‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'Eckmühl (volume 2)Chapitre 87 sur 95 · CM C0ERESF05DA5CE · texte numérisé non relu

CM C0ERESF05DA5CE

Tou^ tjaa«met^ an ordre do jour qui preçcrït de compléter la soomU^sJoa. en arborani U cocarde et le drapeau Uanc ' .

Faites répandre cet ordre do jour dan» tonte réCcndae de Totre commandement, et faite» connaître â to« troapes qne b démarche de l'armée de la Loire a été dictée par ramoor H Fintérét de la patrie; qne la conierration de Faniiée peut mettre le Roi dan» le cas d'obtenir des puissances alliées de? conditions auxquelles nou5 ne ponnions plus prétendre si elle

1798. — AU GÉ5ÉRAL COMMASDATT ES CHEF

L'ARMÉE PRCSSIE55E.

4'Oriâw. lT>Kllce IM».

J'ai rhonneur de tou^ informer que Farmée que je commande a euToyé, il t a quelques jours, sa K>umission an Roi, et qu'en donnant aujourd'hui un ordre du jour que j'ai bit imprimer à Orléans pour £ure prendre la cocarde blanche, je l'ai expédié aux dÎTcrs coqv> d'armée, pour que nous >oyoa< entièrement une armée royale.

Ainsi, des ce moment, l'armée est aux ordres de Sa Majesté Louis XVIII et de son gouTeniement. Je tous donne. Monsieur le général, cette communication, en tous demandant que des arrangements soient pris pour mettre les choses sar le pied le plus amical et rourrir les communications au commerce et aux habitants *.

' Grrî *e FiI^njîc •i*aili«nr« Air aa onin? R>r«»ft âa Mxovtrr de la <p« nK|Q«l oa ae pooraîc plo* •i«:$oLêîr s.uw ie mectnf oQT<iteifnt er\ <kac dr rrvoite tfc prendre uzw aKsiciade de factieux* re <|«e le ^arr«rft.il Tooli't éricer ^ coat prix pir 1^ rÛMo^ *^H r«prv>da:t lan;» cfjtfe «lias fcs l«Ctrv#.

* he* PnKKetLf^ aprâ II cociTetitiofi dn 3 j«31el. «'êtiieot ar^incé» par ÊLampc» «or li Locre« «arraat rAnaée franrake: îi« covraietit <ar coate U rire «iTxMSe da d^ftire. Arec les punâoiu <|m le» Aolouienu oa dc mt^iIc or <|iiî .irnT^rxîc. Uae cuUtÂon •^îi toujoai» pi>»îble entre le:» deux iroirT^, s«^^rm par le flenve. Cn joor, portk-ttlîè i e il uu preupie aax pottn d'OH-rjoi^ le» Pnij»teu« préfeodaîeol arrêter on bateaa qoî descendait la Loire, ckar^ê de Llewéi francaû. Le Bkink'&aL r^oi «raMput «or le ï^^rd oppo«ir et qui se traait tooionr; prêt à repoosio' la fbrre par Ii torce. *'.U inR>rmé de cet inci-

Bloîs, 17 juillet 1815.

Je charge M. le général Ambertde vous faire passer Tordre du jour que je viens de faire, et qui est le complément de la soumission au Roi.

Prenez toutes les précautions possibles pour qu^il soit reçu favorablement des troupes, dont il faut éviter avec soin la désertion.

Dans les autres divisions cela s'est très-bien passé.

A votre arrivée à Tours, le général Ambert vous remettra toutes les troupes que j'y ai fait réunir, et ce général viendra ensuite me rejoindre à mon quartier général.

Vous adresserez cet ordre du jour aux trois divisions de votre commandement, en donnant des instructions pour éviter les réactions qui nous donneraient une couleur de factieux, que nous devons bien éviter pour l'intérêt de la patrie et de l'armée.

Faubour{; il*Orléans, 18 juillet 1815.

J'ai reçu votre lettre du 16. Son contenu m'a fait beaucoup de peine. Vous avez dû recevoir un ordre du jour qui fait connaître à toutes les troupes sous mes ordres la soumission de l'armée, et qui prescrit de prendre la cocarde blanche.

