‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 107 sur 171 · DV · texte numérisé non relu

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Le duc de VrvoNNE a Louvois.

Messine, 29 avril 1677.

L'arrivée des troupes françaises à Messine amenées par les vaisseaux de Valbelle. Conférence avec les officiers généraux. - [Minute : Bil.l. nat., Fr. 8033, fol. 145; Ms. de Polignac, année 1611, n° 91.)

J'ai reçu les deux letti^es que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, l'une du 22° lévrier et l'autre du 10» mars, avec la copie de celle que vous écrivez à

1 Le chevalier de Montl.ron. capitaine du vaisseau le Dur reçut l'ordre de débarquer dans une felouque le plus près possible do Civiià-Vccchia, en retournant en France, le marquis deChaslenel el quelques officiers et sergents de son régiment (Bibl. nat., Fr. 8033; Ms. de Polignac, année 1611, n yî)}.

[1677] nu MARÉCHAL DE VIVONNE. 241

M. rinteiiciarit. Elles m'ont été rendues le 26' avril et ont été apportées par le convoi qui est arrivé heureusement à Messine sous le commandement de M. de Valbelle. Il l'a escorté et conduit avec tant de soins que tous les bâtiments (jui le composoient sont entrés avec lui dans ce port sans avoir reçu nul dommage. Les troupes furent débarquées le lendemain et passèrent par le milieu de la ville, s'attirant l'admiration de tout le monde, tant on trouvoit les soldats bien faits et bien vêtus. Je puis vous dire. Monsieur, que tout Messine en a été charmée et (|u'on n(i|)eut aussi voir des compa^niies mieux entretenues que celles de ce réf^iment suisse*.

Les officiers généraux que le roi a envoyés ici étant descendus à terre, nous avons eu plusieurs conférences sur l'état des allaires de Sa Majesté en Sicile, et, après l'exposition i|u'on leur a faite et ce (ju'ils ont pu remarijner eux mêmes, ils ont reconnu (jue ce pays est tout diiîérent de la France et sont tombés d'accord qu'il est impossible de faire ici avec succès plusieurs choses qui se pratiijuent utilement en Flandres et ailleurs. Il leur a paru comme à moi qu'on ne pouvoit ruiner ([ueNiues i)osles foils de situation sans nous affaiblir, ayant juj^e ([ue ces lieux sont essentiellement lu-cessaires a maintenir les armes de Sa Majesté ici et à la sûreté des terres qui lui obéissent-.

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