Bavouse, dans le texte
.3. Sénateur et commandant des troupes inessinoises. 4. Il s'agit toujours de l'affaire précédente.
LK MAHQLIS DK PuK.LILI.V Al OLC DE ViVOXXE.
[Devant Scalelta,] 31 octobre 1676.
Preuilly établit une batterie, explique la défaite de Montastruc, demande des munitions et des renforts. — (.Ms. de Polignac, année 1676, n° 139.)
Je suis au désespoir, Monseigneur, de n'avoir pu rien avancer la nuit passée, mais vous avez vu le temps et je crois cju'il étoit impossible. Je viens de faire mettre une pièce qui bat Saint Fran(;ois. Je crois que cela vous sera d'une grande utilité. Je m'en vais en faire mettre encore une de 24.
M. de Montastruc me vient d'envoyer un officier pour dire qu'il n'avoit été battu que faute de munition et que les soldats n'avoient que deux coups à tirer. Je lui en ai envoyé. Il faut, s'il vous plaît, donner ordre que nous n'en manquions pas. Ils n'ont plus de pain. Je ne l'en puis fournir. Donnez y ordre, s'il vous plait.
Les quatre compagnies de Chaiîipagne sont arrivées cette nuit, mais c'est un foible secours, car il n'y a en tout que c|uarante hommes. Ce n'est pas assez et il faut que je laisse toujours un corps de garde en bas. Je vous supplie de considérer notre fatigue et que nous sommes toujours de garde.
J'envoie M. de Ricousse pour amener le chariot que j'ai envoyé quérir à Messine. J'oublie à vous dire (jue ces quatre compagnies de Champagne n'ont de pain que pour aujourd'hui.
Surtout. Monseigneur, de la munition! Vous voulez liien (|ue je vous dise que l'on ne peut prendre Scaletta (jue par le fort d'en bas et qu'il faut s'aller loger au pied des maisons.
Envovez-nous, je vous supplie, encore du secours. Si nous étions ici un assez grand corps je crois que nous pourrions venir à bout de la place. Tout ce que je vous puis assurer, c'est que nous ferons ce qui est possible. Je suis...
LOUVOIS AU DUC DE VlVONNE.
Versailles, 31 octobre 1676.
Le roi approuve entièrement la conduite de Vivonne et le plan qu'il a dressé pour la dernière campagne.
« Si le roi ne vous envoie point autant de troupes que vous en demandez et qu'il en faudroit pour faire la conquête entière de la Sicile, ce n'est pas que Sa Mîij esté n'en conuoisse l'importance, mais c'est parce que l'état présent des affaires qu'Elle a ne lui permet pas de faire tout ce que son service de ce côté-là pourroit bien désirer. Ce que je puis vous dire est que Sa Majesté est dans la résolution de vous assister de tout le plus de troupes qui lui sera possible et qu'Elle s'attend que vous saurez si bien vous servir de celles que vous avez que son service en recevra de grands avantages. »
« Les prodigieuses dépenses que le roi est obligé de faire pour soutenir la guerre en tant d'endroits mettent Sa Majesté dans l'impossibilité de pouvoir continuer à envoyer en Sicile les fonds nécessaires pour fournir aux dépenses qui s'y font et l'obligent à se servir des moyens qui se peuvent pratiquer pour son soulagement. Et
[16701 "" MAUÉrUAL DE VIVONNE. ?i\
Sa Majesté jugf'.inl que la raison de gagner raffeclion tles peuples (le Sicile <l(iil céder à celle du besoin que Sa Majesté a (l't^lrc secourue. Elle m'a commandé de vous faire savoir (|u'F,lle désire que vous fassiez établir les contributions dans tous les endroits de la Sicile où elles se pourront étendre pour être les deniers reçus au profit du roi par ceux ([ue M. d'Oppède' commettra pour cette fin, ainsi qu'il se fait en Flandres et ailleurs ».
Le reste de la lettre concerne l'artillerie et quelques ofiîciers. — (Arch. de la Guerre, vol. 479, fol. G55.)
GGCLIV.
Le duc de Vrv'orwE a Montastruc.
Au camp de Scaletta, i" novembre 1G76.
