‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 97 sur 99 · COUR ES POND ANGE · texte numérisé non relu

COUR ES POND ANGE

Trois ré*[iments de la division Gudin sont partis de Saint- Pœlten, pour aller à Sieghartskirchen, à moitié chemin de Vienne.

Le 7* d'infanterie légère, qui était à Mautern, en partira ce soir pour rejoindre la division, à moins que les mouvement^ de l'ennemi ne fassent croire qu'il veut tenter un passage sur ce point.

Le 85% qui est aussi «le cette division, est à Mariazell. Je lui envoie Tordre de rejoindre la division avec le général Duppeliii.

Le général Lacour restera sur ce point avec le 13* d'infanterie légère et 200 chevaux, pour observer. 11 sera en échelon^ depuis Mariazell jusqu'à I^ilienfeld.

Le général Morand est avec le 17' et le 30' à Mœlk ; le 6V eut à Mautern.

Il est arrivé hier à Saint-Pœlten une légion portugaise dv 12 à 1,300 hommes d'infanterie et de 300 chevaux. J'ai adresst* hier au major général l'état des besoins de cette trouj)e; elle a eu ici un séjour dont elle avait besoin ; c'est d'ailleui-s la seule troupe qui se trouve ici. Je prie Votre Majesté di* m'autoriscr à la conserver tant que nous aurons des troupes ;i Mœlk et à Mautern.

J'envoie à Votre Majesté le comte de Brener, qui commandait les landwehrs du côté de Mariazell, et qui a été fait prisonnier. Ce comte appartient à une grande famille de Vienm*. 11 m'a demandé à pouvoir s'y retirer comme prisonnier sur

«era nécessairo, on fuÎMant faire cnpeiidnnC le moins de movyemcnts possibli* ce soir à ces (Ilvirtioii9. Il me parait que la division Priant seule aura be>oiii de sortir de la ville, afin d'être relevée par la division Claparède. La division Fi-iant peut se réunir tout entière entre Scliœnkrunn et Vienne, i" bataille, ayant son artillerie et prête à partir. Si vos parcs et quelques autri'" choses appartenant à votre corps d'armée se trouvent sur la route de Saint- Pœlten, faites-les marcher sur Vienne.

« Il est néreaxaîre, du reste, de faire le moins de mouvements possible ju>qu'.^ ce qu'on voie ce que veut faire l'ennemi. Il ne serait pas impassible que je ne fisse pas bou|»er votre corps de la journée de demain. Je donne ordre que les deux bri{;ades de la division Claparède occupent Vienne, et qu'une division occupe Nusdorf jusqu*à Klosterneubur(v. Ayez bien soin que toui les postes du {vénérai Morand soient relevés dans la nuit. » {Correxpondanct de Napoléon, t. XIX, p. 25.)

parole. Je le renvoie à Votre Majesté, ainsi que le chevalier Lellis, pris avec lui, qui réclame la même grâce.

P. S. — Suivant le rapport du général Morand, il n'y a plus «levant lui que des postes.

Saint-Pwhen, 19 mai 1809, scpl heures du soir.

Sire, j'ai Thonncur d'informer Votre Majesté que^ d'après ce que me mande le général Pajol, l'ennemi s'est renforcé, et a augmenté ses postes en avant de lui. Beaucoup de madriers et de grosses poutres ont été apportés sur les bords du Danube, à gauche et à droite de Stein. Il y a beaucoup de mouvement dans le camp, ainsi qu'à Krems et à Stein. Je pense que tout cela a pour objet de nous faire garder des troupes sur ce point.

Saini-Pœlieu, 19 mai 1809, on/.o heures el demie du «toir.

