‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 155 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

[Iéna, fin mai 1796.]

Une seule ne suffit pas à me retenir ; elles sont deux à me

[commander.

A force de pratiquer le distique, nous finirons bien, je l'espère, par être capables de nous exprimer parfaitement en hexamètres isolés. Permettez-moi de vous demander quand vous comptez commencer votre villégiature, et si je vous trouverai sûrement chez vous aujourd'hui après dîner. Je voudrais bien avoir le cube de cristal et le grand prisme creux.

Le roman marche bon train. Je me trouve véritablement dans l'état d'esprit du poète, car je ne sais vraiment plus au juste, dans la plupart des acceptions du terme, ni ce que je veux faire, ni ce que je dois faire.

Ce qui précède ne s'applique pas moins à la question de mon retour à Weimar.

J'ai dressé, pour le prochain morceau de Cellini, un tableau généalogique des Médicis, dans la mesure où ils sont mentionnés dans l'autobiographie.

Que devient votre chère femme? Portez-vous bien et aimez-moi. — Je fonde les meilleurs espoirs

(1) Goethe appelait volontiers ainsi la femme de l'orientaliste Paulus, professeur à l'Université d'Iéna.

(2) Auguste, le fils de Gœtho, avait alors sept ans, et Karlt Je^fils de Schiller, en avait trois.

sur Héro et Léandre, si toutefois le trésor ne me glisse pas des doigts (1). — G.

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