‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 134 sur 171 · Cf. n" nxxxm · texte numérisé non relu

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2. Si létal de la place de Syracuse laissait à désirer, Catane au contraire était à cette époque assez bien fortifiée. Depuis plusieurs mois, lîrancu.uoute, Cruiiembergli et Moncada tra-

(1677) DU MARI^CilAL DE VIVONNE. 287

J'ai appris (|u'il y a liois cents paysans a *

qui dcinaiidenl tous K-s jours l'armée de France pour se révolter. Voilà ce c|ue m'a assurr mon messaj^er de Syracuse. Je l'attemls après doniaiii (ju'il doit revenir de son ambassade. Si vous vouliez me renvoyer Mousnier ou un autre, je pourrois encore vous apprendre (|uel(|ue chose. Tous les habitants de Lentini j^a^^nent la montayne aussi bien que d'isurtini et d'ailleurs. Leur prince qui est allé à Palerme leur a montré l'exemple. On m'a assuré que Brancamonle a désarmé tous les paysans à Catane, craij;nant une révolte sur les désordres (|ue hi misère obli^'e les soldats de (aire et que dans leur conseil ils ont opiné, en cas que vous avanciez dans ce pays de ce côté, de piller Aci. Tout ce mauvais traitement refroidit beaucoup de monde.

Le tambour (]ue j'ai envoyé il y a trois jours à Syracuse |)oui' ré(han;;e n'est [)as encore revenu. Ainsi, je ne saurois vous apprendre le sentiment du gouverneur. Je voudrois avoir (|uel(|ue chose de plus particulier à vous apprendre pour vous témoigner. Monseigneur, que je ne dors pas. J'ai des atfaires considérables avec licrnard et, comme il s'en va en France, je vous sup|)lie, Monseij;neur, d'avoir la bonté de m'accorder un con-é |)()im' aller à Messine. Je ne vous le demande (|ue pour <|ualre jours et vous assure que mon voyaj;e ne sera pas plus long. Si vous l'approuvez et que vous me Cassiez cette grâce, je m'embarquerai dans la feloutjue (|ue vous m'envoierez. Je laisserai les choses dans un état ((u'il n'y aura rien à craindre ici. Je l'es-

vaillaicnl à la rendre imprenable et renforçaient la garnison (P. Cardona, op. cit., p. 82 et suiv.). 1. En blanc dans le texte.

père comme cela et suis, avec tout le respect imaginable...

Je vous envoie la lettre de Brancamonte pour la compagnie d'Augusta avec le paysan et adresse les informations à M. l'intendant pour vous épargner cette fatigue.

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