Schiller a Gœthe
Iéna, le 29 septembre 1798.
Je suis désolé que nous ne devions pas vous voii aujourd'hui. Par le temps maussade qu'il fait, il n'est encore de réconfort que dans la causerie. Je vais faire mon possible pour achever ma part du
(1) Elle avait paru en volume à Leipzig en 1793.
(2) Gœthe songeait alors à écrire, pour ouvrir le Camp de Wallenstein, une chanson sur le Sac de Magdebourg. 11 semble, à en croire les lettres 516 et 517, qu'il en ait abandonné l'idée, et il n'est pas certain que la poésie qui porte ce titre, et qui s'est retrouvée dans ses papiers posthumes, soit de lui. On verra plus loin que la pièce s'ouvrit sur une Chanson des soldats qui est l'œuvre collective de Gœthe et de Schiller.
Prologue (1) que j'ai commencée, en sorte que je puisse vous la soumettre demain à midi. Vous aurez la Guerre de Trente ans d'ici une demi-heure.
Adieu. Je vous souhaite de vous amuser du mieux que vous le pourrez au drame sur la guerre de Sept ans. — Sch.