‹ Correspondance entre l'Hon. W.H. Draper & l'Hon. R.E. Caron [microforme]Chapitre 17 sur 19 · MON CHER MONSIEUR · texte numérisé non relu

MON CHER MONSIEUR

Avant de répondre à votre note d'hier soir je dois vous dire qu’en même temps que je vous écrivais ce matin pour vous informer de mon désir de publier notre correspondance, et pour demander votre assentiment à Ja chose, J’écrivais aussi à M, Lafontaine, non pour lui demander son consentement, car je savais qu’il désirait la publication, mais pour lui faire connaître que je m'étais décidé, d’après de nouvelles circonstances, à faire maintenant de moi-même, ee que je n’avais pas voulu que l’on fit jusqu’à présent.

D’après une note reçue de ce Mr, en réponse à la mienne, il m’a été intimé que l’on regardait ma détermination de publier moi-même, comme un abandon de mon opposition à ce que la cérrespondance fut rendue publique, et c’est en toute probabilité d'après cette manière d’envisager le sujet, que M. Lafontaine croit pouvoir faire aujourd'hui, ce qui ne lui était pas re de faire jusqu’ici, et c’est pour cette raison sans doute qu’il a donné hier la notice dont vous m’informez par votre note. Quoiqu'il en soit, j’aime que vous sachiez que je ne participe èn rien dans cette démarche,

Je passe mainterant au contenu de votre lettre.

La partie de notre correspondance qui se trouve entre les mains de M. Lafontaine se compose, je ne crois pas me tromper, de

ler. Deux lettres écrites par moi à ce Monsieur en date des 7 et 8 Septembre, eontenant un précis de notre conversation à Montréal en Août précédent,

2e. La lettre que je vous ai adressée le 17 Septembre.

3e. Votre lettre du 16 Octobre, étant une première réponse à celle du 17 Septembre.

4e, Votre autre lettre du 19 Novembre, étant une seconde réponse à la mienne,

5e. La lettre que je vous ai écrite le 26 Novembre à l’occasion du départ de Lord Metcalfe,

Je suis à peu près sûr que de toutes les lettres que nous nous sommes échangées, celles ci-dessus sont les seules qui ont été communiquées, et qui soient hors de mes mains, où des vôtres, Le reste de ma correspondance se compose de plusieurs lettres que j'ai écrites sur le sujet à Messieurs Lafontaine et Morin, ou que j’ai reçues d’eux ; ces le tres ont bien été la bâse en partie des communications que je vous ai faites, mais vous ne les avez jamais vues, et le nom de ces Messieurs ne vous à jamais été mentionné, si ce n’est celui de M. Lafontaine dans ma lettre du 17 Septembre,

Je vous accorde donc volontiers l’autorisation que ve ne demandez de contredire tout rapport qui tendrait à faire croire que qu: .es-unes des lettres de M. Lafontaine vous auraient été envoyées ou communiquées ; et que vous y auriez répondu, Ma lettre du 17 Septembre est la seule communication de ce genre qui m’ait été faite, elle parle pour elle même,

Mon

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