La veille, 3 novembre, l'inlcndanl d'Oppède avait annoncé
que je vous demande pour nous soulager; mais, Monsei'-neur, vous voulez bien que je vous dise encore une fois cju il est tout à fait impossible que nous puissions résister davantage à la fatigue que nous faisons, car nos soldats n'en peuvent absolument plus. Je suis obli"^é de vous en avertir afin d'éviter les conséquences qui seront assurément très fâcheuses. Je vous supplie, Monseigneur, d'y donner ordre; la plupart de nos officiers sont déjà malades et s'en sont retournés, les autres iront autant qu'ils pourront, mais ils n'en peuvent déjà plus. Je suis au désespoir d'être obligé de vous mander cela, mais je crois que c'est mon devoir. S'il pleut encore aujourd'hui, je ne crois pas que nous ayons deux cents hommes pour monter la tranchée.
Vous voulez bien encore que je vous dise que je ne crois pas que vous preniez Scaletta, à moins que vous ne vous rendiez maître du fortin de la marine et que vous ne vous logiez au pied des maisons de la ville ou que vous ne vous logiez de l'autre côté à Saint François de Paule. Si le siège dure encore quelques jours, je prévois de grands inconvénients, car ou la ville sera secourue, ce que je ne trouve pas difficile, ou le mau-
à Vivonne l'arrivée des galères et déclaré qu'il fallait se liàler d'en tirer parti avant que le temps ne fût trop mauvais [Ibid.,
Deux jours plus tard, La Brossardière écrivait à d'Oppède que le mauvais temps l'obligeait de partir pour la Provence afin de ne pas être obligé d'hiverner à Messine. 11 avait tenté trois fois de canonner Scaletta, mais sans succès à cause du lemps. Une nouvelle tentative serait vaine. Il priait donc d'Oppède de représenter à Vivonne la nécessité où il était de partir [Ibid., n° 177).
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vais temps empêchant nos chaloupes de venir, nous nous trouverot)S dans les exln-milés que vous pouvez vous inia^'iner. Dieu nous en veuille prései-ver! Son- '^v/., je vous supplie , Monsei^^neur, à nous envoyer aujourd'hui deux bataillons au moins, sans quoi nous ne pouvons plus du tout rien faire, tous nos malades ne sauroient plus travailler n'y en ayant plus qui aient des souliers. Il n'est rien entré cette nuit dans Scalelta. Soiij;ez, s'il vous plail , à envoyer dire aux f^alères de ne point tirer leur bâtarde'. Je vous supplie aussi de ni'envoyer l'ordre et des nouvelles des ennemis si vous en avez.
Je suis...
GCCLXXV.
Le duc de Vn'OxxE a l'inteîto.vjvt d'Oppède.
[Devant Scalctta,] 4 novembre 1676.
Vivonne demaiule à d'Oppctlc de payei" les troupes sans li's <>l)lif,'er il une revue préalable-. « Les fatigues que nous endurons dans ce camp sont si grandes qu'elles méritent bien qu'on ait quelqu'indulgencc pour les officiers et pour 1rs soldats. » Il lui demande donc de payer les troupes d'après l'état de la dernière revue, par exception. — (Ms. de Polignac, (innée 1676, n" 171.)
1. liâinrdc ou hnsiarde, nom donné parfois à la couleuvrine. On appelait aussi de ce nom sur les galères la maîtresse voile hissée au grand mût.