Je n'ai rien à ajouter à cet ordre. Tous ceux qui en prendront prétexte pour abandonner leurs drapeaux sont des lâches et de mauvais Français. L'intérêt de notre patrie exige

dent. Aussitôt, sortant impétueusement de sa tente, il commandait à ses cnnonnicrs d*ètrc à leurs pièces, et il envoyait déclarer aux Prussiens que s'ils ne laissaient pas passer le bateau, il allait ouvrir le feu. Pour couper court à de tels incidente, le maréchal envoyait son aide de camp Trobriand auprès du {général Thielmann, qu*il avait connu comme général saxon au temps du duché de Varsovie, pour lui proposer de laisser les communications libres entre les deux rives de la Loire, — ce qui était en effet convenu.

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ce %^cnHce ; creux qui ne le feront point seront les plo$ grand» ennemie de lenr pay^- Voyez to$ officier», et même les soldati, poor leur parler dan» ce sens. L'armée ici se comporte avec MgeMe. Il £uit que tons les bons soldats en Eisêeot aotant.

H ert important que tous ëcrÎTÎez promptement à Tours. Donnez Tordre qu*on retranche le débouché dn pont; on y a eufroyé des upeurs, £aites presser les traTaux, mettez 15 à 20 pièces de canon, et plus s'il le £int, en batterie ; cantonnez le reste de tos troupes sur la rÎTe gauche du Cher, entre le Cher et Tlndre; faites retrancher les ponts qui se trouTent sur le Cher depuis Bléré jusqu^à son embouchure.

Je suppose que vous avez passé la Loire à Saumur, et que vous aurez pris par la rive gauche.

Faites descendre à Saumur tout ce qui se trouve de bateaux sur les deux rives, entre Tours et Saumur. Liez-vous par des jKjstes avec le général Jeannin qui est à Vienne. Il doit envoyer jusqu'à Amboise; il £aut peu de postes, il faut les mettre seulement dans les endroits d'où Ton découvre au loin sur la rive droite, et où il y aurait possibilité de passage.

Je suis toujours ici de ma personne jusqu'à ce que tout soit terminé. Nous avons feit notre soumission, nous avons pris la cocarde F>lanche, et on ne nous £ait rien dire. Les communications à Orléans sont toujours interceptées par les Prussiens. Mais je présume que tout sera arrangé sous quarante-huit heures, et je vous en informerai.

Vous trouverez ci-jointe une lettre pour le général Clausel au sujet du chef d'état-major que vous réclamez; £Bdtes-Ia-Iui parvenir par la poste.

Voulant rester ici jusqu'à ce que tout soit terminé, vous m'adresserez vos rapports en double, l'un à Bourges, et l'autre à M. le lieutenant général Teste, à Saint-Marceau , faubourg d'Orléans.

Faubourg d'Orléans, 18 juillet 1815.

Si le général Donzelot est arrivé à Bourges, vous lui ferez connaître que je Tai nommé provisoirement chef d'état-major. Vous lui remettrez la lettre ci-jointe, et s'il a accepté, vous ferez tout de suite un ordre du jour pour l'annoncer.

Des voyageurs ont annoncé avoir rencontré une grande quantité de déserteurs entre Châteauroux et Limoges. Ils ont annoncé que les municipalités achetaient leurs armes pour les Conserver au gouvernement. Il faut écrire une circulaire aux préfets, sous-préfets et maires de tous les départements jusqu'à la Dordogne, ainsi que des départements qui se trouvent îsur la rive gauche de la Loire depuis sa source, et aux généraux commandant les divisions militaires et les départements, pour inviter à faire arrêter tous les déserteurs et les conduire au quartier général. Vous donnerez un pareil ordre au général Radet pour qu'il fasse des circulaires de son côté.

Je n'ai encore rien reçu de Paris. Je resterai ici jusqu'à ce que nous sachions à quoi nous en tenir. Il faut établir ici une ligne de correspondance d'ici à Bourges. Donnez ordre au général Radet de placer des détachements de 5 ou 6 gendarmes de 3 à 4 lieues de distance pour ce service.

Faubourg d'OrIcaos, 20 juillet 1815.