Sire, le général Pajol me rend compte, par une lettre de neuf heures du soir, que l'ennemi vient d'occuper des fies situées près de notre rive, et qu'il y a établi des postes; il ajoute qu'il a observé beaucoup de mouvement dans les camps autrichiens, ainsi que dans les villes de Krems et Stein, pendant la journée, et des démonstrations qui, dans toute autre circonstance, annonceraient des projets de passage. Au premier avis que j'en aurais, je pourrais réunir sur ce point la division Gudin, et environ trois mille hommes des autres divisions, y compris la légion portugaise el douze cents chevaux.

Saint.Pœltcn, 20 mai 1809.

Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que le général Pajol me mande, ce matin à quatre heures, qu'il y

a toujours beaucoup de mouvement à Krems et dans le camp de RohrendorF.

L'ennemi a fait remonter hier soir le Danube à 2,000 hommes; on les a suivis jusqu'à Durrenstein, où on les a perdus de vue.

Le {général Jellachich doit être à Rastadt, suivant tous les rapports. Il paraît que le corps du {général Ghasteler s'est retiré sur ce point.

J'adresse à Votre Majesté la déclaration d'un déserteur r|ui fait connaître ce que l'ennemi a à Altenmarkt.

J'ignore si le général Vandamme se porte sur ce point, conformément aux ordres de Votre Majesté; mais j'ai lieu de croire que non, d'après ce qui est arrivé à Lintz.

P, S. — Un rapport que je reçois à l'instant du général Pajol, de onze heures du matin, annonce qu'il y a une heure, il est arrivé au camp de Rohrendorf un fort bataillon^ un escadron et deux pièces avec quelques voitures, venant du côté de Stockera u.

Le général Pajol observe que si Votre Majesté a passé le Danube à Vienne, il est inconcevable que l'ennemi persiste à tenir Krems et à rester dans son camp de Rohrendorf.

Les postes du côté de Tulln ont aussi vu quelque infanterie remonter le Danube, et le général Leclerc a distinctement vu, hier soir, 2,000 hommes se rendre dans la gorge de Durrenstein.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Sainf-Pœlten, 20 mai 1809, <lea\ heures après miiii.

Monseigneur, je n'ai reçu qu'aujourd'hui, à onze heures après midi, la lettre de Votre Altesse d'hier, à sept heures du soir, de sorte qu'une partie des dispositions qu'elle renferme ne pourront être exécutées au moment prescrit *.

' Le major i^éiirral nu maréolial Davout. — « Ebcmdorf, 19 mai 1809, huit heures <Iu soir. L'intention de TËmpereur, Monsieur le duc, est (pe

Je ne pourrai être rendu à Vienne que cette nuit.

Quant aux pontonniers, ils étaient à Mœlk ; ils vont se mettre en marche, mais ils ne pourront être rendus à Nusdorf que :3emain.

Les sapeurs et les outils sont partis; ils arriveront demain de bonne heure.

Le général Gudin n'arrivera à Nusdorf qu'avec trois régiments. Le 85* a été, d'après les ordres de Sa Majesté, envoyé

^oiLs f;ii)sicz retirer tout ce que vous avez du côté de Mariazell, vn y laissant «eulemonc une forte patrouille d'observation. S*il n*y a rien de nouveau, l'intention de l'Empereur est que vous partiez de Saint- Pœltcn, de manière a être rendu demain à midi à Vienne. Avant le jour, vous ferez partir vos pontonniers, vos sapeurs et vus outils, pour se rendre à Nusdorf, où vous donnerez l'ordre qu'on jette un pont. Vous savez que Nusdorf est entre KIosterneuburfj et Vienne. J'ai envoyé directement Tordi-e au {général Gudin de partir demain, à quatre heures du matin, de Siefjhartskirclien, pour se rendre à Nusdorf et surveiller toute la rive droite du Danulie jusqu'à Vienne.

M Vous ordonnerez qu'on ramasse toutes les barques aussitôt que la rive (^aucbe sera libre : ce qui doit être dans la journée de demain, puisque les ponts que l'Empereur fait faire à Ebersdorf, à deux lieues au-dessous de Vienne, seront faits avant midi, et que notre cavalerie inondera la plaine.

