AD MINISTRE DE LA GUERRE
COMTE D'hUNEBOURG.
Erfurt, 25 janvier 1809.
Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Excellence i rapport du sieur Lange sur la Gazette de Bamberg, dont je ins ici les numéros 16 et 20.
Ce rapport démontre l'esprit d'intrigue dans lequel cette zette est rédigée '.
îe sont à 140 hommes effectifs. Faites-moi connaître ce qat vous manque ur que vos troupes soient dans cette situation. » {Correspondance de poUon, t. XVIII, p. 208.)
> Ces affaires de journaux allemands préoccupaient toujours Napoléon, qui uvait du temps pour tout, et qui écrivait de Valladolid, le 13 janvier,
ministre, Fouché : « Il y avait à Berlin une (gazette allemande intitulée Télégraphe, Elle sMmprime actuellement à Erfurt. II n*y a pas de diffîté qu*elle s*y imprime encore quelque temps; mais je désire qu'elle vienne mite s'établir à Dûsseldorf. Ecrivez là-dessus au duc d'Auerstsdt et au ar Beu^ot. Cette (razette serait destinée à détruire en Allemagne le mau- 8 effet qu'y produisent les fçazettes de Vienne et de Presbourp,. Faites contre à mon ministre à Cassel qu'il fasse tourner en ridicule, par les {gazettes
Westplialie, tous les articles des (gazettes de Vienne et de Presbourg igés contre la France et la confédération du RYiin. Donnez des ordres en lens aux(;azettes allemandes de Mavence et de Strasbour{; « {Correspondance Napoléon, t. XVIII, p. t02.)
L'article sur la manière dont vivent les troupes dans la province de Bayreuth, donné, dit-on, par les autorités françaises, est de toute fausseté, puisque les troupes dans cette province vivent des magasins depuis le 1*' janvier.
L'article inséré dans la Gazette de Bamberg du 20, comme extrait de celle d'Erfurt, est celui qui a motivé l'arrestation du rédacteur de cette dernière, et la mesure prise de n'y laisser insérer que des articles extraits du Moniteur,
Cet article avait été fourni par un conseiller de cour du duc de Weimar, sur lequel je vous adresse, par ce courrier, un rapport de l'intendant de la province d'Erfurt.
Il serait bien utile de faire un exemple sur quelqu^un de ces gazetiers, car il n'est pas douteux que, depuis un mois surtout, on emploie tous les moyens pour échauffer les têtes allemandes.
Je dois faire observer à Votre Excellence que le duc de Weimar, qui m'avait fait passer quelques renseignements, ne m'en a pas adressé depuis quinze jours; ce n'est pas que ses correspondances soient moins actives, mais il paraît avoir repris un peu d'assurance.