‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 25 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Voici vos Lettres. Merci. J'avais fait la première lecture d'un œil purement contemplatif, et j'avais constaté votre accord très général, je puis même dire à peu près total, avec ma propre manière de voir ; j'ai lu la seconde fois dans une disposition d'esprit pratique, et je me suis très attentivement demandé si j'y trouverais quelque chose qui fût de nature à me détourner de ma ligne dans la con-

(1) C'est le buste de Schiller par Dannccker ; il était parvenu de Stuttgart à Iéna au début d'octobre.

(2) Ce « petit essai » devint plus tard la grande étude Sur la poésie naïve cl sentimentale.

(3) 30 janvier.

16 NOVEMBRE 1794 %'t

duite active de la vie ; mais, de ce point de vue encore, je n'ai trouvé qu'affermissement et qu'encouragement, et il faut donc nous réjouir de notre harmonie, pleinement, et en parfaite confiance.

Ci-joint ma première Epître, avec quelques autres petites choses (1). J'achève la seconde ; le conte sera terminé pour la fin de l'année, et aussi, j'espère, une troisième Epître (2).

Vous lirez avec intérêt la lettre de Maimon que je vous envoie, et son article. Gardez-le-moi. Peutêtre irai-je bientôt vous voir avec Meyer. Portezvous bien. — Weimar, le 28 octobre 1794. « — G.

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