‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 147 sur 171 · En marge : « Dictée par Monseigneur · texte numérisé non relu

En marge : « Dictée par Monseigneur

Méditerranée au sccduis des Espagnols m'oblige de vous donner part de tout ce que je lais dans une conjecture aussi importante au bien de mon service et de tout ce (|ue j'estime (jue mon armée navale, qui est sous votre commandorneiit, pourra faire en ce rencontre pour la gloire de mes armes.

Vous saurez donc (jue les Espagnols ont déjà commencé de fournir aux amirautés de Hollande des sommes de deniers assez considérables pour l'armement et l'entrctènement de cette escadre, et encore qu'il y ait lieu de douter ([u'ils puissent achever le paiement de tout ce (|u'ils ont promis pour cela et, par conséquent, que le départ de celte escadre ne soit pas encore bien assuré, je ne laisse pas de disposer et de faire préparer toutes les forces que je veux opposer aux dits Ilollandois.

Vous saurez, donc que je donne au sieur comte d'Estrées, vice amiral de Ponant, le commandement d'une escadre de seize de mes vaisseaux pour aller attendre cette flotte dans la Manche et la combattre ou à la sortie ou entre les caps de Clare ou de Finisterre, avec ordre de la suivre jusque dans le Délroit* et les combattre partout où il les pourra joiiulre. Ainsi je dois bien espérer de ce premier elVort et que peut être ils n'échapperont pas à la valeur et à la vigilance que tous les olliciers de marine ont à présent, et même à la supériorité (jue mes forces navales ont sui' celles des lioUandois.

Mais si le dit sieur comte d'Estrécs ne pouvoit joindre cette escadre, je lui ordonne que, lorsqu'il sera arrivé au Délioil, il détache quatre des meilleurs vais-

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