‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 13 sur 99 · MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE PRÈS LE ROI DE SAXE · texte numérisé non relu

MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE PRÈS LE ROI DE SAXE

SkiernieMrice, 6 février 1808.

Monsieur, je dois vous faire connaître que depuis quelque ^emps, on tourmente beaucoup M. Zayoncheck. On veut donner toute l'autorité administrative de la poste au ministre de l'intérieur. On veut changer tous les employés de cette administration. C'est surtout le sieur Flszer, secrétaire général du niinistère de l'intérieur, qui pousse à cela le ministre, homme très-estimable, mais faible, et qui n'oserait pas tenir tète à un irère du mari de la sœur de M. de Breza. Je regarde comme très-essentiel que les malintentionnés, et il y en a, redoutent toujours de confier leurs secrets à la poste de Varsovie. Ils auront cette crainte, tant qu'on ne changera rien à l'administration et aux employés actuels des postes. Il importe donc aux intérêts du Roi et de notre souverain de les maintenir en place et de les mettre à l'abri de toute inquiétude ; mais il faut, en disant des démarches, y mettre toute votre habileté, pour n'exciter chez M. de Breza aucun soupçon des motifs qui ^'ous feront agir.

Je vous prie donc de demander au Roi un ordre pour que la poste, dans le duché de Varsovie, reste jusqu'à la conclusion <ie la paix générale sur le pied où elle a été dans ce pays 80US le gouvernement prussien, et que le directeur général des postes, à l'exception de la partie financière de son dépap»

tementy dont il doit rendre compte au ministre des finances soit, quant à l'administration intérieure des postes, entière ment indépen lant des ministres, et que, conformément au: règlements des postes actuellement en vigueur, il n'ait d'autre ordres à suivre que ceux qui émaneront du Roi même et qu seront signés par lui.

Vous pouvez observer à Sa Majesté que son intérêt estd< mettre la poste dans ses mains, au lieu de la laisser dans celle de ses ministres, qu'il est toujours bon de surveiller.

Je préviens Sa Majesté l'Empereur, en entrant dans quel ques détails, de la demande que je vous fais.

P. S. — Il serait bien à désirer que le Roi eût dans ce pay des hommes à lui, bien intentionnés et fidèles, pour lui donnei des renseignements sur les hommes et les choses. Cela n( pourrait être que de la plus grande utilité, pour lui fain apprécier certaines propositions dictées par le plus vil de; intérêts particuliers que Ton cherche à présenter sous le; couleurs de l'intérêt public.

Par exemple, il est beaucoup question, dans ce pays, dur Moratorium que les ministres ont proposé au Roi. Il serai instruit de l'effet que produit dans le public l'annonce (i< cette mesure. Je ne suis ni politique, ni légiste, mais j'ei augure mal pour les intérêts de notre souverain, puisque toutes les créances du roi de Prusse lui appartiennent.

Je sais de plus que cette mesure est proposée par de hommes intéressés à ne pas payer leurs dettes, et sera vrai semblablement appuyée à Dresde par des individus de cett espèce. On dit que le roi de Prusse a accordé un Moratorium mais on observe qu'il était presque l'unique créancier dan ses États, tandis qu'ici ceux qui sollicitent cette mesure son des débiteurs.

Vous me dites dans votre lettre du 26 que des nouvelliste sinistres de Dresde font circuler que les troupes saxonnes Varsovie périssent, et que si on les y laisse longtemps, il n'e reviendra pas un seul soldat. Vous me demandez de voi donner les moyens de démentir cette nouvelle, et si cela vai la peine d'être réfuté dans la Gazette de Varsovie; mais il n

semble que si cette nouvelle produit de Teffet sur les Saxons, elle pourrait les détourner de Tidée de courir à la défense du duché de Varsovie, si le cas arrivait; il me semble, dis-je, qu'il budrait plutôt tourner en ridicule dans les gazettes de Dresde cette bien fausse assertion. Il est de fait que les Saxons, pendant les grandes chaleurs, ont eu beaucoup de malades à Graudenz en Prusse , et que, depuis qu'ils sont réunis à Varsovie, les malades se rétablissent, et que, les autres continuent à jouir de la meilleure santé. Gomment cela serait-il autrement? Le soldat mange de bon pain, de bonne viande, et a tous les jours du riz ou des harengs. Les officiers, outre leurs rations de guerre, reçoivent du vin des magasins de TEmpereur.

Je me propose de vous envoyer l'état de situation de la garnison saxonne de Varsovie, et enfin, pour terminer, je vous dirai que je suppose que les auteurs de ces nouvelles à Dresde sont ceux qui mettent ici en circulation que le duché sera rendu au roi de Prusse, nouvelle que du reste je dédaigne, car FEmpereur ne me pardonnerait pas de faire attention à toutes ces misères, lorsqu'il m'a donné le commandement d'une nombreuse et brave armée.

