D'Oppède était plutôt d'avis d'assiéger Milazzo
2. Ceci est confirmé par la lettre de Casaux à Louvois du 5 octobre : « Ce qui est encore de fâcheux est, Monseigneur, que depuis quelque temps la désertion s'est mise parmi les cavaliers et soldats, et j'appréhende que ce malheur n'ait des suites parce que les troupes y souffrent beaucoup, toutes sortes de denrées y étant fort chères. Il y a un grand nombre de cavaliers et de soldats qui n'ont pas mangé un morceau de viande ni bu du vin il y a plus de deux ans, la livre de viande se vendant ordinairement huit sols, le vin fort cher. Leur solde ne suffit que pour acheter un peu d'huile pour faire de la soupe; toutes les troupes des garnisons de ce pays depuis qu'elles y sont, à la réserve de Messine, qui a eu quelques matelas et quelques paillasses, tout le reste couche sur la terre. Je crois que c'est en partie ce qui cause cette désertion.
« Les troupes des ennemis désertent aussi bien que les nôtres parce qu'ils (sic) ne sont pas payés. Je crois que cela est fort égal de part et d'autre » (Arch. de la Guerre, vol. 610, n" 37).
D'après La Villedieu, l'armée française perdit en deux mois plus de 1 200 hommes, tant par la maladie que par la désertion (Ibid., n" 39). La \ illedieu s'en désolait et assurait que si
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« Pour arrcHer celle Héscrlion', il faiulroil faire venir (les viandes salées, des légumes et des huiles des lieux donl l'on en peut retirer h bon compte el du vin de France pour ôtrc distribué aux troupes au prix que ces denrées coûteroicnt rendues h Messine... Il faudroil aussi de quoi coucher tous les soldais qui sont dans les garnisons et quelqu'un (jui fùi chargé de l'entretien des casernes et des lits. »
11 faudrait augmenter les dix-sept compagnies de Mes- .sinois, qu'on entretient, pour garder les moulins.
Vivonne craint de maneiuer de blé, la récolle étant mauvaise en Orient el en Italie. Il faut en envoyer au plus tôt-. — (Ar.li. <le la Guerre, vol. GIO, n" 44.)