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limitation sont difficiles et douloureuses, et ce n*est que lui qui pourra les diriger, de manière à ce que les con- ^quences n*en deviennent pas funestes à la Grèce et pénibles aux cours alliées.
Je ne vous en dis pas davantage sûr ces graves ques- 'tions; S. A.. R. voudra bien vous en entretenir. Dans ce cas je vous prie de faire tout ce qui dépendra de vous pour déterminer le prince à accueillir les vœux que je lui exprime.
Plus j'ai à cœur de justifier la confiance des Grecs et -celle dont leur souverain m'honore , et plus je dois insister pour que S. A. R. se trouve au milieu d'eux au moment où ils vont subir une crise. Il n*y a que lui seul tjui puisse par ses soins et par ses efforts en mitiger les 'conséquences. Comment pounCait-il laisser passer cette première occasion de montrer à sa nouvelle patrie les sentiments généreux qui Taniment?
J'écris aussi à S. À. R. un mot sur notre détresse, et je la prie de se faire rendre compte par vous des besoins pressants qui nous environnent. Indépendamment du |>aiement de Tarmée qui échoit avec la fin d'avril, il faut aussi pourvoir aux avances que le gouvernement devra nécessairement faire aux nombreuses familles que la délimitation rejettera en Grèce. Elles quittent dans la Grèce occidentale des champs qu'elles n'ont fait qu'ensemencer avec les avances que je leur ai faites l'automne dernier, et elles viendront encore chercher une chaumière et du pain. Il en sera peut-être de même des mal-
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heureux habitants de la plaine^ de beaucoup de provinces de Candie, de Samos, et des autres îles qui sont hors de la nouvelle frontière.
Vous devez avoir reçu, mon cher Eynard, ma dernière letti'e du 17 (29) mars. Je ne vous répète donc pas les observations que je vous ai faites pour vous engager à obtenir les 400,000 francs que la cour de Russie paraît disposée à nous accorder, et à faire votre possible pour en obtenir autant de la part du ministère français. Mais à tout e'venement je vous prie de m'eiivoyer le plus tôt et en espèces les 200,000 francs que vous offrez de nous prêter, et dont vous me parlez dans votre lettre du 7 mars.
M. de Rouen ne m'a rien fait dire jusqu'ici. Il paraît donc qu'il n'a pas encore reçu l'ordre de mettre à la disposition du gouvernement grec les 600,000 fraltics qui sont en Grèce depuis six semaines.
Il m'est impossible de trouver aujourd'hui un seul instant pour répondre à toutes vos lettres. Je ne puis pas cependant me priver de la satisfaction de vous en remercier du fond du cœur.
Les détails que vous me donnez jettent un grand jour sur le passé, sur le présent, peut-être encore sur l'ave nir du pays. Je vous écrirai sous peu de jours, bien entendu que mes pauvres forces ne m'abandonnent pas. Je suis épuisé de fatigue; le travail devient tous les jours plus accablant à raison des circonstances. Il n'y a pas de Grec qui ne veuille apprendre ce que devient sa
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patrie^ Ma porte est ouverte; et au milieu de ces entre- ^tiens pénibles, je dois soigner en personne plus que jamais les affîiires courantes, et en personne Conférer ayec les agents étrangers de Texécution des ordres absolus 'dont tls sont diargés.
Ainsi que je tous Tai dit, je vous le répète, je ne me déeourage pas. Dieu m'aidera.
26 mars
Nûuplie, rr 1S30.
^ 7 avril
M Vous avez raison d'être impatient de recevoir de mes lettres, mais aussi je n*ai pas tort de ne vous avoir pas écrit jusqu'ici. La gravité et le nombre des affaires dont je suis accablé ne me laissent pas le temps de suivre la correspondance particulière.
J'ai vu votre secrétaire; il m'a rendu compte des choses qui vous inquiètent , et de la situation du pays que vous administrez. Quant aux premières, je lui ai répété ce que M. Spiliadis vous a écrit d'office , savoir que les réductions faites à vos comptes tiennent à un principe gonnaL, :diMpiel. ie gouveroeoient ne peut pas s'écarter «tnts.i£anre'b«iiiquarofiiite. S'il s^agit de vous indemniser ipwtfcubànsment , je le ferai de grand cœur, mais dans les^bomes de mes moyens. Quant à ta situation inté-
A* M. MÊTAXkB. 583^
rteure, je suis bien aise d^apprendre que tout est tran^ quille, et je vous en sais gré.
L'e'chaufifourée de Pe'ra-Chora exige des mesures^ promptes de la part du gouvernement. Deux nombreuses deputations sont arrivées ici ; mais il était impossible de trancher la question , à moins de prendre des renseignements plus positifs sur les lieux. J'y ai envoyé M. Valianos, qui est un jeune homme capable; j*espère que. justice sera faite, et qu'on nous laissera en repos.
On va payer vos comptes, et je vais vous faire donner aussi quelques fonds.
Les agents des cours étrangères ont enfin reçu les décisions de la conférence de Londres, et Tordre de les faire exécuter en Grèce>. Par ces décisions la ligne continentale est celle de TAspropotamos, et huit provinces^de la Grèce occidentale sont hoi*s du territoire grec. Les Turcs évacueront Athènes et Tîle d'Eubée; mais Candie, Samos , et je crois d'autres îles encore sont hors de notre ligne maritime. D'après cette circonscription la Grèce est déclarée indépendante; elle ne paiera aucun, tribut, ni aucune indemnité aux Turcs; mais elle sera gouvernée monarchiquement par le prince Léopold , et par ses héritiers et successeurs.
Je n'ai pas encore reçu les communjiçatipns officielles, et j'ignore dans quels termes on nous annoncera ces arrangements, et quelle est la part qu'on nous demandera de prendre à leur exécution. Ce qui me parait certain dans ce^ entrefaites, c'est qu'au lieu d^aîder legouver-
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nement à mitiger les tristes conséquences qui en sont le résultat, on travaille à rendre sa situation tous les jours plus difficile et ces conséquences plus funestes.
Il me parait prouvé qu'on veut légitimer Temploi d'une force étrangère , et d'une force considérable. Je ferai toi^t ce qui pourra dépendre de moi pour prévenir cette catastrophe , ou du moins pour empêcher qu'on n'accuse les Grecs de l'avoir provoquée par leur conduite ; mais telle est dans ce malheureux pays la rareté des caractères mâles et solides parm,i les personnes qui exercent de l'influence sur leurs concitoyens, que je il'ose pas répondre du résultat de mes efforts.
Je compte cependi^nt sur yotrç coopération, et dans ce moment elle doit se bornierà maintenir la tranquillité la plus parfaite dans les provinces que vous administrez, et vous y réussirez en les préservant des suggestions p.erfides. qui pourraient leur vcAir du dehors.
30 murs ^^^^
Nauphe, r\ 1830.
^ 11 ayril
Lorsque j'ai eu le plaisir, Messieurs, de vous voir à Syra, je vous ai exprimé les. vœux, que je formais. pou,r que vous fissjez les premiei*s des placements à notre banque i^ouvellement réorganisée^ Vous m'avez témoigne