Skierniewice, G février 1S08.

Sire, dans la lettre que j'ai eu l'honneur d'adresser à Votre Majesté, le 1*' de ce mois, je lui rendais compte qu'on lui avait parlé d'une correspondance très -active de Prussiens, dont d'ailleurs je ne redoutais pas la conséquence. Cette correspondance était suivie par M. Zayoncheck, directeur des postes du duché de Varsovie, nommé par Votre Majesté à cette place et conservé par le roi de Saxe.

Ce directeur, tout à fait dévoué, me fait connaître que le ministre de l'intérieur, homme estimable, mais très-faible, veut, à l'instigation du sieur Fiszer, son secrétaire général, changer tous les employés des postes et réunir à son ministère toute l'autorité administrative de la poste. Le directeur gêné-

rai s'y est opposé en déclarant qu^il ne se désisterait de Tautorité qui lui avait été confiée que sur on ordre du Roi. Ayant appris qu'on sollicitait TiTement cet ordre, j'ai cm devoir écrire la lettre ci-jointe au ministre plénipotentiaire de Votre Majesté, H. Bourgoing.

Le bien de votre service me Eût attacher beaucoup d'importance à ce que H. Zayoncheck reste avec toute l'influence possible à la tête de cette administration, parce qu'il n'y a réellement ici que ce moyen de police pour Votre Majesté.

Le ministre de la police, ainsi que j'ai eu Thonneur d'en informer plusieurs fois Votre Majesté, a de bonnes intentions, mais il est extrêmement borné, et il est entouré d'agents prussiens qui le trahissent. Tout récemment encore, à l'occasion des propos débités sur l'assassinat prétendu de l'empereur Alexandre , lui ayant donné des indications sur un individu soupçonné d'être l'auteur de cette nouvelle, cet homme, au lieu d'être sun-eillé, a été prévenu et s'est retiré en Galicie.

Ce n'est pas pour revenir sur le chapitre de ce ministre que je rapporte cette circonstance, puisque je pense qu'il est préférable qu'on le laisse plutôt que de mettre à sa place un homme qui aurait plus de moyens, mais qui serait plus mal disposé ; c'est seulement pour que Votre Majesté puisse apprécier la nécessité de conserver le système d'administration actuel des postes.

Je vais entrer dans quelques détails sur la correspondance dont j'ai voulu parler, en observant à Votre Majesté que les lettres sont ouvertes avec précaution et de manière à pouvoir être renvoyées à leur adresse sans faire naître le soupçon qu'elles ont été décachetées.

Un sieur Hoyen, qui a résidé à Varsovie comme président de la Chambre prussienne, et qui, pendant toute la guerre, a été, à Cracovie, à la tète d'une agence spécialement chargée de feire passer des soldats prussiens à travers la Gahcie, soit en Silésie, soit à ^ialystock, est venu pendant le séjour du roi de Saxe à Varsovie, y passer quelque temps, avec un nommé Wolney, suivant toute apparence, pour y organiser une correspondance et quelques misérables intrigues.

Des letti'es interceptées de Wolney, datées de Cracovie, aux sieurs Hoppe et Loscher, leur recommandent patience et persévérance, et de voir souvent les personnes en question à Varsovie ; Hoppe doit lui écrire à Cracovie sous le couvert de Kleinmachter, négociant, et Loscher sous celui de Albreth, valet de chambre.

Il leur annonce que le Roi, ayant été instruit par M. Hoyen qu'ils s'étaient fort bien acquittés des commissions dont ils avaient été chargés à Varsovie, avait ordonné qu'on les récompensât- Il annonce l'arrivée de Tex-ministre Haugwitz à Cracovie, et fait mention d'une entrevue particulière qu'il a eue avec lui chez le président Hoyen.

Plusieurs lettres de Berlin sont pleines d'allégories dont on n'a pas le sens. La plus frappante est une écrite par un nommé Thomas Palmier à Neumann. Il lui recommande de représenter à tous les francs-maçons de ce pays de tenir toujours ferme à la loge mère de Berlin, et de ne pas souffrir qu'il soit établi une autre loge mère à Dresde, dont celle de Varsovie serait dépendante, et de citer sans cesse la douceur avec laquelle la loge mère de Berlin gouvernait sa fille de Varsovie. A Lowicz, à Varsovie, Thorn, Posen et dans d'autres endroits, on débitait et l'on écrivait que, par de nouveaux aiTangements, on allait restituer au roi de Prusse le duché de Varsovie. Quelque inépuisables que soient toutes ces intrigues, il ne peut qu'être utile d'avoir le moyen de les suivre ; c'est ce qui m'a fait prendre le parti d'écrire à M. Bourgoing la lettre dont copie est ci-jointe.

