CORRESPONDANCE EWTRE GEORGE SAND
Paris, 6 octobre 1868.
Cher bon ami, je te recommande de nouveau mon ami Despruneaux pour que tu fasses encore une fois tout ton possible pour le servir dans une cause bien juste et déjà jugée en sa faveur.
A toi.
Nobant, 15 octobre 1868.
Me voilà cheux nous, où, après avoir embrassé mes enfants et petits-enfants, j'ai dormi trente-six heures d'affilée. Il faut croire que j'étais lasse, et ne m'en apercevais pas. Je m'éveille de cet hibernage tout animal, et tu es la première personne à qui je veuille écrire. Je ne t'ai pas assez remercié d'être venu pour moi à Paris, toi qui te déplaces peu ; je ne t'ai pas assez vu non plus; quand j'ai su que tu avais soupe avec Plauchut',je m'en suis voulu d'clre restée à soigner ma patraque de Thuillier, à