M Vos pontonniers seront très-nécessaires pour établir des trailles ù l'emplacement des ponts brûlés de Vienne, pour pouvoir communiquer par la route la plus directe sur Briinn ; car notre pont, comme je vous l'ai dit, est ^ deux (grandes lieues au-dessous de Vienne.

M L'intention de l'Empereur est que vous fassiez filer votre cavalerie par Mautern et Tulln, ce qui éclairera la rive droite du Danube, bormis cependant un ré{»iment qu'il sera nécessaire de laisser du côté de Krcms.

u Quant à la division Morand, vous la placerez de manière à remplir le double but de couvrir, depuis Mnplk jusqu'à Vienne, la rive droite, de fjarder Saint-Pœlten et de pouvoir se réunir sur Vienne aussitôt que l'ennemi aura abandonné la rive {;aucbc.

« Je donne l'ordre au prince de Ponte-Corvo d'entrer en Bohème en -manœuvrant sur Rudwcis ou sur Zwettel, suivant les circonstinces et les mouvements de l'ennemi.

u Quant au {général Vandamme, il doit se placer de sa personne à Enns et laisser 2,000 hommes à la tète de pont de Lintz. Il occupera Steyer pour contenir l'AIt-Mark et Enns ; il observera les débouchés de Mauthausen ; il fera occuper Wallsee et Ips, et il renverra à Vienne les ti*oupes qui se trouvent dans ces derniers points, et enfin il se tiendra prêt h se porter, avec <oute la masse de ses forces, sur Steyer, suivant les événements. Dans le dernier cas, il laisserait 2,000 hommes à la tète de pont de Lintz, de manière que le prince de Ponte-Gorvo fût disponible. » (Correspondance de Napoléon, t. XIX, p. 27-28.)

;i Mariazell avec le général Duppelin. Je lui expédie Tordre d'en partir; il ne pourra rejoindre la division qu'en trois ou quatre jours. Le 7' est à Mautern, où je le laisse jusqu'à demain matin. 11 partira alors s'il n'y a rien de nouveau.

Ce qui me détermine à le laisser sur ce point, c'est que Tennemi a, vis-à-vis, un camp de 8 à 10,000 hommes, et que le général Pajol me mande qu'on aperçoit de ce côté beaucoup de mouvement. L'ennemi a amené sur le Danube, à droite et à gauche de Krems, un grand nombre de poutres et de madriers.

J'ai ordonné au général Morand de laisser un régiment à Mœlk, qui se liera par de petits postes ambulants avec Ips.

Le général Morand s'établira de sa personne à Saint-Pœlten avec un régiment. 11 en aura un autre vis-à-vis de Krems, observant le Danube par de petits postes.

Le général Pajol laisse un régiment sur ce point et partira demain avec les deux autres en longeant le Danube.

Le 13* d'infanterie légère, qui était à Mariazell, a ordre de se porter sur LilienFeld, d'où il observera Mariazell, Saint- Gaming et la route de Vienne par Altenmarkt.

La légion portugaise qui est ici en partira demain matin : en cas de passage de l'ennemi, le général Morand la retiendrait, ainsi que les autres troupes de passage, pour s'en servir et jeter l'ennemi dans le Danube.

Le général Pajol me mande à l'instant qu'il y a une heure il est arrivé au camp de Rohrendorf un fort bataillon, un escadron et quelques voitures venant de Stockerau.

Les postes du côté de Tulln ont aussi vu quelque infanterie remonter le Danube, et le général Leclerc a vu distinctement, hier soir, 2,000 hommes se porter dans la gorge de Durrenstein.

Comptant partir dans deux ou trois heures, j'ai ordonné qu'on fit mon logement à Vienne.

Je prie Votre Altesse de m'adresser ses ordres chez le général Andréossy, où je les ferai réclamer.

FIN nu TOME DEUXIEME.

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