Le colonel Krazinski, ayant achevé l'organisation de son régiment, se rend à Paris, pour rejoindre les détachements qui sont déjà en France. Je ne puis trop me louer de son zèle, et du dévouement qui l'anime pour le service de Votre Majesté. Il a eu à éprouver pour la formation de son régiment, bien du désagrément, même de sa famille. Il a tout surmonté. U a tout ce qu'il faut pour faire un bon officier. Il laisse dei^ lière lui son major avec 110 hommes, ce qui forme le complet desonrégiment. Ce détachement est obligé de rester ici quelques jours, manquant de quelques chevaux et effets d'harnachement.

II ne pourrait être que très-utile de faire décacheter à Berlin les lettres en français et en allemand venant du duché de Varsovie.

Skiemiewice, 16 fêTiier 1S08.

Sire, depuis la dernière lettre que j'ai eu l'honneur d'écrire à Votre Majesté, les choses sont restées dans ce pays dans la même situation; on n'y fait rien. Il semble à beaucoup de personnes que l'on veut arrêter la marche des affaires, et l'organisation pour indisposer les esprits. Il peut se faire aussi que ce ne soit que le résultat de l'ineptie. Quoi qu'il en soit, cela produit le même effet.

Il n'est pas du tout question de présenter au Roi la liste des sous-préfets. On veut attendre qu'ils soient désignés par les préfets, et beaucoup de ceux-ci ne sont pas rendus à leur poste, sous différents prétextes qui sont, en général, plus ou moins mauvais. Il est difficile de prévoir l'époque où cette liste sera soumise à l'approbation du roi de Saxe. Heureusement que le résident de Votre Majesté vient d'arriver; il pourra, lorsqu'il se sera mis au courant, faire des insinuations que je ne puis pas me permettre sans des inconvénients majeurs.

Je crois devoir instruire Votre Majesté que M. Thielmann, aide de camp du roi de Saxe, qui est resté à Varsovie, est venu me trouver, il y a quelques jours. Cet officier est le même que Votre Majesté envoya, après la bataille d'Iéna, au Roi de Saxe, et que ce souverain vous renvoya à Mersebourg. Il m'a paru un homme très-dévoué à son souverain et animé du meilleur esprit. Il m'a beaucoup entretenu de Varsovie et de Dresde, et m'a déclaré que, si l'on veut tirer parti de la Saxe, empêcher l'armée saxonne, qui est très-faible, et dont on ne s'occupe pas, de se désorganiser; enfin, si l'on veut profiter des bonnes dispositions du Roi qui est réellement dévoué à Votre Majesté, il n'y avait qu'un moyen, c'était

DU MAKÉGHAL DAVOUT. — 1808. 145

d'envoyer à Dresde quelqu'un de ferme et d'éclairé, et qui comprenne la position actuelle des choses. II prétend que si on ne prend pas ce parti, on nous indisposera par la désorganisation où tout tombera.

N'aimant pas recevoir de pareilles confidences, je lui ai observé que comme cela était hors de mon devoir, je ne pouvais point y donner suite, ce qui a paru l'affecter beaucoup. Ne cherchant point à en imposer, il désire qu'on envoie sur les lieux un observateur pour instruire Votre Majesté de cet état de choses. Je sais qu'il a parlé de ce qui concerne Dresde seulement à M. Faikowski, officier d'ordonnance de Votre Majesté.

La désertion continue à être assez considérable dans l'armée russe, et pourrait faire craindre quelques complots contre les jours de l'empereur Alexandre. Les officiers français qui ont accompagné les colonnes russes à Bialystock ont entendu l les officiers russes témoigner leur mécontentement de l'état I des choses en Russie et surtout de la guerre avec l'Angleterre. Ces officiers ne cachent pas cependant qu'ils ne voudraient pas la guerre contre nous.

On a beaucoup parlé ici d'un changement dans le ministère russe. Suivant le dire d'un médecin du prince Gzartoriski , qui arrive de Galicie, le parti anglais dans le ministère russe a été chassé, et le jeune prince Gzartoriski a dû quitter Pétersbourg; il doit être en route pour l'Allemagne et passer par Varsovie.

L'ambassadeur de Sa Majesté le roi de Hollande en Bus«

sie, M. Six, vient d'arriver. N'ayant pas trouvé ses passe-ports,

il a expédié un courrier à Pétersbourg, et il attendra son

retour. Toujours beaucoup de nouvelles prussiennes : réunion

t do duché de Varsovie au roi de Prusse et cession de la Gali-

; cie à la même puissance. Les fabrications de ces nouvelles

sont en grande partie à Berlin. Elles inquiètent, et c'est le but

qae se proposent ceux qui les répandent.

