Vivonne, depuis la veille, campait devant celle place
sans le petit reste qui est demeuré à bord ; joint ([ue les capitaines emmènent ce qu'il y a de bon. Demain je lais partir trois vaisseaux de guerre, quatre brûlots et encore deux vaisseaux de guerre afin, si vous avez agréable, de leur ordonner d'aller à Augusta prendre le restant de la cavalerie et les équipages qui sont restés derrière. Pour ce qui est des barques, l'on les épargne, afin ([u'elles aillent au blé.
M. l'intendant demande des brûlots pour y envoyer. Je lui ai indiqué d'autres vaisseaux, ne croyant pas qu'il soit du service de détourner les brûlots pour de si longs trajets et qu'il ne reste que peu de vaisseaux de guerre.
Il n'est pas besoin que je dise qu'il est nécessaire de prendre Scaletta avant que les galères des ennemis se montrent à nous, ne croyant pas que les Hollandois s'en soient allés, à moins qu'ils n'aient abandonné l'Espagne ^ Encore un peu de temps et on le saura. Cependant, je suis...
1. La France et la Hollande avaient accepté la médiation du roi Charles d'Angleterre en vue de la conclusion d'un traité de paix. La réunion d'un congrès à Nimègue avait été décidée. Malgré le désir de Louis XIV et des patriciens hollandais d'aboutir à une réconciliation par un traité séparé, la paix ne put être conclue entre les deux pays trop engagés avec leurs alliés pour qu'ils pussent se les sacrifier mutuellement. « La guerre seule était capable de faire la paix », et les Hollandais se décidèrent de mauvaise grâce à la continuer. Ils menacèrent leurs alliés de leur couper les subsides s'ils ne se conduisaient pas, à la campagne prochaine, « rondement et sincèrement ».
Néanmoins, Du Quesne doutait à tort du départ de la flotte hollandaise en Méditerranée. Le 4 octobre déjà elle avait misa la voile. « Les navires hollandois ont voulu partir pour s'en