‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 46 sur 171 · La redoute de San Antonio · texte numérisé non relu

La redoute de San Antonio

11676] m' MAHKCIIAL DE VIVONNE. il

avons iuj,a' qu'il falloil continuer nos batteries. C'est pourquoi je vous prie au nom de Dieu de m'envoyer ici dix pièces de canon, savoir six de 24 et quatre de 36. Je vous demande aussi encore six pièces de canon pour servir à M. de Preuilly, savoir quatre de 24 et deux de 36 avec tout ce i\u\ est nécessaire pour servir tant ces canons là que ceux qui sont déjà en batterie, savoir poudre, balles, mèches, bragues\ corda;,'es, madriers et planches et -généralement tout le leste, atin qu'on |)uisse bien servir les batteries. J'écris sur ce sujet à M. l'intendant; c'est pourquoi je vous prie de trouver bon qu'il vous sollicite sur cela, comme je vous supplie de le presser aussi, pour fournir ce que vous ne pourrez |)as fournir des vaisseaux.

CCCLXVII.

Le makqlis dr Preuilly d'Humières ai; duc de Vivonne.

Devant Scaletta, 2 novembre 1676.

Nouvelles de la place assiégée el de l'activité des assiégeants.

(Ms. de Polignac, année 1676, n° 157.)

11 vient de venir ciin] rendus allemands qui disent (|ue les canons îles vaisseaux ont fait un très faraud ravaj^e dans Scaletta- et fiu'assui'cmcnt la place se rendroit demain si ces vaisseaux la canonnoient encore, s'il vous plait, Monseigneur, de donner ordre à cela.

1. Braguc, fort cordage destiné à borner le recul du canon qui fait feu.

2. Sur Tordre de Vivonne (cf. n" CCCLXII), Châtcauneuf, La Molhe, La Porte et Saint-Amant vinrent mouiller devant Scaletta avec leurs vaisseaux el canonnèrent la place « long-

42 COHRKSI'ONDANCE [ItiTB]

Ils disent qu'il y a neuf barils de poudre sous Saint François. Il n'y est rien entré la nuit passée. Nous avons abattu une partie de la tour où étoit tout leur biscuit et la farine. Je vais encore la l'aire canonner celte nuit et demain au matin j'aurai deux pièces de 24 qui tireront incessamment dessus et je crois qu'elle sera demain à bas.

Ces rendus disent encore qu'ils attendent demain du secours et que s'il ne vient pas ils feront demain pavillon blanc. Surtout, je crois qu'il faut que les vaisseaux canonnent demain et les galères aussi, s'il étoit possible. J'espère avoir demain l'honneur de vous voir et suis, Monseigneur,...

Vous voulez bien que je vous dise encore que tous nos soldats sont sur les dents et que, si l'affaire dure, nous ne pouvons plus y résister. Nous ferons pourtant tout ce qui se peut humainement faire.

J'ai eu avis qu'il venoit tous les jours ici un prêtre qui retournoit la nuit à Scaletta dire ce que nous faisions. M. de Montastruc en a fait arrêter un qu'il m'a envoyé. Si vous ne venez pas, je vous l'enverrai.

CCCLXVIII.

L'iNTEPiDANT d'OpPKDE AU DUC DE VrV'ONNE.

[Messine,] 3 novembre 1670.

Commentaire relatif à la (llslribution et à l'emploi fin blé dans Messine.

temps et de fort près >-. Ils obligèrent les ennemis à abandonner les maisons les plus proches de la marine, où des gentilshommes luessinois mirent incontinent le feu (Gazette de 1616, p. 851).

|ir,7r,] DU MARiiniAL de vivonne. 53

« Il est venu aujourd'hui trois rendus de Milazzo, deux Napolitains et un Milaiiois (lui ont dit (jue la veille de Tous les saints il y avoil une conspiration dans Milazzo, dans Palerme et dans Syracuse, que ceux de Milazzo envoyèrent une feUnupiP à Messine pour demander du secours, mais celle felt)U([ue a clé prise devant Scilla' et les lettres interceptées, ce qui a fait découvrir celte conspiration. Les chefs de la conspiration avaient envoyé d'autres felou([ues à Palerme et Syracuse'.

« Ces chefs étaient deux meslres de camp palcrmilains, dont l'un se nomme le duc de Poggio Realc cl l'autre le marquis.

« Le comte de Sarlirana^' en était aussi. Il est au palais cl les deux meslres de camp sont prisonniers. La sédition est un peu appaisée, (|uoi(|ue les habitants soient toujours ébranlés. On ne permet point aux gens de Milazzo d'entrer dans les forts ni dans les Capucins. La garnison est de deux mille hommes y compris les paysans qui font la garde au dehors. Il n'y a qu'environ douze cents hommes de troupes réglées.

(< Crai-'nanl que ces rendus ne fussent des espions, je les ai fait mettre en prison. » — (Ms. de Polignac, année 1616, n"' IfiHetlOO.)

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