Cf. n" CCCCLXXKllI et noie
2. Tout le monde s'attend<tit en Sicile, en Italie et en France à voir Vivonne commencer proniptement une campagne brillante, après avoir reçu les importants renforts que le roi lui envoyait. Mais, soit timidité, soit embarras pour l'utilisation des forces nouvelles i[Uti subitement il avait à employer, il ne
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Lorscjuc j'ai pris la liberté d'écrire au roi touchant les fortifications, je n'ai jamais eu dans l'esprit de faire autre chose que Sa Majesté m'a ordonné, qui est de songer simplement aux réparations les plus indispensables. Ainsi, Monsieur, soyez assuré, s'il vous plait,
sut pas agir vite, frapper fort et, comme dans bien d'autres occasions, perdit un temps précieux. Si toutes ces troupes avaient été envoyées dès le commencement de l'expédition, il est vraisemblable que la conquête de la Sicile aurait été relativement aisée et rapide, quoique sans aucune assurance de s'y maintenir. En 1677, il était trop tard. Les Siciliens avaient été déçus par les Français, et les agents politiques de l'Espagne agissaient sans peine sur leur esprit. Ils leur représentaient que le roi de France ne pensait pas à conquérir la Sicile et ne songeait qu'à faire une diversion à la guerre continentale, ou tout au moins voulait prendre quelques places dans le seul but de les échanger plus tard contre d'autres par traité. Les Siciliens devaient donc retourner un jour ou l'autre sous la domination de l'Espagne. Le mieux était donc pour eux de se concilier les Espagnols et de « s'acquérir du mérite auprès d'eux ». Cette opinion était rapportée par La Villedieu à Louvois, le 30 juin, dans une lettre (Arch. de la Guerre, vol. 610, n° 29; citée par C. Rousset, op. cil., t. II, p. 450).
De là de nombreuses tentatives de complots. Le bruit courait aussi à Messine que les Français pilleraient la ville, s'enfuiraient et laisseraient les Messiiiois à la merci des Espagnols : « Fra di tanto in Messina acadevan spesso fastidiosi tumulti non solo per l'insolenza de' soldati Francesi ma per le morraorazioni che tuttavia crescerano che i Francesi dovessero finalmente saccheggiar Messina e lasciar gli abitanti alla discrezione dcgli Spagnuoli » (.4. de Sariis, Dcli Istoria dcl regno di Napoli, t. III, p. 2'i5).
L'inaction de Vivonne est ainsi expliquée par l'auteur anonyme du Mémoire de ce qui s est passé dans ta dernière guerre de Messine (liibl. nat., Fr. 5803, fol. 259) : « La bonne chère et les dames l'emportèrent, et ce nouveau maréchal de France s'endormit sur son bâton. »
que l'on n'y l'era point de dépenses ni considéiables ni superflues.
Et) ;Ut(;ndiiiit (jue je vous écrive plus au long par un autre hàtinient (|ue j'enverrai en France, je ne lais cette lettre plus l()M}j;ue (|ue pour vous remercier de toutes vos honnêtetés et de tous les bons offices que vous avez la bonté de me rendre. La reconnoissance en est profondément gravée dans mon àme et je n'aspire à rien avec tant de passion qu'à voir continuer votre hicnveillance que je mets au rang de ce (|ue j'ai de plus cher au monde. Je suis...
DVl.
Lk dlc 1)K Vivonxe a Seignelay.
Messine, 29 avril 1677.
Vivonne annonce à Seignclay l'arrivée du convoi à Messine. (Ms. de Polignac, année 1677, n° 92.)
Monsieur, Bien que je me remette à vous écrire plus au long par un autre bâtiment, je ne saurois néanmoins laisser paitii' celui ci sans vous donner au moins avis de l'heureuse arrivée du convoi sons la conduite de M. de Valbelle. Il comparut le 25° avril, dans un temps où nous l'attendions avec beaucoup d'impatience, et il a été escorté avec tant de soin et d'application (jue tous les bâtiments qui le composoicnt sont entrés prestiu'à même temps dans le port sans avoii' couru aucune mauvaise l'oitune'. Voilà, Monsieur, tout ce que j'avois