ÉT.VT DE LA FLOTTE ESPAGNOLE
« Étal des navires d'Rspagne qui sont arrivés a Gènes pour charger de l'infanterie, qui ont parti de Palerme le 17 décembre dernier et sont arrivés le 26 décembre 1676 : »
La Saillie Anne (60 canons), commandée par don Juan Roca de Caslille.
La Merci (gallion de .">0 canons), commandée par don François Navarre.
La chamberque Snntissimo (40 canons), commandée par don Juan Sabrane de Malgue.
La Genovese (50 canons), commandée par don Carlo Salmon de Calis.
Le Rosaire de Flandre (60 canons).
Le Saint Gabriel (40 canons), commandé par Camer de Calis.
Le Rosaire d'Espagne (40 canons), commandé par Malteo Alaye Hiscayn.
Un brûlot.
« Vaisseaux restés à Palerme qui vont caréner h Naples : »
La Réale neuve, dite Saint Jacques (80 canons), connmandée par don Pedro Corbetlc, (ils d'un Français.
Le Saint Charles de Flandre (50 canons).
Le Saint Ignace de Flandre (50 canons).
La capitanillede Naples, dite la 6'o/icc/;</o/i (48 canons).
182 COUUESPONDANCE |ll',771
Le Rosaire de Naples (40 ciinons).
Le Populo.
Un brûlot. — (Ms. de Polif,mac, nnnéc 1671, ii°' 29 et 30.)
LOIA'OIS AU DUC DE VrvoxxE.
Saint-Germain-cn-Laye, 22 février 1677.
A propos d'un marché que le roi pourrait passer avec un Italien au sujet de la fourniture du blé à Messine, mais qu'il hésite à faire'.
Louvois a traité avec la compagnie des munilionnaires de France pour l'envoi à Messine de 27 000 sellers de blé, mesure de Paris'. — (Ms. de Polignac, année 1611, n» 128; Arch. de la Guerre, vol. .518, fol. 120 et 469.)
cccav.
Le duc de VivoxxE a Louvois.
Messine, 1" mars 1677.
Les lettres du roi ont dû être jetées à la mer par le capitaine
1. On trouve divers mémoires en italien et en français, relatifs au projet de traité à conclure pour la fourniture de Messine en blé, aux Arch. de la Guerre, vol. 610, n"" 9, 10, 14. ils étaient envovés à Louvois par le duc d'Estrées, qui les accompagnait d'une lettre [Ihid., n" il).
2. L'acte d'engagement de la livraison de ce blé â Messine est signé : Berthelol, Jacquin, Morel et Salus. 11 est du 6 février et sa copie fut envoyée à Vivonne par Louvois (Ms. de l'olignac, année 1611, n» 135).
Le Clerc, trésorier général de l'extraordinaire des guerres, reçut l'ordre du 26 février d'envoyer à Messine 850 000 livres (Ms. de Polignac, année 1011, n" 136).
[|,;771 l)i: MAllECIlAl. I)K VIVONNE. 1»3
de la laitan. c,..i les porlait, car il fut attaqué et se défendit vailla.».M.M>t. I.cs Kspagnols ont repris le village de Limina. Vivonnc demande de largent dune façon pressante, des instructions relatives à diN ers Siciliens dévoués au roi et remerde pour lavancement accordé à Mornas et La V.Ued.eu (Min„le : Vv. 8033, fol. 42; Ms.de l'olignac, anm-e 16/7, n° 23; Arch. de la Guerre, vol. GIO, n° 15.) Le ménioii-e que vous trouverez ci joint* contient un di'-tail si exact <ie toutes les choses (jui sont nécessaires en ce pavs pour le service du roi que je n'y joins cette lettre que pour l'accompagner seulement et vous supplier avec la dernière instance de vouloir faire en sorte auprès de Sa Majesté qu'Elle donne les ordres les plt.s pressants rpi'il se pourra pour nous faire envoyer tout ce (jui y est contenu. Je ne demande rien qui ne soit absolument nécessaire et pour l'avancement de ses affaires. C'est poutviuoi j'espère ([u'Elle aura la bonté de nous les accorder.
Si la tartane qui nous a été expédiée en dernier lieu de Toulon et .jui arriva ici le 23" du passé, commandée parle nommé Mourche, nous eût rendu les dépêches du roi dont elle étoil chargée, j'aurois eu de la matière pour vous entretenir plus au long. Mais Mourche ayant été attaqué par trois galiotes a cjuinze milles du Phare, le dit Mourche fut obligé de jeter les paquets à la mer. Les dites galiotes l'abordèrent par trois fois, mais il se défen.lit a^'vec tant d'adresse et de vigueur qu'il se lit toujours laisser, et, s'il n'avoil pas été grièvement blessé au dernier abordage, il en eut emporte une. L'action ne peut pas être plus vigoureus.' et Sa Majesté doit considérer ce service s'il peut réchapper (ce que j'ai peine à croire, ayant deux blessures très considé-