‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 156 sur 199 · Schiller a Gœthe · texte numérisé non relu

Schiller a Gœthe

Iéna, le 10 juin 1796.

Je souhaite que vous ayez retrouvé la tranquillité (2), et que le travail aille de l'avant. Il me tarde bien de voir réalisées les nombreuses idées que vous avez exprimées devant nous, et je voudrais en avoir quelque chose sans tarder. J'insiste encore pour que vous m'envoyiez une copie des deux pièces qui sont terminées (3). Je vous rappelle aussi la lettre que vous vous proposez d'écrire à Zelter (4), à Berlin, et dans laquelle je vous serais reconnaissant de toucher deux mots de notre Almanach. Lorsque ce sera chose faite, je lui écrirai de mon côté, et je lui enverrai quelque chose à mettre en musique.

Ci-joint quelques spécimens d'impression pour Y Almanach. J'y ai employé ma poésie la plus récente (5), à laquelle je souhaite que vous fassiez bon accueil. Les épreuvea sont mal venues, parce qu'elles ont été tirées vite et grossièrement, mais j'aimerais à sa voir quel type a votre préférence.

Voici également les dessins de Hirt, avec le manuscrit du maître (6).

(1) Gœthe comptait alors traiter ce sujet; il y songeait encore en juillet ; un an après, il y avait définitivement renoncé. L'idée fut reprise plus tard par Schiller.

(2) Il était retourné à Weimar l'avant-veille.

(3) « Alexis et Dora » et « Muses et Grâces dans la Marche », deux petits poèmes destinés à V Almanach des muses pour

(4) Zelter, grand ami de Gœthe, dirigeait à Berlin l'Académie de chant et composait lui-même.

(5) « La Lamentation de Cérès », qui parut dans V Almanach pour 1797.

(6) a Voyage de Grottaferrata au lac Fucin et au mont Cassin*», qui parut dans le onzième numéro des Heures pour 1796.

Bonnes amitiés de ma femme.

On vous enverra des biscottes tant que vous en voudrez. Adieu. — Sch.

P.-S. — Vous n'aurez les spécimens que lundi. Gôpferdt n'en a pas encore fini.

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