‹ Correspondance entre l'Hon. W.H. Draper & l'Hon. R.E. Caron [microforme]Chapitre 15 sur 19 · ARON · texte numérisé non relu

ARON

aisse un précis de le lire avec

e bonne heure, à meilleure,

NTAINE.

[NON PUBL:EE. | (L'hon. R, E, Caron à l’Hon. L. H. Lafontaine.) LUNDI-MATIN, 23 Mars, 1846.

Mon CHER Ami,

Votre précis de mes deux premières lettres ne me convient nullement; la forme que vous donnez à ces communications est par trop solemnelle,—trop peu conforme aux dispositions d'esprit ou j’étais en les écrivant,

Je vous le répête, je regretterai la nécessité qui vous aura forcé de mettre devant le public une correspondance conduite de ma part sans la moindre pensée qu’elle était destinée à la publication ; mais, si dans la judicieuse discrétion que vous avez à exercer sur le sujet, vous jugez à propos de rendre mes lettres publiques, je préfère qu’elles soient montrées telles que je les ai écrites, quoique sous le rapport du style elles ne soient pas ce que je voudrais, et qu’elles contiennent des choses que je n°y aurais pas mises si elles n’eussent été adressées à un ami intime des mains duquel je ne m’attendais pas qu’elles sortiralente

Ces choses, qu’il vous sera facile de reconnañüre, vous me ferez peut-être la justice de les omettre, non parceque je pense avoir écrit ce qui n’était pas vrai, mais pour la raison que toute vérité n’est pas toujours bonne à dire,

Je suis, cher Monsieur, Tout à vous,

(Signé) R. E. CARON.

|LHon. R. E. Caron à l'Hon. L. Hi. Lafontaine.

Lunni, 6 Avril, 1846, Mox cher Monsieur,

En vous remettant les papiers que vous avez eu l’obligeance de me prêter hier, je dois vous informer de la détermination que j’ai prise de publier moimême et en mon nom, la correspondance en question.

Ce qui s’est passé depuis quelques jours à ce sujet, me fait regarder cette demarche comme indispensable, qnant à moi, et dans l’intérêt de tous ceux qui y ont pris part.

Je n'aurais pas adopté cette détermination sans vous consulter, et obtenir, avant de la mettre à exécution, votre consentement et celui de Morin, si les opinions de l’un et de l’autre sur ce sujet ne m'étaient parfaitement connues

En faisant cette publication, je me bornerai, comme de raison, à la partie sérieuse et importante de notre correspondance, laissant de côté les notes privées et amicales que nous avons échangées entre nous; À moins toutefois qu’il n’y en ait quelques-unes que vous aimeriez à faire connaître, et que dans ce cas, Je vous prie de m’indiquer,

Je vous soumettrai aussi la convenance de retrancher de votre première lettre D men la partie dans laquelle vous me citez, au soutien des principes que vous émet- | dern tez, l'exemple de plusieurs individus occupant dans la société des situations de vi

élevées, et pour qui il pourrait être désagréable d’être ainsi traduits devant le 1 deho publie, et cela sans une grande nécessité, puisque vos principes sont suffisam- quoi ment incontestables pour n'avoir pas besoin d’être soutenus des exemples que je mur vous citez. de serai cependant à cet égard ce qu’il vous plaira, Je publierai 4 de vd en entier si vous ne m'autorisez à retrancher la partie en question, M cont ji la mi \ { Je suis bien sincèrement,

sant Tout à vous, | noie RE, CARON. |

{ L°Hon. W. 1. Draper à l'Hon. R. E. Caron.] MoxTREAL, 6 Avril, 1846.

Mox cuer Moxsteur,

J'ai tardé à répondre à votre note de ce matin, dans la nécessité de consulter quelques amis sur le parti que j'avais à prendre, L’affaire se présente sous un aspect nouveau, Mr, Lafontaine vient de donner avis que, demain, il commu-

i niquera à la Chambre la corre sondance qu’il a en sa possession, J’ignore Mon quelle partie de notre correspondance se trouve entre ses mains, Je présume qu'il ne possède pas tout ce qui a été écrit, Vous n'avez plus besoin de mon Ex consentement pour la publier ; au contraire, e’est à moi maintenant, à vous prier RES e de me permettre de rendre publique, les communications que nous avons ss d échangées, et que M, Lafontaine ne jugera pas à propos de communiquer, ou , ce qu'il ne pourra faire, faute d’avoir les documents en sa possession. J’apprends que le bruit court que Pon m'aurait transmis où communiqué quelque lettre écrite par M. Lafontaine à vous-même et que j'y aurais répondu, Je dé- J'ai sire que vous m'autorisiez à dire que vous ne nr’avez jamais conmmuniqué la à lettre de M. Lafontaine, ou celle d'aucune autre personne, relative à cette affaire ; à moins que votre lettre du 17 Septembre dernier ue soit considérée comme une communication de leur part.

sujet « effet.

tage, « ù tournu me pa soit Ju positio

ï Ya Fer lo te 0e CRE Re ; ? Une réponse avant que la Chambre s’assembie demain, oblisrera beaucoup, erroné

Mon cher Monsieur, Je s ceux (

Votre très-fidèle, et aus

flutte €

W. H, DRAPER. assent

cèrem.

En

LL'Hon. L. I, Lafontaine à l'Hon. K. E. Caron.] De Ctrang nées p

MonrnraL, 6 Avril, 1846. ER ant v

Mox cuer Moxstreu,

Votre lettre en date de ce jour me soulage d’un grand embarras. Quoique la correspondance dont il s’agit me paraisse plus que jamais d’une nature parle-

a première lettre que vous émeté des situations aduits devant le es sont suffisam- *s exemples que ra, Je publierai tion,

EF, CARON

| Avril, 1846.

ssité de consulter présente sous ur main, il commuession. J’ignore ns. Je présume s besoin de mon nant, à vous prier que nous avori$ ‘ommuniquer, où ossession. J’apnuniqué quelque répondu. Je décommuniqué la ative à cette afe soit considérée

ivera beaucoup,

DRAPER

mn. | Avril, 1846.

YATTASe apoique une nature parle-

mentarement publique, je voyais avec bien du regret que vous l’aviez dans les derniers tems rs NA sous un autre point de vue, Si j’ai difléré jusqu'ici de votre manière de voir, nous'stant tout ce qui a eu lieu en Parlement et en dehors du Parlement, parmi les amis du parti auquel j’appartiens, c'est ce sur quoi je n’hésiterais pas un instant à en référer à vous-même, Vous admettez maintenant le principe sur lequel je n'étais proposé d'agir ; vous arguez même de votre droit de le faire indépendamment vous même, droit que je ne vous conteste pas. Je crois done qu'il west pas opportun de multiplier les détails sur la manière dont vous pouvez donner eilet à votre manière de voir, et vous laissant absolument libre, je prends acte de ce que de votre aveu je le deviens inoi-même de mou côté, si je ne leusse pas été auparavant,

Je suis bien sincèrement, Votre dévoué serviteur,

Page 1