Dès le lendemain, Vivonne donna au premier des vais
[1678] 1)1' MAHKCIIAL l)K VIVONNE. 39
se plaigncnl d'avoir élé pillés au momenl où ils voulaient se mcllrc entre les mains d'Audljos. — (Ms. de Polignac, année 1676, n" l.")!.)
Lk dl(. i)K Vivoxnk X l'intendant d'Oppède.
Devant Scalelta, 2 novembre \C)1Ck Vivonne annonce qu'il a attaqué et fait prendre la redoute de San Antonio'. Il demande à Du Quesne dix canons avec tout le matériel nécessaire et d'en envoyer six autres à Preuilly. — (Ms. de Polignac, année 1676, n" 152.)
Le dlc hK Vivonne ,\ i.'inteni).\nt d'Oppède.
Devant Scaletta, 2 novembre 1676.
« Après avoir bien discuté toute sorte de raisons et voyant la nécessité qu'il y u de faire partir les galères et la conséquence (pi'il v a de prendre Scaletla soit pour la conquête de la Sicile, soit pour la réputation des armes du roi, nous avons trouvé que le seul expédient qu'il y avoit d'accommoder tous ces embarras étoil de renvoyer les dixneuf galères dès (|ue le temps le pourra permettre et de garder ici trente soldats par galère, lesquels nous renvoieseaux du roi qui croisaient devant Scaletla des ordres pour la livraison des engins demandés par Preuilly [Ibid., n" IGl).
1. Dans la nuit du !"■ au 2 novembre. Cette redoute fit quelque résistance. Vivonne lit ensuite avancer un logemenf^ qui incouiniodail les ennemis. Ceux-ci firent une sortie en plein jour. Le chevalier d'Oppède les repoussa l'épée à la main, malgré la fusillade (pii partait des remparts [Gazelle de 1G76, p. 850).
rons sur les vaisseaux qui retourneroni en France dès que le siège de ScalcUa sera fait, el un ofTicier par galère afin «l'empt^clier la désertion el les pouvoir reconduire en France. »
Vivonnene pense pas que la dépense pour lenlrelien de ces soldais soil très grande et s'élève à plus de mille livres, o El si par hasard elle l'ctoil, je m'oblige de vous la rendre sur mes appointements. Je vois que je puis être caution do celte somme. »
Il demande à d'Oppèdc d'envoyer en hàle huit grandes felouques messinoises el deu.it brigantins bien armés el commandés pour bloquer Scaletta par mer el empêcher la place d'être secourue*. — (Ms. de Polignac, année 1676, n"' 153-154.)
Le duc de VrvoNNE x Du Quesne.
Xu camp de Scaletta, 2 novembre 1676.
Vivonne annonce qu'il a pris une redoute de Scaletta et qu'il est tout proche de la ville. Il demande des canons el le matériel nécessaire aux batteries qu'il veut établir. — (Ms. de Polignac, année 1616, n°.156.)
Ce mot sera, Monsieur, s'il vous plaît, pour vous dire que nous avons fait attariuer cette nuit la redoute de notre côté- et que nous avons été assez heureux de la prendre, de manière que :ious sommes maîtres de cette hauteur, el par ce moyen nous sommes à la portée du pistolet de Scaletta. Ayant tenu conseil, nous
1. D'Oppède répondit le jour même en louant fort la résolution de Vivonne et en l'accablant de flatteries et de compliraenls. Il travaillait à donner satisfaction aux demandes de Vivonne (Ibid., n" 158).