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rables). Il a eu ciiu] hommes blessés de son petit équipage. Mais le dommage qu'il a causé aux ennemis a été beaucoup plus grand, leur ayant tué vingt hommes et blessé sept. Je ne puis m'empécher de vous dire que nous sommes tellement dépourvu d'argent (|ue nous ne pouvons en aucune ra(;on secourir les troupes, et s'il n'en arrive bientôt je ne sais pas ce que nous ferons. Je vous supplie, Monsieur, si cela se peut, de ne nous laisser plus en de telles situations, car, en vérité, le service en souffre extrêmement. Il est dû deux mois aux soldats. Nous n'avons pas de (|uoi réparer une brèche dans les places, et tout cela refroidit extrêmement les gens du pays qui s'altendoient de voir ici l'abondance au lieu de la disette. S'il vient de l'argent bientôt ça ne sera apparemment (|ue pour payer ce que l'on doit, et, le lendemain que nous l'aurons reçu, nous nous trouverons dans le même embarras où nous sommes.
Les ennemis entrèrent hier dans nos frontières et s'emparèrent d'un village appelé Liniina, fort voisin de Taormina, par la trahison des habitants. L'épouvante s'est mise tout aussitôt dans les terres voisines qui sont sous l'obéissance de Sa Majesté, et les lettres que j'ai reçues des gouverneurs françois qui y sont m'assurent déjà que la contenance des peuples n'est pas trop bonne. Celte situation n'est pas fort agréable pour des gens comme nous (|ui nous trouvons, comme j'ai dit, sans argent et avec peu de troupes et assez mal intentionnées au service pour la plupart, puisqu'elles cherchent plutôt à déserter qu'à combattre.
Dans le peu de terres (|ui ont été con([uises, il s'en trouve (|uel(|ues unes (|ui appartiennent à des .Merli
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et aux (Mincmis. Entre ceux qui se sont dislingu.-s ici pour leur pays et pour le maintenir au service du roi, il y en a (juel(|ues uns qui souhaiteroient que Sa Majesté leur lit des -ratifications de ces sortes de biens ou par justice ou par j,Tàce, mais, comme j(; ne sais point son intention à ce sujet, je n'ai point voulu m'expli(iuer sni' cette matière, mais je me suis remis de tout a Sa dite Majesté. Je vous prie donc. Monsieur, de vouloir m'écrire comment je me dois comporter afin que je n'erre point dans une chose de cette nature, surtout à l'égard des vieux jurats cjui ont été en France. Ils sont d(>s personnes qui s'attendent positivement a (|uel(iU("récomp(îiise ou -gratification solide. Kl je ne voudiois pas même répondre ([u'ils n'eussent quel(|ue elia-rin de se voir néglif,'és jusques k présent. Ils font brigue pour être jurats cette année et vous n'ignorez pas qu'ils viennent à cette dignité (qui est chose ciue je ne puis empêcher) et qu'ils le veulent faire. Us sont pour me donner d'autres grands embarras dans le service. Les ennemis se servent de tout et, s'ils pouvoienl gagner des gens de cette étoffe, ils pourroient beaueouf) nuin;. Je vous prie de faire sur cela une sérieuse réflexion.
Toutes les lettres qui avoient été données à la tartane ne s'étant pas perdues, (luekiues particuliers assurent (jue Sa Majesté a eu agréable d'honorer M. de Mornas de la charge de lieutenant général de ses armées et M. de La Villedieu de celle de maréchal de camp. Si cela étoit, je serois extraordinairement obligé à ses bontés d'avoir eu égard aux prières très humbles que je lui ai faites sur ce sujet. S'il y a donc quelc|ue fondement sur ses nouvelles, je serois bien
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aise que vous lui lassiez connoitre l'extrême reconnaissance que j'ai de tant de grâces et que j'en suis si confus que je ne sais en quels ternies la remercier de l'honneur tiu'Elle me fait. C'est, Monsieur, tout ce que j'ai à vous dire présentement et que je suis toujours avec une extrême passion...
Le réyiment dont le roi m'a honoré étant conmiandé par un fort bon oHicier qui est de mes proches parents et de mon nom\ je crois, Monsieur, que je puis vous demander quelque chose en sa faveur. Tous les autres lieutenants colonels ont des pensions de Sa Majesté, et celui-ci me touchant de près je me persuade qu'Elle aura bien agréable de lui accorder la même grâce. Je vous demande pour lui vos bons offices, aussi bien que pour le major du même régiment, qui est un des meilleurs officiers du monde et des plus capables, lequel mérite aussi bien (|ue pas un autre de l'armée d'être considéré par Sa Majesté'-.
Le duc de Vivonne a Loirs ois.
[Messine, 1"' mars 1677.] « Mémoire des choses absolument nécessaires pour maintenir le service du roi en Sicile et pour y pouvoir faire agir les armées de terre. »
Munition. Le ravilaillemcnl se l:iil de la façon la plus précaire.