M. do Lalonde, parce qu'il est de mes meilleurs amis
particulièrement de la cherté des vivres, qu'ils sont mal couchés, mal habillés et mal payés, qu'ils n'ont point de quartier d'hiver, de sol de compte ni d'uslansile. » Les officiers ne reçoivent ni argent, ni armes, ni les justaucorps « que le roi donne par compagnie ». Il faudrait traiter les troupes de Sicile comme celles de France, les payer, les vôtir, les entretenir. Les fonds sont déjà dépensés h l'avance quand ils arrivent en Sicile. Les soldats désertent par bandes.
Tentes.
Des tentes sont nécessaires pour empêcher les soldats en campagne d'abattre les arbres, oliviers et mûriers, pour s'en faire des abris où les brûler tout entiers'.
Outils.
Les outils manquent comme les armes dont une grande quantité est perdue.
Recrues.
Si on ne comble pas les vides dans les régiments, ceux-ci « se détruiront entièrement ».
Officiers blessés.
Il faudrait que lesotficiers blessés fussent traités comme ceux qui servent en Flandre et en Allemagne. Aucun n'a reçu de gratification du roi pour ses blessures.
« Ces distinctions n'encouragent guère les gens h bien faire, surtout se voyant d'ailleurs privés de toutes les autres douceurs qu'ils aurolent s'ils éloientdans une autre armée. » — [Minute : Fr. 8033, fol. 46; Ms. de Polignac, année 1611, n° 24; Arch. de la Guerre, vol. 610, n" 16.)