‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 44 sur 171 · En suite de cette démarche, Vivonne ordonna à La Bros · texte numérisé non relu

En suite de cette démarche, Vivonne ordonna à La Bros

et vins coucher à Gesso par un temps horrible où je croyois que je me perdrois avec le régiment. Le lendemain après midi, M. d'Audijos me demanda cin- ([iiantc hommes pour aller à liauso. Je les lui donnai d'abord où il me dit (jue le signor Hernardiglio lui avoit dit que Bauso ne vouloit pas rendre obéissance au roi et qu'il alloit pour cela. Il y fut. Et après y avoir demeuré un peu, les paysans y vinrent l'attaquer et firent grand Feu sui- ses troupes. M. d'Audijos se retira après avoir pillé le dit lieu de Bauso.

Voilà, Monseigneur, tout ce que j'en sais et que je vous en peux dire. Si je dois rester ici, Monseigneur, je vous demande la grâce de vouloir que j'y commande et de me faire venir les six compagnies du régiment ([ui sont à Messine, me conservant, Monseigneur, toute ma vie, avec un profond respect, l'honneur de me dire sans réserve aucune...

Si M. d'Audijos eut eu un cheval, il seroit parti à ce soir, à ce cju'il m'a dit. Agréez, Monseigneur, que je vous tasse resouvenir de nos chevaux qui sont à Auirusta d'avoir la bonté de nous les faire venir.

Du QUESNE AU DUC DE VnONNE.

l" novembre 1676.

Du Quesne fait partir deux vaisseaux pour Augusta et donne quelques nouvelles. — (Ms. de Polignac, année 1676, n" 148.)

Vovant (jU(; nos vaisseaux ne reviennent pas d'Au-

sardière, le 2 novembre, de remmener en F'rance les dix-neuf galères en laissant à terre trente soldats par galère, un officier et deux sergents (fbid., n° 155). Voir aussi n° CCCLXV.

gusta et que vous m'avez de nouveau ordonné que si j'y en renvoyois, ils passassent au camp, que vous vouliez leur faire embarquer quelque intanterie, voyant que VÊole est ici ayant son capitaine à bord, j'ai cru que vous auriez agréable que je le fisse partir avec le Comte, vaisseau où est l'hôpital, qui n'a pas de malades à bord, pour aller à Augusta pour y embarquer ce qui pouroit rester de cavalerie de celle destinée pour passer ici. C'est pourquoi, Monseigneur, il vous plaira ordonner au sieur de Bellel'ontaine ce que vous aurez agréable, et comme les ennemis sont assemblés vers Catane avec ce qu'ils ont de forces peut-être, pour faire diversion, voudroient ils tenter quelque chose sur Augusta; en tous cas, ces deux vaisseaux ici n'ayant pas de grandes affaires ici pour quatre ou cinq jours, il sera toujours bon qu'ils paroissent de delà quand il n'y auroit même plus de cavalerie à embarquer.

Il reste encore quelque vin embarqué sur le Comte. Je fais toujours partir VËole, et si ce dernier vaisseau peut servir, sinon VÊole ira seul. Je lais pourtant mes diligences pour que le Comte parte.

J'ai envoyé au quartier de M. de Preuilly quatre cents boulets de 24 et environ cent cinquante mousquets. Les trois barques aux munitions ne sont point relâchées à Messine, mais elles sont à la mer avec les vaisseaux. Il les faut faire avertir. Je suis. Monseigneur,...

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L'lntendant d'Oppède au duc de Vivonne.

1"' novembre 1676.

« Si je savois nager, j'obéirois h voire ordre, Monseigneur, avec plaisir et je ne complerois pour rien le froid. Mais, h vous dire la vérité, le malclol qui nous a rapporté votre réponse m'a un peu refroidi. » D'Oppède demande h s'en retourner pour revenir le lendemain avec les galères. — (Ms. de Poiignac, année 1676, n" 150.)

Le duc de VivonjVE au capitaine de Chateauneuf.

Au camp de Scaletta, 2 novembre 1676.

Ordre de bombarder Scaletta avec précaution pour ne pas atteindre les Français et d'envoyer l'outillage nécessaire pour hisser des canons sur les montagnes. — (Ms. de Polignac, année 1676, n" 149.)

Il fsl oriioiiiu' an sieur de Chateauneuf, capitaine coniinandaut le vaisseau du roi le Sans Pareil, de s'approcher avec tous les vaisseaux, qui sont à la voile sous son commandement, le plus près qu'il pourra pour canoiiner incessamnienl le t'orlin et les maisons <|ui sont auh.is de Srnlctta, quoi taisant ils prendront jçarde de faire pointer si bien leur canon qu'on ne tire point dans la ravine qui est de notre côté la plus prochaine de Scaletta, parce que nos };ens s'y sont lo}]fés celte nuit après avoir pris la redoute (jue l'on vouloit prendre; l'on aura soin pour cela de ne pas tirer de

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bordées ni plusieui's coups de canon à la fois, et l'on songera seulement à faire bien ajuster les coups que l'on tirera, afin qu'ils fassent l'effet dont il s'agit, de l'aire abandonner les ennemis qui sont dans les maisons de la marine ^ Aussitôt le présent ordre reçu et avant que de s'apprêter pour la dite canonnade, MM. de Chàteauneuf, de Yillette et de La Bretêche envoyeront incessamment ici des palans, des caliornes' et des francs funins^ pour mener des pièces de 24 en haut sur les montagnes*. M. de Chàteauneuf en dernier lieu ordonnera rigoureusement à huit vaisseaux d'envoyer huit chaloupes bien armées et commandées chacune par un bon officier, lesquelles garderont le port de Scaletta la nuit pour empêcher qu'il n'y entre aucune felouque ni autre petit bâtiment et pour cet effet elles se tiendront toutes à terre pour être mieux en état de servir et continuera toutes les nuits à faire la même chose jusqu'à nouvel ordre.

Fait au camp devant Scaletta, 2 novembre 167G.

CCCLXIII.

Les habitants de Bauso [au duc de VrvoivNE].

Bnuso, 2 novembre 1676.

Résume d'une lettre par laquelle les habitants de Bauso

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