‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 138 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 24 novembre 1798.

Puisque je ne dois pas vous voir aujourd'hui, je vous souhaite donc de faire une riche moisson dans la galerie de types curieux qui va vous être exhibée aujourd'hui (5). Quant à moi, je passerai la soirée dans la paisible compagnie philosophique de Schelling.

Cette journée hivernale, scandée par les clochettes des traîneaux, ne m'est pas désagréable, et, bien que mon travail actuel ne soit pas de ceux qui permettent d'en constater aisément les progrès, je ne suis pourtant pas inactif.

(1) Chez Schiïtz, le directeur de la Gazette littéraire universelle, chez qui il y avait grande réception.

(2) L'article, intitulé : « le Collectionneur et les siens », parut dans le second volume des Propylées.

(3) 20 novembre.

(4) Allusion à l'un des grands ouvrages cartographiques de Guillaume de Lisle.

(5) Chez Schûtz ; voir la lettre précédente.

250 30 NOVEMBRE llttê

Ci-joint les atlas, qui vous amuseront peut-être par une hardiesse de ton oratoire qui rappelle jusqu'à un certain point l'allure des pensées esthétiques de Diderot (1), au génie près, bien entendu.

Adieu. J'espère que vous aurez beaucoup de choses à me conter demain. — Soi.

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