Gœthe a Schiller
J'aimerais que le messager qui vous remettra ce mot me rapportât votre Histoire de la guerre de Trente ans (1) ; j'en aurais besoin, d'abord pour la chanson du début (2), puis pour divers autres usages. Je n'irai pas chez vous*ce soir, car je compte rester enfoncé jusqu'à la nuit tombante dans le Camp de Wallenstein, et aller ensuite contempler sur la scène du théâtre d'Iéna nos Prussiens et nos Saxons moderno-antiques. Je ne puis résister à la tentation.
Si vous le voulez bien, je dînerai avec vous demain à midi, pour causer encore de divers sujets. Adieu. — Iéna, le 29 septembre 1798.