tiê C0BBE5P05DA5CE

Sire, le général Monmd a &it coQnaftre à Votre Majesté, en réclamant ses bontés, le mariage qnH contracte arec mademoiselle Paris; cette idée a été mise à exécntion aussitôt que conçue. Étant à Skiemiewi<:e depois le départ du roi de Saxe, pour T mettre en ordre les affiures qne Votre Majesté m'a données dans ce pars, la première nouTcIle qne j^ai eue de ce mariage est par le général Morand, dont j'ai reçu une lettre qni me Fannonce. Les choses étant à un tel degré de publicité, et les paroles étant données de part et diantre, il deyenait inutile d^insister sur les démarches qu^il eût été convenable de £ûre. Ce qni le rend excusable de cet oubli, c^est que son amour est né à la première rue, et que de suite il a youIu tout 6nir; du reste, il nj a qu^une seule voix sur les qualités de la jeune et belle personne à laquelle il unit son sort. Les services et les qualités du général Morand sont trop connus de Votre Majesté pour que je me permette de les rappeler. Je me bornerai à vous faire connaître. Sire, que nul n'est plus dévoué à Votre Majesté, et ne serait plus inconsolable s'il n'obtenait pas votre approbation. Son bonheur serait pour jamais troublé.

J'adresse à Votre Majesté, dans le cas où la lettre du général Morand ne lui serait pas parvenue, copie de cette lettre.

Skiemiewicc, l*' mars 1806.

Sire, instruit qu'un très-grand nombre de soldats polonais étaient absolument sans chaussures, je me suis adressé au ministre de la guerre, pour qu'il invite le gouvernement à prendre cet objet dans la plus sérieuse et la plus prompte considération, et pour qu'il me fournisse Tétat, régiment par régiment, des quantités de chaussures qui manquaient pour

ompléter celles voulues par les règlements, c'est-à-dire trois maires par homme.

Je crois devoir adresser à Votre Majesté copie de la lettre que le ministre m'a écrite, en réponse à la mienne. En la prenant au pied de la lettre, on ne pourrait pas tirer un grand parti de cette armée qui est assez forte, et d'ailleurs animée d'un bon esprit.

Ce qui n'est pas exagéré, c'est le manque total de chaussures et d'administration.

Le gouvernement ne paye que la solde, et les conseils d'administration des corps n'ont reçu jusqu'ici aucun fonds pour Tentretien de l'habillement et de l'équipement.

Je n'entrevois pas l'époque où, sous ce rapport, on prendra des mesures pour pouvoir conserver cette armée, puisque le désordre des finances est au comble, et que chaque jour ne fait qu'accroître les embarras où l'on se trouve par le manque d'argent'.

On a transporté à Magdebourg une très-grande quantité de îiouliers qui s'y perdront, puisque les corps en font confectionner et pourvoient aux besoins du soldat. On pourrait en céder 50 ou 80,000 paires au gouvernement du duché, qui, je le répète à Votre Majesté, n'a aucun moyen, dans ce moment,

' Cet état de choses avait dà déj^ attirer Fattention de TEmpereur. Quelques semaines auparavant, le roi de Saxe lui avait envoyé des députés polonais pour le féliciter et pour lui porter leurs doléances sur un certain nombre de points, — créances françaises en Pologne, frais d'occupation du i^and-duché, etc. Napoléon se montrait très-disposé à des tempéraments. hr des lettres du 24 février, il avait chargé le ministre des relations extérieures, M. de Champagny, et Tintendant général de la grande armée, M. Dam, d'examiner les principaux objets des réclamations polonaises. Il <iiiait notamment à M. de Champagny : « ...Si mes troupes continuent à r«iter dans le duché de Varsovie, je ne me refuse point k prendre des mesures telles que mes troupes ne coûtent rien à la Pologne. Je leur donnerai la solde et les vivres de mes magasins et de mon trésor. Que les <lépatés me fassent donc connaître ce que coûtent mes troupes. Le quatrième objet à traiter avec eux est leur budget. Deux millions de florins pour Tarmée, de même que six millions pour les frais d'entretien du gouvernement, me paraissent bien considérables. Ayez des conférences sur ces quatre objets avec les députés polonais et le ministre de Saxe, et présentez-moi un rapport clair sur tout cela... « (Correspondance de Napoléon, t. XVI, p. 37M73.)

i4S CORRESPONDANCE

de pouiToir à cette dépense urgente, et qui d'ailleurs ne peul faire confec^tionner ici que des souliers de la plus mauTaise qualité.

PUXCE ALEXANDRE, ETC.

VanoTie, 5 mars 1806.

Monseigneur, j'ai Thonneur de rendre compte à Votre Altesse que le général de division Priant m'ayant informé de la facilité avec laquelle les prêtres de la Pologne mariaient les soldats, sans permission de leurs chefs, et déjà plusieurs autres plaintes de cette nature m'étant parvenues , j'ai cru devoir prendre des mesures à cet égard : les deux copies cijointes les feront connaître à Votre Altesse.

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