‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 141 sur 171 · DXXXVII · texte numérisé non relu

DXXXVII

Le duc DE Vivonne a Louyois.

Messine, 17 juin 1G77.

Vivonne rend compte de l'attaque de Syracuse qu'il avait projetée, organisée, et qu'il dut abandonner pour le moment de l'arrivée de Du Quesne et de son inspection de Taormina. — (Minute : Bibl. nat., Fr. 8033, fol. 217; Ms. de Polignac, année 1677, n" 182.)

Monsieur, Ayant vu par les lettres que vous me faites l'honneur de m'écrire que je ne saurois vous faire un plus grand plaisir que de vous donner souvent des nouvelles de ce pays, je vous rendrai compte de ce qui s'est passé depuis ces dernières en me servant de la commodité qui se présente des galères qui vont à Cività Vecchia, et pour commencer je vous dirai, Monsieur, (|u'ayant vu que je ne pouvois rien entreprendre

dans une de ses lettres que Langeron « était guéri » de sa Messinoise.

[1677) DU MARKCHAI. DK VfVONNE. 293

par (t'iTc (]iie M. Du Quesne ne fût venu et même (|ii('l(|iif l('m[)S après, à caiiSL- qu'il faut l'aire le (l('((irn[)t(! aux ti'oiipcs et (|u'il faut donner loisir à la cavaloiie de remonter leurs cavaliers qui sont a pied et l'infanterie de s'habiller, armer et équiper, à l'artillerie de pouvoir marcher à la suite des troupes et à la munition de se mettre en état de pouvoir porter du pain pour les dites troupes partout où il sera nécessaire ; je ne me suis pas pressé de faire la jonction desyalèi-es du roi, voyant bien qu'elles seroient toutes ici à Messine auparavant que tout ce que j'ai dit ci dessus eût pris sa dernière forme. Cependant, Monsieur, je n'ai pas laissé de mon côté de me mettre en devoir de faire (juelque chose qui pût donner de la i;l()ire aux armes du roi dans le temps où il paroissoit raisoimahlement penser à rien, et voici, Monsieur, ce que je m'étois proposé :

M. le commandeur de Bérieux, agent pour le roi à Malte, m'écrivit une lettre qui me fut rendue le 24* du |)assé'. Je trouvai sous son pli un fort l)(>au plan de la ville de Syracuse avec un écril (|ui mar(|uoil (|u'il av<iit eu conférence avec (|uelques habitants de cette ville là, et plusieurs éclaircissements qui donnent espérance que, quand on assiégera cette ville là par terre et par mer, elle pourra être prise. Par la vue de ce plan, (|ue je trouve conforme à celui que m'avoit déjà fait M. de Goussonville Taum'c passée lorsqu'il revint de sa prison, il me parut ([u'avec les (|uatorze galères et les dix vaisseaux que j'avois alors que je pouvois entreprendre de l'aire une brèche à un certain endroit (|ui n'es! point

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