‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 69 sur 171 · G77] 1)1 MAIIKI MM. DE VIVONNE · texte numérisé non relu

G77] 1)1 MAIIKI MM. DE VIVONNE

CCCCXXIII.

Lk OLC I)K VlVON.NK A LoLVOIS.

Messine, 'i jiinvier Iti77.

\i\((iiiii' leeommiinde le Père l"'urilcll:i piiur i|iril oblii-iiiie ilu roi « (|ucl(|ue douceur ». Ce relij^leux csl tic 'rr;i[);mi; ruiné el persécuté [r.xr les Espafjnols, il se mil en nippon avec le duc d'Eslrées avant le départ de l'expédilion, en IGT'i. D'Eslrées le retint h Rome, puis l'envoya h Vivoiine yvec un de ses neveux. Vivonne les emmena à Messine, fit du Père son confesseur et lui fit remplir par intérim le poste vacant de juffe de la monarchie. — (Arcli. de la Guerre, vol. 610, n" 1.)

CCCCXXIV.

Du QlESNE AU DUn DE VlA'ONNE.

Cap Passaro, 5 janvier 1677.

Rapport sur la navigation de l'armée navale. La perte du Ci'niti- «pii fit eau et coula en cours de route: rencontre de vaisseaux anglais et capture d'un navire, la Paule, camouflé et que Du Quesne envoie sous escorte à Messine. Du Quesne demande deux vaisseaux à la place du Vaillant et du Grand, qu'il renvoie à Messine pour être carénés. — (Ms. de Polignac, année 1611. n" .'>.)

Pour vous rendre compte. Monseigneur, de ce que nous avons vu depuis notre partance de Messine, le |(? décembre. Les deux premiers jours ensuite nous eûmes des calmes et petits vents, ijui nous empêchèrent de soilir des envimns lie Stromijoli (juc le

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23° jour que nous avançâmes vers Ustica'. Nous parlâmes à trois vaisseaux anglois venant de Naples faisant route pour passer par le Phare pour aller charger des blés ; quoi qu'ils disent pour Gènes, vous savez assez que c'est pour Naples, puisqu'ils avouèrent qu'ils venoient d'y en décharger. Ils parlèrent aussi de quelques barques avec de la cavalerie et de deux galères avec de l'inflmterie qui attendoient le temps favorable pour aller à Palerme. Et dirent encore que le vice roi avoit pris en service un vaisseau hoUandois sur lequel il vouloit embarquer de la cavalerie, et que pour cet effet l'on y avoit bâti une écurie, mais que depuis peu on l'avoit rompue et porté le bois à terre pour faire servir ce vaisseau en guerre avec cinquante canons, comme aussi d'un autre navire vénitien pour le même service.

Cependant, l'escorte d'Etienne Jean faisoit sa route avec fort bon vent du sud, en sorte que je la crois arrivée à Toulon en huit jours. Environ le 21°, nous donnâmes chasse à plusieurs vaisseaux qui nous menèrent jusques à vue des iles de l'entrée du golfe de Naples. C'étoient des Anglois qui en venoient, parlant comme les premiers, que nous laissâmes aller à la réserve d'un que nous reconnûmes pour être la Paule, ci devant amenée à Messine chargée de blé, qui fut confisquée et le vaisseau rendu aux Vénitiens, que nous amenons pour des raisons que vous apprendrez par la suite.

Les vents nous ramenèrent en vue de Marittimo-

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