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du 8, ‘ainsi es que tard es :à nowe
par suite dé lâquellé vous m'écrivez.
‘t'a fait hésiter ‘à vous faire part de mes opinions.
Bien que la nature et le but de ces entretiens, en autant que jy suis concerné, me justifieraient de m’abstenir d' exprimer une opinion, cependant, consultant votre désir, je dois au sentiment de l'amitié que je vous porte, de vous dire franchement ma pensée, mais seulement sur ceux des points de votre ‘cttre, auxquels je ine crois appelé à répondre,
Je dois d'abord vous faire remarquer que j'infère de la teneur de votre lettre, quoique cela n’y soit pas exprimé en termes précis, que vous êtes d'opinion que dans les circonstances où se trouve le jays, la majorité de chaque province doit gouverner respectivement, dans le sens que nous attachons à cette pensée, c’est-à-dire que le Haut-Canada doit être représenté dans l'administration du jour par des hommes possédant la confiance du parti politique de cette section de la province qui esten majorité dans la chambre d'assemblée, et qu'il en devrait étre de méme pour le Bas-Canada. Soit ; et si c’est là votre opinion, il me sembe qu'elle vous fournit les moyens d'offrir à, M; Draper des raisons % fortes et irrésistibles” pour soutenir an avis que vous lui auriez donné en harmonie avec cette opinion. Ces raisons se présentent d’elles-mêmes, sans qu’il soit besoin de les énoncer en détail.
L'administration aétuelle, quant au Haut-Canada, est formée sur ce
principe, mais pour le D: 18-Canada sa formation repose sur un principe con-
traire. Pourquoi cette distinction entre les deux sections de la province ? N° y at: il pas dans ce fait là seul une pensée d'injustice, d'oppression même {h d
La voie qu'a prise M. Draper pour obtenir le résuitat qu'il désire, me arait être inconstitutionnelle. Personne n’est responsable de la démarche Vous n'êtes pas chargé (le réorganiser soit éni tout, soit même en partie, l'administration dont il est membre. Vous n’absumez’aûcune responsabilité, C* ést ce Lo au premier abord, Fil en eût été autrement, ‘vous aufiez eu le droit d'exiger d’un ami qu’il vous donnât son avis Sur ce que vous auriez éu à faire, eten pareil as je me serais fait un devoir de répondre à votre appel, sans omettre aucune partie de vos demandes, et sans crainte de compromettre qui que ce soit.
® Si donc aujourd’hui je réponds sur quelques points, vous devez croire que je ne le fais pas sans quelqu’hésitation.
Ce que l’on vous propose est une répudiation du principe de la responsabilité, en tant qu’il s’agit de son application au Bas-Canada, Puisque M. Draper admet que la section Bas-Canadienne du ministère ne représente pas le Bas-Canada, pourquoi la maintenir? Pourquoi, suivant vos principes, ne, pas former une nouvelle administration pour le Bas-Canada, à l’aide de quelqu'un qu'on chargerait constitutionnellement de le faire? Une administration ainsi formée serait forte de l’influence que lui donnerait l'appui de Ja majorité de nos représentans, ferait prévaloir cette influence légitime dans les conseils, et en retour donnerait au pays toute la garantie
-qui résulte nécessairement du contrôle qu’exercerait sur elle lPopinion
publique. C’est alors, ef alors seulement que vous pouvez vous flatter
d’avoir dans une administration, pour faire usage de vos propres termes, As 1 & des personnes disposées et capables de soutenir nos intérêts.” LA é HN ©:
{ Mais l’on vous dit: nous voulons seulement nous adjoindre quelques pr à Canadiens comme Canadiens-français. De ce moment, ceux qui entrent fie d | ainsi au ministère y entrert non par suite d’un droit constitutionnel, non par ur q VPaction de Popinion de leurs compatriotes, mais uniquement par suite $ p« de la faveur, du bon plaisir d’un Gouverneur. De ce moment, expérience je c° | nous l’apprend, ils sont sans influence ; ils ne sont plus des agen libres, ils pli D ne sont que des instrunens entre les mains de ce Gouverneur, pour faire ‘à e mal comme pour faire bien. S'ils ont quelque capacité et quelque talent, se ils les font tôt ou tard servir à jeter la division parmi nous. D’un côté ils É cessent bientôt de sentir le frein salutaire de l’opinion de leurs concitoyens ; 4 de l’autre, ils s'accoutument à ne consulter que leurs intérêts personnels et ï souvent même leurs passions. [ls n’obéissent plus qu'aux volontés arbi- +
traires d’un Gouverneur. Voulez-vous que je vous cite des exemples ? En voici: M. Dominique Mondelet croyait sans doute être utile à ses compatriotes, lorsque sous Lord Aylmer il accepta une place dans le Conseil Exécutif. Nous l’avons vu presque de suite renier son passé, et plus tard nous l’avons vu voter la suspension des juges Panet et Bedard, et servir luimême d'avocat à ce tribunal illégal de la cour martiaie. Cependant on l'avait appelé au Conseil comme Canadien-français. C’est à ce titre que pius tard à une époque assez mémorable nous avons vu MM. De Bartzch, Heney, Quesnel, Louis Panet prendre siège dans le Conseil Exécutif. Ils croyaient sans doute pouvoir y servir les intérêts de leurs compatriotes. Ils ‘4 ont fini par y voter la suspension de notre constitution représentative !
Dans ces derniers temps nous ayons encore vu entrer au Conseil, par la même porte, MM. Viger et Papineau. Ils ont dit, comme les autres, qu’ils pensaient y être utiles à leurs concitoyens d’origine Française. Cependant, un de leurs premiers actes, commis au grand jour, a été de nous donner pour orateur une personne que nous devons estimer sans doute, mais qui r’enteud pas un seul mot de notre langue, et de repousser la candidature
d’un Canadien-français, parlant également les deux langues, bien que la 4 voix reconnaissante de leurs compatriotes l’appelât unanimemen 1 cette PA haute charge. Nous nous plaignons, st surtout vous, du district de Québec, de la réparütion injuste des deniers publics dans la dernière session, A qui le devons-nous? Sous les auspices de qui cette répartition a-t-elle été DL faite ? Que MAT. Viger et Papineau vous répondent, | Q ; ter di ne Cependant toutes ces personnes invoquaient leur qualité de C'anadiens- à français pour accepter des places. Tous portaient des noms plus connus a que celui de M. Taschereau qui, comme eux, n’entre dans l’administration F mn Fr, qu'au même titre, et par la même porte, avec la meilleure volonté du à. { monde, de bien faire, sans doute, Le même sort attend, Un peu plus co 118 de division parmi les Canadiens, avec tous ses malheureux effets, voilà tout ur ce que nous avons à attendre d’un système qu'un journal de Québec vient 1 at de proclamer au grand jour, et que je ne puis qualifier autrement que de | système de chercheurs de places, Je suis, je vous l’avoue, encore à ap- s
prendre ce que ce système peut procurer de bon,
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