénipotentiaire et avec le membre du commissariat, ne nous laissera rien à désirer.

Nous vous autorisons à témoigner à l'armée , par un

316 d'égine. — ociOBRE 1829.

ordre du jour, la satisikction du gouvernement pour sa conduite dans ces dernières aflFaires, et surtout pour la fidélité avec laquelle la convention a e'té exécutée. Nous vous en félicitons.

Nous n'avons pas de nouvelles positives sur les conditions de la paix par rapport au sort de la Grèce. Tout ce qu'en disent cependant les agents e'trangers accre'dités auprès du gouvernement, nous porte à en augurer favorablement.

• . 24 septembre

Egîne, ï--Tr 1829.

° 6 octobre

L'article 2 du troisième de'cret du congrès d' Argos du 26 juillet autorise le gouvernement à déterminer le domaine national qui doit servir dliypothèque poiu* les capitaux et les intérêts que la banque nationale doit et devra à ses actionnaires.

Nous vous invitons par conséquent , Messieurs , chacun de vous pour la partie qui le concerne , à vous occuper sans aucun retard des travaux qui sont nécessaires pour que les dispositions du décret susmentionné soient complètement exécutées.

Vous calculerez avant tout le capital et les intérêts que doit la banque, et vous pourrez doubler ou tripler cette somme, dans Thypothèse que la nouvelle garantie que le

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