Voir n" CCCXXXIV
[tm6] l>l' MARKCHAI. I)E VIVONNE. 27
Le duc m Vivonnk m a»"!' i»i" Fiexnes.
[Au camp de Scaletta,] 31 octobre 1676. Vivonne demande des détails sur l'entreprise faite par d'Audijos sans l'ordre de Vivonne contre un village qui voulait se soumettre au roi. — [Ms. de l'olignac, année 1616, n° 136.)
J'ai appris, Monsieur, ce qui est arrivé ii M. d'Audijos pour avoir agi sans mes ordres et contre mes intentions en traitant comme ennemis la terre de Bauso, qui s'est voulu mettre sous l'obéissance du roi*; et parce qu'il m'a été rapporté que vous n'aurez pu approuver son procédé et que même vous avez lait ce qui a été en votive pouvoir pour empêcher une entreprise si peu fondée, je vous lais ces lignes pour vous dire que j'envoie au dit sieur d'Âudijos un oi>dre de venir incessamment ici pour me rendre compte de sa conduite^ et pour vous prier de me mander au vrai
1. En l'ahsence de Vivonne. tes Messinois avaient voulu châtier les villages de la région de Fiumedinisi. toute voisine dans la montagne, de leur fidélité envers les Espagnols. Un premier assaut fut infructueux, les habitants sétant bien défendus. D'Audijos, qui commandait les Messinois, dut se repher sur Gesso, où il fut à son tour assiégé. Les habitants de cette contrée, craignant un assaut plus terrible, résolurent de se rendre aux Français pour se mettre sous leur protection. Mais d'Audijos, contre la volonté de Vivonne et sans ses ordres, se remit en campagne à la tête des Messinois et saccagea avec sauvagerie le village de Bauso (Galatti, op. cit., S" édition, p. 262-26,3). Vivonne lit fusiller trois des chefs les plus coupables.
2. Cet ordre est dans le Ms. de Polignar. nnnre 1616. n" 1.35
(31 octobre).
comme la chose s'est passée. J'attends avec impatience votre réponse* et après avoir loué, Monsieur, votre bonne conduite, je vous prie de trouver bon que je vous assure que je suis avec estime votre très humble serviteur.
Le duc de Vrv'ONNE aux habitants de Bauso-.
Au camp de Scaletta, 31 octobre 1676.
Résumé d'une lettre par laquelle « il flatte les gens de cette terre pour les obliger de remettre entre les mains du porteur de la présente le sieur d'Audijos, leur prisonnier, pour en faire un châtiment convenable à sa faute et au tort qu'il leur avoit fait, et leur promet ensuite toute sorte d'amitié et de protection. » — (Ms. de Polignac, année 1616, n" 137.)
Antonio Cianciolo^ au duc de Vivonne.
Ali, 31 octobre 1676.
Les habitants de Mandanice et de la Pagliara ont fort maltraité les gens qui venaient de Milazzo à Fiumcdinisi*. Cianciolo, maître-notaire ii Messine, enverra h Vivonne les commandants des troupes siliciennes. — (Ms. de Polignac, année 1616, n° 138.)