‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 96 sur 99 · II · texte numérisé non relu

II

Saint-Pœlteo, 18 mai 1809, sept heures Ja soir.

Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté un rapport du général Duppelin et celui d'un aide de camp du général Gudin qui est à Lilienfeld.

Mariazell, Saint-Gaming, WaydhoflFen et lès environs sont purgés d'ennemis.

Les paysans et même les landwelii*s commencent à rentrer dans leurs foyers. Il paraîtrait que l'ennemi aurait encore quelques forces vers Altenmarkt, Steyer et Bruck.

P. S, — Le général Vandamme devant se porter sur Mariazell, je lui envoie ces renseignements pour qu'il se dirige sur Altenmarkt.

L'officier badois qui remettra cette lettre à Votre Majesté assure qu'on a fait à Lintz quelques prisonniers et pris quelques pièces de canon.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Saiut-PœlteD, 18 mai 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime un état de situation de la 13' demi-brigade d'élite de la légion portugaise, qui est arrivée ici aujourd'hui, au bas duquel est un rapport sur l'armement, l'habillement et l'équipement de cette troupe.

Le général qui la commande m'ayant demandé à prendre séjour demain pour faire ferrer un grand nombre de chevaux, réparer les armes qui en ont besoin et attendre ses équipages, où il se propose de prendre des eflFets pour les officiers et pour les soldats, j'ai cru devoir accorder sa demande.

Ainsi, cette demi-brigade, partant d'ici le 20, ira le même jour à Sieghartskirchen, et le 21 à Schœnbriinn, pour y receroir les ordres de Votre Altesse.

Saint-Pœlten, 19 mai 1809, oeuf heures et demie du matin.

Sire, j'ai rhonneur d'adresser à Votre Majesté quelques rensei(;nements qui m'ont été donnés par le bailli. Le maître de poste est un moine de Mariazell, que j'ai fait venir ici. J'en ai envoyé copie au prince de Ponte-Corvo.

Il n\' a rien de nouveau à Mœlk, ni à Krems.

Saini-Pœlteo, 19 mai 1809, trois heures adirés midi.

Sire, le général Pajol, qui est à Mautern, me rend compte que le camp de Rohrendorf a été augmenté de deux forts bataillons, et que plusieurs caissons venant de ce camp se sont portés sur Krems.

On a entendu, pendant la nuit, beaucoup de mouvement dans Krems et Stein.

Je n'attribue tout cela qu'aux inquiétudes de l'ennemi.

En conséquence des ordres que j'ai reçus cette nuit de Votre Majesté, la division Friant, qui était à mi-chemin de Vienne, est partie pour se diriger sur cette ville.

Le général Friant a dû envoyer en avant un officier pour prendre les ordres du major général '.

I 1/ Empereur au maréchal Davout. — •* EbersdorF, 19 mai 1809. Mon cousin, donnez ordre au général Pajol de se porter avec un rc{;imcnt de cavalerie d'abord sur Tulln, où il sl* mettra en communication avec un autre ré{;imcnt de cavalerie que vous enverrez, sous les ordres d'un ofUcier intelligent, à Sieghartskirchen ; avec cette brigade de cavalerie il se portera au secours du général Vandamme, cpii aujourd'hui s'est porté entre Mauthauscn et Altenburg pour attaquer l'ennemi qui mena(;ait de passer. Prévenez le nénéral Vandamme du nom de ces deux régiments, de la direction qu*iU prennent et de l'heure à laquelle il.^ arriveront, par un ofHcier qui pourra rapporter des nouvelles de ce qui se passerait ce soir et cette nuit. Chargez le général Pajol et l'oDicier supérieur que vous enverrez à Sieghartskirchen de correspondre fréquemment avec vous et de laisser à cet effet quelques postes sur la route. Tenez-vous prêt, avec les divisions Friant, Morand et Gudin, à partir à deux heures de la nuit pour vous porter partout oïli il

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