Ordres et instructions pour l'attaque de Scaletta. — (Ms. de Polignac, année 1676, n° 140.)
11 sera tire deux coups de canon de la batterie des galères pour signal à l'autre batterie de Messieurs des vaisseaux, laquelle répondra, qui seront les signaux de l'attaque, laquelle on fera en cas que le temps le puisse permettre.
M. de Montastruc rcconnoitra le jour, avec cinq ou six fusiliers seulement, les chemins de Saint François de Paule. Et quand la nuit sei-a venue, il s'en approchera à la portée de deux ou trois niousf|uets en un lieu le plus sûr qu'il se pourra et otj il ne puisse être vu des ennemis.
Et quand il entendra que la batterie du côté de deçà
1. Une lettre pour d'Oppède partit le même jour [Ibid., fol. 656).
aura tiré deux coups de canon et que celle des vaisseaux aura répondu, il fera attaquer Saint François de Paule de la manière qu'il le jugera à propos et prendra garde, les ennemis s'en retirant, d'y mettre son corps dedans de crainte des mines; et si après avoir été jusqu'à quatre heures de nuit dans ce lieu là, il n'entendoit point tirer les dites batteries, il s'en retournera à son poste avant le jour, afin que les ennemis n'aient pas connoissance de son dessein. M. l'intendant ayant ordre de fournir du pain à tout le camp de l'autre côté, vous n'avez qu'à lui écrire vos besoins pour y fournir. Il aura soin de faire faire aujourd'hui des fascines pour se loger et pour cet elTet on vous envoie des serpes, des pics et des pelles.
CCGLV.
L'intendant d'Oppède au duc de Vivonne.
Messine, i" novembre 1676.
D'Oppède va fnire embarquer du pain pour les troupes. Il n'y a plus d'orge pour les chevaux à Messine. — (Ms. de Poiignac, année 1676, n° 141.)
L'intendant d'Oppède au duc de Vrs'ONNE.
Messine, 1°'" novembre 1676.
« Le lieu de Savoca est dans une grande agitation, les bourgeois se divisent », et le chanoine Castelli a grand'peine à les contenir.
[ir,76] nu MARÉCHAL DE VIVONNE. 33
M. (l'Audijos n'est plus assiégé h Gesso, car M. de Fiennes lui a enfin prôlé secours. D'Oppède a invité ce dernier à garder la tour San Ri/,zo. D'Audijos a refusé au commissaire Paris de laisser faire la revue de ses troupes. D'Oppède, en conséquence, refuse de payer les troupes et demande un châliincnt pour les coupables. « M. de l^ouvois ordonnoroil de grands châtiments s'il le savoit. » — (Ms. de Polignac, année 1676, n° 142.)
L'intendant d'Oppède au duc de Vivonne.
iMessino, 1"'" novembre 1C76.
D'Oppède expose de la part des officiers des galères que le retour des galères en France est urgent et que la canonnade de Scaletta leur ferait perdre une journée. La saison est avancée et les galères n'ont plus que quarante jours de vivres. — (Ms. de Polignac, année 1676, n° 143.)
Tous Messieurs des galères et M. de La Brossardière en tête sont chez moi. Monseigneur, et ils ont souhait»' ([ue je me donnasse de nouveau l'iionneur de vous icprésenter l'état auquel les dites galères se trouvent soit par la saison avancée, soit par le manque de vivres. Ils sont persuadés, Monseigneur, quoiqu'ils ne désirent rien tant que d'acquérir de la gloire et de faire connoitre à Sa Majesté l'utilité de leur corps par leurs services, que le |)lus important qu'ils puissent rendre est de s'en retourner incessamment, puisque je ne suis nullement en état de leur donner plus de vivres que ceux t|u'ils ont présentement. H ne leur en reste plus que pour quarante jours. C'est à vous, Monseigneur, à juger si la journée i|ue l'on perdra lorsque u 3
3i CORRESPONDANCE [1670]
l'on fera la canonnade ne leur manquera pas dans leur canal qui est f^rand principalement dans la saison où nous sommes. Je suis, avec tout le respect et l'attachement que je dois*...