‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805 (volume 2)Chapitre 48 sur 230 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 21 mars 1798.

Comme je ne dois pas vous voir avant ce soir, je vais d'ici là tâcher d'avancer dans mon quatrième acte. J'ai lu ce matin la Phèdre d'Euripide (2), à vrai dire dans la très peu intelligente traduction de Steinbrûchel, mais je ne parviens pas à concevoir que ce beau sujet ait été traité d'une manière si négligente et si superficielle. Adieu. — Sch.

(1) Gœthe arriva à Iéna le 20 mars et y séjourna jusqu'au 6 avril. Au témoignage de son journal, il vit quotidiennement Schiller, ils lurent ensemble les parties terminées de Wallenstein, un article de Meyer, une étude scientifique de Gœthe, s'entretinrent d'un grand nombre de sujets d'esthétique, de critique littéraire et de philosophie, et de divers projets poétiques, épiques ou dramatiques.

(2) La tragédie d'Hippolyte; depuis Racine, il était d'usage de l'appeler ainsi. La traduction de Steinbrûchel avait paru à Zurich en 1763.

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