‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 80 sur 171 · Réponse à lettre n" CCCCXXXII · texte numérisé non relu

Réponse à lettre n" CCCCXXXII

166 CUUnESrONDANCE 11077]

Le duc de VnONNE a La Villedieu.

Messine, 21 janvier 1677.

Vivonne déplore d'avoir arrête le marquis Je Mola el son frère, qui sont innocents do la conjuration. Il donne des ordres en conséquence des nouvelles envoyées par La Villedieu. — [Minute : Fr. 8033, fol. 9; Ms. de Polignac, année 1677, n" 10.)

Vous pouvez croire, Monsieur, que ce que vous m'avez écrit hier au soir ne m'a pas donné un médiocre chagrin d'avoir fait arrêter des gens de la qualité de M. le mart|uis de Mola et son frère, et qu'ils se trouvent innocents. Les choses ne vont pas en ce pays ci comme en France. L'honneur de cette maison est perdu et tout ce que je pourrois dire ne le sauroit réparer, .le vous prie. Monsieur, de faire au plus tôt vos diligences pour m' éclairer de toute cette conjuration et de in'envoyer les coupables afin (jue j'en fasse un châtiment exemplaire, outre que comme je dois informer le Sénat sur ce sujet je suis bien aise que les esprits soient le moins en suspens qu'il se pourra.

,Ie loue votre prudence qui vous a fait avertir toutes les terres voisines du dessein des ennemis. Je n'ai pas manqué aussi de mon côté à les tenir averties de tout ce qui est venu à ma comioissaiice lorsque je vous ai participé des avis, et surtout ces derniers.

J'ai donné des ordres pressants à M. de Boirvaux pour vous envoyer de la mèche. Ainsi je ne doute pas que vous en ayez bientôt comme vous en désirez. Pour ce qui est du major des dragons et du sieur

[1677] I>1 MAUKCHAL DK VIVONNE. 167

Duhamel, je vous laisse le maître de celle affaire. Comme vous le savez, terminez la comme vous le jugerez à propos ; je vous en donne tout pouvoir.

Je vous ai dqa mandé que si vous voulez bien avancer le travail de Mola je ne manquerai pas de vous le l'aire rendre. Je vous prie encore aujourd'hui de la môme chose-, vous assurant que je vous en aurai une sensible obligation. L'alVaiie de la cumpa-nie du sieur de Lormilliere est acconunodée. Je crois qu'on vous l'aura mandé.

Si j'avois une compagnie de Messinois à vous envoyer je vous l'aurois déjà envoyée. Je verrai si je pourrai en détacher quelqu'une. Il me faut quelques jours pour cela. S'il y a un peu d'orge à Taormina, vous me ferez plaisir de m'en envoyer pour mon écurie. Elle dépérit entièrement. Je me recommande à vous, Monsieur, et de tout mon cœur.

Lk. duc I)K ViVONXK vu CIIEVAUKU COLIIEUT.

'Messine,! 21 janvier IG77.

Vivoiine ne peul rcntiie le vaisseau à ronire de Malle, car il a été déclaré (!.■ homi.' prise el sa car-aison de blé esl déjà consommée'. Il donne (]iie!c|ues nouvelles de la eonspiralion de Taormina qui vient d'<Hre découverte. — (Minute : Vi. 80;W, fol. 10; Ms. de Polif;nac, année 1611, n" 12.)

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