Je vous envoie copie de l'ordre du jour que j'ai prescrit de £aire afin que vous le mettiez à exécution avant même que vous l'ayez reçu de l'état-major général. Je suis toujours sans nouvelles et sans ordres du gouvernement. Les papiers publics nous ont appris que le général Reille avait été arrêté par les Prussiens et conduit chez le général Muffling à Paris ; il a dû ne communiquer avec qui que ce soit. J'ai appris depuis indirectement qu'il a dû sortir de cet état d'arrestation.

Les Prussiens interceptent toujours les communications, nous faisant dire qu'ils attendent à chaque instant des ordres de Paris. Le préfet d'Orléans est parti avant-hier pour Paris; j'espère le voir à son retour et obtenir des données positives; je n'attends que cela pour me rendre à Bourges.

Faubourg d'Orléans, 20 juillet 1815.

J'ai l'honneur de vous transmettre les actes de soumission de la majeure partie des divisions de l'armée; quelques-uns n'ont pu me parv^enir encore, vu l'éloignement des troupes. Je m'empresserai de les transmettre à Votre Excellence dés que je les aurai reçus.

Faubour{; d'Orléans, 20 juillet 1815. j

Obligé de rester à Orléans pour avoir plus promptement les ordres du gouvernement, mon aide de camp d'Houdetot, qui s'était dirigé sur Bourges, ne m'y trouvant pas, est revenu ici et vient de me remettre votre note.

Je vois avec une bien vive douleur les craintes que vous avez d'une désertion générale et la formation de plusieurs bandes. C'est le plus grand des fléaux qui pourront arrivera notre malheureuse patrie. Gela comblera les vœux des étrangers qui ne demandent que des prétextes pour y prolonger leur séjour et la dévaster. Employez toute votre énergie pour prévenir ces malheurs. Les premiers ordres du gouvernement me sont arrivés cette nuit. Ils portent la dislocation de l'armée pour opérer une prompte réorganisation. J'ai écrit au ministre d'envoyer des commissaires extraordinaires et des instructions. Je me propose d'aller les attendre à Bourges, eu il est nécessaire que je me rende pour faire taire un très-mauvais propos. L'esprit de la jeune garde est très-mau-

▼ais. Le gênerai Donzelot s'en plaint de son côté. Si le gouvernement avait vu du même œil que nous ses grandes '^sources et Tesprit d'exaspération de quelques troupes étrangères, nous pourrions rendre les plus grands services à notre nialheureuse patrie ; mais puisqu'il voit la chose autrement, il est de notre devoir, non-seulement envers lui, mais envers la France, de faire tous les sacrifices qu'on exigera de nous. Une armée ne peut pas exister sans gouvernement, et en nous livrant à de chimériques espérances, nous mettrions le comble aux malheurs de la France.

Faubourg d'Orléans, 21 juillet 1815.

Je reçois votre lettre du 19 juillet, où vous me faites connaître que le Roi donne les ordres les plus positifs pour faire opérer le plus tôt possible la dislocation des troupes, comme mesure préparatoire à l'exécution de son ordonnance du 23 mars dernier.

Je fais différentes demandes à Votre Excellence pour que les intentions du Roi puissent être remplies : V La nomination des commissaires extraordinaires qui seront munis de toutes les instructions nécessaires pour exécuter les ordres du Roi. Ces instructions devront faire connaître l'ordonnance du 23 mars dernier dont l'exécution est prescrite *. — 2* Ce que doivent devenir tous les généraux et officiers d'état-major. — 3* A qui l'on doit faire la remise des chevaux de cavalerie et du train. — 4° La destination à donner au matériel de l'armée.

* L'ordonnance du 23 mars, dont il est ici question, avait été rendue à Gand et avait prononce la dissolution de Tarmée. Il en résultait qu't\ dater de ce moment, anx yeux du (jouverneraent royal, l'armée impériale n'avait pour ainsi dire plus d'existence léf^ale. Le maréchal ne l'ignorait pas. Aussi, depuis son départ de Paris, dans les né(;ociations qu'il avait suivies, une des plus vives pn^occupations de sa diplomatie, si l'on peut appeler cela de la diplomatie, avait été de faire reconnaître d'une manière plus ou moins directe l'armée comme une des {grandes institutions du pays. Il y avait réussi jusqu'à un certain point, et il faisait son possible pour atténuer la dislocation qui était maintenant prescrite, qui devait être suivie d^unc réorganisation.

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