‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 56 sur 171 · La défense de Giardini attaqué par les Espagnols · texte numérisé non relu

La défense de Giardini attaqué par les Espagnols

en Provence avant l'hiver. Si elles tardent, elles ne pourront plus partir. — (Ms. de Polignac, année 1676, n" 181.)

J'aurois [eu|, Monsoi-^nu-'ur, l'honneur de vous aller voir encoix' aujourd'hui pour savoir moi même votre dernière résolution au sujet des galères et des vaisseaux; mais les rudes temps que j'ai essuyés tantôt sur un vaisseau tantôt sur une galère et ensuite sur des felou(|ues sont venus à bout de moi. J'ai la fièvre et je suis obligé de me coucher; tout ce t|ue nous pourrions (lire aujourd'hui l'ut très bien discuté hier, et tout se trouve décidé par la lettre (jue M. de La Brossardière s'est donné l'honneur de vous écrire.

Le temps est beau; même les capitaines ne font plus de difficultés de s'en aller, peut-être que s'ils perdent cette conjoncture iavorable ils ne seront plus en état de le faire, soit par leur peu de \ivi^es, car ils n'en ont que pour trente cinq jouis, soit par la rigueur de la saison. Je suis trop votre serviteur pour ne vous pas presser sans cesse de renvoyer ces galères, parce (|u'il est impossible que si elles sont retenues plus longtemps il ne leur arrive ([uelque accident funeste, ii'exemple de M. de La Garde seroit désagréable à suivre aussi bien que celui de M. de La Perrière. Vous me trouverez peut-être. Monseigneur, très importun de vous prêcher la même chose depuis quatre mois; mais en vérité il est d'une si grande importance que l(!S galères ai-rivent à port en Provence que je ne me saurois lasser de vous demander leur congé. Si vous le leur voulez accorder, il leur faut, s'il vous plait, renvoyer les officiers et les soldats que vous leur voulez laisser.

J'attends M. Du Quesnc pour faire une liste avec lui Il ô

ee CORRESPONDANCE [«6761

des quinze vaisseaux qui sont le plus en état de s'en aller et qui ont leurs capitaines.

Je n'ai pas reçu la lettre que le chevalier me portoit hier. Si vous voulez que je lasse ce ciue vous m'ordonnez, il faut me le faire savoir de nouveau.

Comme je fermois celte lettre, tous Messieurs les capitaines sont venus chez moi pour me dire que s'ils ne partent à présent ils ne sont plus en état de s'en aller, qu'ils ne peuvent ramener leurs galères.

Je me donne l'honneur de vous envoyer une copie de la lettre que M. de La Brossardière m'a fait rendre.

CCCLXXXV.

Le marquis de Preuili.v au duc de Vivoxne.

[Devant Scalelta,] 7 novembre 1G76.

Preuilly souhaite un assaut prochain et voudrait garder trois compagnies qui viennent d'arriver. — (Ms. de Polignac, année 1616, n° 182.)

Je reçus hier, Monseigneur, la lettre (jue vous me faites l'honneur de m'écrire^ Si elle soulageoit autant nos corps qu'elle satisfait nos esprits par l'estime que nous voyons que vous avez pour nous, nous aurions toute sorte de contentement. Tous nos officiers sont si bien disposés à souffrir toute sorte d'extrémités qu'il n'est pas nécessaire de les y exhorter. J'ai seulement peur que les forces ne leur manquent. C'est pourquoi je crois qu'il faut profiter de leur vigueur et ne pas traîner cette aflaire ici en longueur, car il en pourroit arriver des suites fâcheuses.

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