‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 133 sur 171 · DXXXII · texte numérisé non relu

DXXXII

M. DR Dhezkts au duc de Vivon>'e.

[Augusta,] 10 juin 1G77.

Les ennerais se préparent à un siège dans Syracuse; personne no sort de la place et les fourrages dans les environs ont été brûlés. La population demande grâce. Nouvelles diverses. — (Ms. de Polignac, année IGll, n° 177.)

Monseigneur', Je nï'aperçois c|ue pour de l'argent on fait toutes choses dans ce pays. Après avoir perdu deux messagers qui sont à Syracuse en prison, non pas [)our le sujet que vous savez. Monseigneur, raais pour leur avoir trouvé une lettre sans seing en sortant pour venir ici, sans (ju'ils aient pourtant rien déclaré (je

1. i^L de Brezi'ts envoyait à la même époijue une lettre non datée à Vivonne pour lui mander que Du Quesne était au large de Syracuse [Ibid., n" 176).

n'ai pu savoir à (jui elle s'adressoit ni ce cm' elle conlenoit), j'en ai établi un tioisième (|ui s'est enj^a^é de ni'apprendre toutes les semaines une lois des nouvelles de tout ce qui se passera et sans accident.

Je vous assure, Monseigneur, que vous saurez tous les mouvements que les ennemis feront dans ce voisinage, ils ont été fort tranquilles jusques ici et ne s'en est lait nul pendant votre séjour de Taormina. Je pense qu'ils se précautionneront plus pour cette place que pour les autres, et toutes les grimaces (ju'ils (ont me paroissent qu'ils appréhendent un siège. Ils ont brûlé les fourrages sur la hauteur de Syracuse. Us ne sort pas un soldat ni un cavalier que par finesse. Je vous envoie. Monseigneur, un état des gardes où il ne vous sera pas difficile de juger de la force de la garnison montant de trois jours l'un*.

Si les choses sont vraies, comme elles m'ont été confirmées par un rendu qui vient d'arriver présentement, on n'en sauroit savoir plus de particularités. Tout le monde y ci'ie miséricorde, les gentilshommes comme les paysans, et la duchesse de Camastra y es tarrivée depuis dix jours. La compagnie de chevaux est sortie de Carlentini avec cent hommes que l'on a détachés pour envoyer du côté de Aci, si bien qu'il ne reste dans cette place au delà de deux cents hommes fort serrés sans qu'ils aient liberté de passer les portes. En vérité, tout le monde tremble dans ce voisinage et de Carlentini-.

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