‹ Correspondance entre l'Hon. W.H. Draper & l'Hon. R.E. Caron [microforme]Chapitre 8 sur 19 · FONTAINE · texte numérisé non relu

FONTAINE

ron.)

mbre, 1849.

r en moi, vous de- 0 les cas, ïe pense, 1 s sommes proposé,

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savoir, faciliter la formation d’un gouvernement qui posséderait la confianee du pays généralement. J'ai souvent réfléchi sur le sujet, avec un bien vil désir d'effectuer une bonne intelligence avec le parti auquel vous êtes lié comme constituant la majorité de la Représentation du Bas-Canada dans Assemblée, La maladie de Lord Metcalfe m'a empêché de lui soumettre la question. Mais quant au résultat de mes propres vues, je puis vous en faire part sans réserve,

Je sens fortement qu'il y a des obligations auxquelles comme homme politique et comme homme d'honneur, ; je ne puis manquer en ce qui regarde des tiers, tandis que d’un autre coté j’ai droit d'espérer de leur part ce que, ) pour des raisons publiques, je suis préparé à faire.

Maintenant je suis, comme je vous l’ri dit, prêt à céder ma place. Je © n’apprécie pas assez la vie publique pour uv y cramponner, où pour adopter une ligne de ronduite autre que celle que je puis ouvertement justifier pour y 1 demeurer. Voilà pour moi.

J'ai senti que notre conseil avait besoin d'être fortifié, et que les charges } d’Orateur du Conseil Législatif et de Président du Conseil Exécutif pouvisent être réunies à l’appui de mon projet, comme moyen d’économie pu- Ain.

La position de M. Viger, je le sens, lui donne des droits à toute la consi-

Mdération possible de ma part. Je dois avoir pour lui, comme vous le senti- Wrez vous-même, J'en suis certain, tous les égards qui sont dûs à ses sentimens et à ses désirs. Mais ie ne vous cacherai pas, et je vous répéterai ce que je vous ai déjà dit, que je considère depuis longtems labandon par lui de la “place qu’il occupe, comme essentiel à la force du gouvernement. La ma- Mnière d'effectuer cette retraite est une autre considération.

Quant à mes autres collègues du Bas-Canada MM. Daly et Papineau et Sinith, je puis vous dire ce que pense de leurs sentimens, spécialement les Lux premiers. Ils ne tiennent pas à garder leurs places, pour embarrasser Île gouverneur actuel ou son successeur, dans la formation de son conseil. J'ai souvent eu des conversations avec M. Papineau, et d’après ce qu’il m’a M; je suis per: «adé qu’il n’hésiterait pas un moment à se retirer pour le “bien de son pays plutôt que de créer des difficultés en restant au pouvoir. Pour M. Smith, je n’ai eu aucune conversation avec lui sur la possibilité de blsa retraite.

és.

Mt Je puis répondre pour MM. Morris et Cayley comme pour moi-même, jque nous ne demeurerons en charge qu’autant que nous pourrons le faire ans compromettre nos caractères comme individus, et que nous y serons “utiles au public. Si ces deux bâses nous manquaient, nous nous retirerions. WA ucun de nous ne placerait de difficultés sur la voie d’arrangements pour la formation d’un bon gouvernement.

Ces prémisses étant posées, je désire maintenant vous faire cette question, afin de prévenir tout malentendu par la suite, et de me mettre en pou-

Avoir d'agir franchement dans cette question vis-à-vis de ceux avec lesquels ne 2 *

ou par l’ordre desquels je dois agir, comme je vous avais informé dans ma ré la sa | dernière lettre : ‘ Quelles situations devinient étre rendues vacantes, ou Mvinasiez |

| rai à j ‘administrati ‘efnire respondi | quels changements devraient être faits dans l'administration pour satisfaire pesponda: 1 aux justes attentes des Canadiens-Français en général, et pour obtenir leur ÆY0Us ne T | appui ;” Je ne vous demande pas de nomraer vu que le temps pour uneM pareille proposition n’est pas encare venu; et ce ne serait pas non-plus là, M

la manière de le faire, Mais si j we distinetement ce que lon veutk

comme sine quà non, je suis en lu pusuion de mettre franchement lu ques- M

tion devant ceux qui y ont droit et de me consulter avec eux tous sur ce que ï

nous conseillerons. Vous verrez j'en suis sûr, que je ne puis autrement

agir honorablement vis-à-vis de mes collègues. “partie du

“et par ex “l'égalité, welles r

Notre I

le terreir

que je porte à votre caractère, ma confiance dans votre jugement et la considération que j’ai pour la haute position que vous accupez, m'ont fait dési-lM rer une explicaticn, afin que je püsse, en fesant connaître mes propres vues (si vous croyez devoir faire connaître les vôtres.) savoir quelle espérance il y avait d’un rapprochement.

Jusqu'ici nos communications ont été restreintes à nous deux. L'estimck k

Voici ce ous voul.

oute hâte ondant le n réjouir

Jusqu'ici notre confiance, je le crois, a été mutuelle. Votre dernière lettre# contient un exposé franc et intéressant de vos vues générales et de celles de vos ami: politiques. Je puis maintenant aller de l’avant du moment quel j'ai votre réponse ; mais comme ce que j’ai à faire est de mettre la question devant le gouverneur et mes collègues, je ne puis le faire, sans votre consent tement, ayant à y méler votre nom ainsi que l’expression de votre opinion # sur la question que je vous ai posée quant au changement qu’il était néeessaire de faire.

Croyez-moi, etc.,

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